Fourmi103

Actualités de Curiosity - 2013

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il y a 18 minutes, STARBIRD a dit :

Est ce basé sur la même" techno" pour la reconnaissance de Persévérance ?

 

Un lien utile (site en anglais) a été donné plus haut : https://interestingengineering.com/nasa-engineer-explains-what-its-like-to-drive-the-mars-rover

 

Voir aussi cette vidéo explicative du système Autonav utilisé par Curiosity (et amélioré avec Perseverance) : https://mars.nasa.gov/mars2020/multimedia/videos/?v=147

 

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Planetary Astronomy
Observing, imaging and studying the planets
A comprehensive book about observing, imaging, and studying planets. It has been written by seven authors, all being skillful amateur observers in their respective domains.
More information on www.planetary-astronomy.com

il y a 38 minutes, STARBIRD a dit :

Certains constructeurs automobiles ont développé pour leurs systèmes de suspensions actives , une détection des trous ou des  légers obstacles (dos d’ânes ) afin d'intervenir en temps réel sur la réaction de leur amortissements .

Ces détections sont à base de caméras HD et de radars lidar.

Est ce basé sur la même" techno" pour la reconnaissance de Persévérance ?

 

 

Il ne faut pas oublier que la vitesse de ces rovers ne dépasse pas 4 cm/seconde, le plus souvent beaucoup moins quand on active "Autonav" ou "l'Odométrie visuelle" (voir plus haut).

 

Curiosity a aussi été équipé d'un logiciel pour limiter l'usure des roues, ainsi que Perseverance.

Ce sont surtout les deux roues centrales qui ont subies des dégâts. En particulier du côté gauche où un chevron cassé a entrainé un affaissement de la partie centrale de la roue.

Quand le rover roule sur un terrain plat toutes les roues tournent à la même vitesse. Mais quand il y a un obstacle, la roue qui est en avant tire sur la roue qui attaque l’obstacle, et la roue qui est derrière pousse celle-ci sur l’obstacle.

En mars 2017, après 18 mois d’essais au JPL, un nouveau logiciel a été téléchargé sur Curiosity afin de limiter l’usure des roues. Ce logiciel a été testé sur Mars durant plusieurs mois et déclaré bon pour le service le 8 juin 2017.

Ce nouveau logiciel corrige la vitesse des roues en fonction des déplacements de la suspension. Des réductions de 11 à 20% des efforts ont été mesurées grace un «contrôleur intelligent» sur le courant de chaque roue et en permettant aux taux de rotation des roues de varier intelligemment en réponse aux conditions détectées. Ce logiciel détecte aussi quand une roue tourne dans le vide et ajuste la vitesse des autres jusqu’à ce que la roue soulevée reprenne contact avec le sol.

 

Edited by vaufrègesI3
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il y a 5 minutes, vaufrègesI3 a dit :

Ce logiciel détecte aussi quand une roue tourne dans le vide et ajuste la vitesse des autres jusqu’à ce que la roue soulevée reprenne contact avec le sol.

Cela existe déjà et depuis longtemps sur les automobiles et consorts .

Pourquoi réinventer la roue ? ^_^

Quelle est la différence entre une conduite autonome d'une automobile  et de persévérance.?

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il y a 7 minutes, STARBIRD a dit :

Cela existe déjà et depuis longtemps sur les automobiles et consorts .

Pourquoi réinventer la roue ? ^_^

 

Je crois pouvoir te dire que le JPL était loin d'imaginer que ce système était nécessaire pour Curiosity.

Pour mémoire, Curiosity utilise une suspension sans ressorts baptisée "rocker-bogie" (déjà mise au point pour les rovers "MER") qui limite l'inclinaison de la caisse du rover. L'engin peut ainsi résister à une inclinaison d'au moins 50 degrés dans n'importe quelle direction sans se renverser, des capteurs automatiques limitent toutefois l'inclinaison à 30 degrés.

Cette conception permet au rover de se déplacer sur des objets à peu près aussi grand que le diamètre de la roue (0,50 m) tout en gardant les six roues au sol.. Le dégagement sous le corps du rover est de 66 cm. Chaque roue avant et arrière peut être piloté indépendamment, permettant au véhicule de tourner sur place. Sur un sol dur et plat le rover peut atteindre une vitesse de 4 à 5 cm/s, mais le plus souvent en système de navigation autonome ("autonav") il a une vitesse moyenne d'environ 1,5 cm/s.

Les roues de Curiosity sont en aluminium et mesurent 50 cm de diamètre sur 40 cm de large. Pour la résistance structurelle il existe une jante verticale sur chaque bord de la roue (Inner rim et Outer rim) .. On trouve une autre jante située à peu près au tiers intérieur de la roue (Stiffening rim), qui agit en raidisseur structurel auquel sont attachées les rayons souples (Wheel flexures). Les nervures en zig zag sont des chevrons qui ont également un rôle structurel.

Entre les chevrons existe une peau d'aluminium ultra-mince de 0,75 millimètre d'épaisseur dont le rôle essentiel est d'éviter aux roues de trop s'enfoncer dans le sable, mais elle n'a aucun rôle structurel.

 

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il y a 11 minutes, STARBIRD a dit :

Quelle est la différence entre une conduite autonome d'une automobile  et de persévérance.?

 

En général sur Mars les obstacles ne s'y déplacent pas -_- et aucun conducteur ne peut reprendre la main en temps réel..

Pas de feux de croisement.. pas de radar qui guette.. le rêve !! :)

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Il y a 17 heures, vaufrègesI3 a dit :

Entre les chevrons existe une peau d'aluminium ultra-mince de 0,75 millimètre d'épaisseur dont le rôle essentiel est d'éviter aux roues de trop s'enfoncer dans le sable, mais elle n'a aucun rôle structurel.

Donc pas d'inquiétude sur un arrêt brutal dû à une rupture de jante ?

 Au fait on sait quelle distance sépare les 2 rovers ?

Guy

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il y a 30 minutes, Meade45 a dit :

Donc pas d'inquiétude sur un arrêt brutal dû à une rupture de jante ?

 

Selon Francis Rocard, que la tôle d’aluminium (la peau) soit percée n’est pas problématique. Le risque serait que la tôle se replie et arrache le câble d’alimentation du moteur de roue, un risque qui semble quand même très limité . Doubler l'épaisseur de la "peau" des roues du rover (de 0,75 mm à 1,50) augmenterait approximativement la masse de l'ensemble de celles-ci d'un total de 3,6 kg, ce qui n'était pas envisageable.

 

Ce qui peut inquiéter davantage, c'est le déchirement des chevrons ou/et plus hypothétiquement d'une des 3 jantes, tous ces éléments étant structurels. Les tests de longévité réalisés sur Terre indiquent que lorsque 3 chevrons sont cassés, les roues ont atteint environ 60 % de leur durée de vie au rythme actuel. Pour le moment il semble qu'on n'en soit pas encore là (aux dernières nouvelles 2 chevrons cassés sur une roue).

 

Ici  l'image d'un chevron cassé avec léger affaissement

602fbbd6771fb_ROUECHEVRONCASSE.jpg.3af2bac22a492062417f1351259706dd.jpg

 

 

Le musée des horreurs au centre de tests du JPL dans le désert de Mojave.

On voit que la quasi totalité des chevrons ont cassé le long de la jante située à peu près au tiers intérieur de la roue (Stiffening rim).

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Merci beaucoup pour ces réponses détaillées Bill et VaufrègesI3 !

On ne se lasse pas de ces selfies  même pas du bout du monde mais loin là bas dans le système Solaire pour atterrir sur  notre écran !

Guy

 

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Sinon le Grand Frère Curiosity est toujours vivant.. Environ 30 mètres parcourus le 19 février 2020 (sol 3036), à encore 500 mètres de la zone de sulfate au Sud:  

 

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CONTEXTE :

 

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HAZCAM AVANT - 19 FÉVRIER 2021 (SOL 3036) :

 

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PANO NAVCAM -  19 FÉVRIER 2021 (SOL 3036) - Jan van Driel :

 

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Il y a 3 heures, vaufrègesI3 a dit :

Sinon le Grand Frère Curiosity est toujours vivant.. Environ 30 mètres parcourus le 19 février 2020 (sol 3036), à encore 500 mètres de la zone de sulfate au Sud

 

À voir la carte altimétrique, il fait le même genre d'itinéraire que moi quand j'ai des courbatures après 2 semaines de vacances en rando. :)

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Il y a 8 heures, Oodini a dit :

il fait le même genre d'itinéraire que moi quand j'ai des courbatures après 2 semaines de vacances en rando. :) 

 

Lui après 8 ans et demi de randonnée scientifique, quelques égratignures, mais côté courbatures.. RAS.

Sachant qu'il se trimballe 75 kg de charge utile dans le sac à dos (10 instruments, dont deux labos de minéralogie et de biologie), que s'y ajoutent un système de prélèvement et de conditionnement d'échantillons tenu à bout de bras et 17 caméras diverses et variées.

Performer sur les distances parcourues, l'esprit de compétition.. tout ça, on va dire que c'est pas son truc.

Edited by vaufrègesI3
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Pas de rétention d'images pour Curiosity xD !!

 

On en profite..

 

PANOS MASTCAM - 19 FÉVRIER 2021 (SOL 3036) - Robert Charbonneau : 

 

Vues au Sud vers les sulfates

 

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MASTCAM - 19 FÉVRIER 2021 (SOL 3036) :

 

Encore un peu de sable à contourner

 

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Des roches souffrant d'éruptions cutanées -_-

 

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MAHLI - 20 FÉVRIER 2021 (SOL 3037) :

 

Zone de nodules brossée pour analyse 

 

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Au plus près

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Edited by vaufrègesI3
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il y a une heure, vaufrègesI3 a dit :

Pas de rétention d'images pour Curiosity xD !!

 

On en profite..

 

Oui, profites-en, parce qu'avec DEUX rovers sur Mars, tu vas bientôt être débordé !!! O.o:/:o

xD

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Le 20/02/2021 à 22:08, vaufrègesI3 a dit :

 

Sinon le Grand Frère Curiosity est toujours vivant.. Environ 30 mètres parcourus le 19 février 2020 (sol 3036), à encore 500 mètres de la zone de sulfate

Salut ....quel est cette formation sinueuse qui fait penser a une ancienne circulation de liquide....?  Des infos ??

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Il y a 3 heures, Achaim a dit :

quel est cette formation sinueuse qui fait penser a une ancienne circulation de liquide....?  Des infos ??

 

C'est l'objectif prochain du rover que d'identifier la nature de ces roches plus claires qui bordent l'Unité de sulfate. Comme le montre l'image ci-dessous, il va s'en approcher très bientôt et même les traverser en partie pour se diriger plus haut vers "Gediz valliz".

Le seul élément concret (constaté par les spectros depuis l'orbite), c'est qu'elles marquent la rupture entre l'Unité argileuse et l'Unité de sulfate. C'est la différence notable avec "le plateau de Greenheugh" voisin,  car celui-ci a été postérieurement recouvert de sable qui s'est transformé en un grès qui ne s'intègre pas à l'Unité de sulfate. 

 

Voir ici le trajet prévisionnel (en blanc) :

 

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"L'unité de sulfate" que Curiosity va explorer peut fournir des indices de l’évolution du climat martien il y a 3 milliards d’années. Les sulfates se forment en effet autour de l’eau lorsque celle-ci s’évapore.

Le rover va donc quitter un sol argileux pour un sol composé en partie de sulfates. L’objectif du rover est toujours le même : trouver des indices de présence d’eau dans le passé de Mars afin de comprendre comment cette présence a évolué sur des milliards d’années pour finalement disparaître et rendre la planète impropre à la vie en surface. Or les sulfates se forment généralement en présence d’eau et, après évaporation, des couches de sulfates de calcium ou de magnésium se sont formées ici à une époque postérieure à celle des argiles, quand les volcans étaient plus actifs et la présence d’eau moins constante.

 

Depuis son atterrissage Curiosity a visité des régions bien différentes à mesure qu'il gagnait de l'altitude (environ 450 mètres de dénivelé aujourd'hui)… Grâce à ses instruments embarqués Curiosity a réalisé 29 forages et des centaines d’analyses minéralogiques, biochimiques, des milliers d’analyses spectroscopiques. Plaines, crêtes, lits de rivière, berges, dunes de sable, dépôts de sédiments, zones argileuses et roches diverses… Curiosity a coché pas mal de cases de la liste préparée par les chercheurs. Il reste les sulfates…

 

Parmi les différents mécanismes ayant pu conduire à leur formation, le plus vraisemblable est une altération de roches volcaniques par une eau acide  ou par des pluies, du gel ou de la neige acide. L’olivine aurait alors donné naissance aux sulfates de magnésium, et les pyroxènes riches en calcium aux sulfates de calcium. Il est également possible que certains dépôts se soient formés suite à l’évaporation d’une eau riche en sulfates. Sur Terre, ces roches évaporites sont situées dans des lacs peu profonds en cours d’assèchement (playas) ou dans des lagunes reliées à la mer (sabkhas).

 

Bien que des conditions arides et salines puissent être vues comme un frein au développement d’écosystèmes, noter qu’elles ne remettent pas totalement en cause la recherche de la vie ou de la chimie prébiotique. Sur Terre, de nombreux lacs salins et hypersalins hébergent une large diversité de formes de vie microbiennes adaptées à ces conditions extrêmes. La cristallisation précoce de sels sulfatés a pu favoriser la séquestration et la préservation de biosignatures moléculaires et microfossiles, pouvant faire de ces dépôts une cible de choix. 

Mais on va dire que c'est pas gagné B|.. 

 

MASTCAM - 17 FÉVRIER 2021 (SOL 2034) - Elisabetta Bonora & Marco Faccin :

 

Une affection cutanée notoire -_-

 

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VERSION ANAGLYPHE :

 

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PANO MASTCAM - 31 JANVIER 2021 (SOL 3017) - Elisabetta Bonora & Marco Faccin :

 

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Le 17/07/2020 à 00:37, vaufrègesI3 a dit :

Chacune des six roues du rover Curiosity a un moteur indépendant

 

Je reviens là dessus avec 3 petites questions:

 

1) Quid de si un des moteurs lâche ? La roue en question peut passer en "roue libre" pour limiter son impact ?

2) Curiosity peut-il (elle ?) fonctionner si la roue qui lâche (moteur ou autre) est une des 4 directionnelles ?

3) Et si (on l'espère le plus loin dans le futur), les fameux chevrons rendent une des roues HS, y a-t-il moyen de soulever la roue et ajuster la puissance sur les autres avec le logiciel ?

 

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Il y a 2 heures, Pulsarx a dit :

1) Quid de si un des moteurs lâche ? La roue en question peut passer en "roue libre" pour limiter son impact ?

 

Oui..Chaque roue est dotée de son propre moteur de sorte qu’une défaillance sur l’un (voire sur deux) ne pénaliserait pas trop la capacité du rover à se déplacer sur un terrain pas trop pentu.

 

Il y a 2 heures, Pulsarx a dit :

2) Curiosity peut-il (elle ?) fonctionner si la roue qui lâche (moteur ou autre) est une des 4 directionnelles ?

 

Les 2 roues à l’avant et les 2 roues à l’arrière sont dotées de moteurs de direction individuels, en plus des moteurs de traction.

Le contrôleur de moteur ne peut entraîner les moteurs de traction en même temps que les moteurs de direction. De sorte que le rover doit s'arrêter chaque fois qu'un ajustement du cap est nécessaire. Dans ce cadre seules les roues avant et arrières tournent. Pour rouler en ligne droite on peut imaginer que le blocage de direction d'une seule roue ne serait pas invalidant si cette roue est alignée avec les autres, de même il demeurerait certainement possible de tourner avec l'action des 3 autres roues.. Dans le cas d'une roue directionnelle bloquée en position oblique, ce serait assez compliqué de la "trainer" en ligne droite (risque de blocage du rover et de destruction de la roue, surconsommation d'énergie).

 

Il y a 3 heures, Pulsarx a dit :

3) Et si (on l'espère le plus loin dans le futur), les fameux chevrons rendent une des roues HS, y a-t-il moyen de soulever la roue et ajuster la puissance sur les autres avec le logiciel ?

 

Soulever la roue non, mais ajuster la puissance oui, le nouveau logiciel de gestion des roues prendrait automatiquement en compte une bonne part du problème de résistance au roulement de la roue détériorée. Sur cette question, Emilie Lakdawalla s'était vu répondre qu'à la vitesse de déplacement la plus courante du rover (1,5 à 2 cm/seconde) même une roue carrée n'empêcherait pas le rover d'avancer -_-.

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Je cite Catherine O'Connell-Cooper, géologue planétaire –19 février - c'est moi qui surligne :

"Alors que tout le monde est encore euphorique après le succès d'hier et le fait de savoir que nous avons à nouveau deux rovers en état de marche à la surface de la planète, nous avons dû nous mettre au travail et retourner à Gale aujourd'hui. Notre plan aujourd'hui était complexe, avec de nombreuses activités différentes pour les groupes thématiques de géologie (GEO) et d'environnement (ENV). Nous poursuivons notre route à travers un terrain accidenté et fracturé, en analysant le substratum rocheux au fur et à mesure »

"Notre trajet sur le sol 3038 nous rapproche de près de 45 mètres d'une colline appelée "Mont Mercou", qui se trouve à environ 200 mètres de nous en ce moment, et du début de ce que nous pensons être des matériaux plus riches en sulfate. Depuis plus de 3000 sols (environ huit ans), nous roulons sur des sédiments fluvio-lacustres (que l'on trouve généralement dans les rivières et les lacs), avec des incursions occasionnelles dans les dunes de sable (anciennes et actuelles). Cependant, nous observons ce matériau potentiellement riche en sulfate depuis des années, le regard se rapprochant de plus en plus. Le passage d'un matériau riche en argile à un matériau riche en sulfate est à la fois déroutant et extrêmement important, et nous sommes impatients d'y entrer !".

 

Je cite Scott Guzewich, scientifique de l'atmosphère-22 février - c'est moi qui surligne :

"Onze engins spatiaux (Curiosity, Perseverance, InSight, Odyssey, Mars Reconnaissance Orbiter, MAVEN, Mars Express, Trace Gas Orbiter, la mission Mars Orbiter, Tianwen-1 et Hope) explorent désormais simultanément Mars depuis la surface et l'orbite. Cette incroyable flotte produit des découvertes scientifiques synergiques qui ne seraient pas possibles avec un seul vaisseau spatial pris isolément. Dans le plan d'aujourd'hui, nous allons mener une telle observation conjointe avec l'orbiteur de gaz traceur (TGO). TGO étudie la composition chimique de l'atmosphère martienne comme nous le faisons avec la ChemCam grâce à une observation du Ciel "passive" (*). Dans le cadre d'une observation passive (*) du ciel, ChemCam observe le ciel sous différents angles et positions et nous sommes en mesure de connaître les propriétés de la poussière, des nuages de glace d'eau et de mesurer les abondances de gaz atmosphériques comme l'oxygène. En combinant notre travail avec TGO, nous pouvons mesurer l'abondance de ces gaz depuis la surface jusqu'au sommet de l'atmosphère !

En dehors de cette observation de l'atmosphère, le plan d'aujourd'hui était une routine. Nous avons choisi un morceau représentatif de la roche-mère dans l'espace de travail ("Plazac") pour que MAHLI et APXS l'étudient, puis nous avons concentré une grande partie de notre science de la télédétection sur une fascinante falaise de 5m50 de haut ("Mont Mercou") que l'on peut voir en haut à gauche de cette image Navcam [cercle rouge]. La Mastcam et la ChemCam vont toutes deux filmer le Mont Mercou aujourd'hui et nous nous y dirigeons au cours des prochains projets".

 

 

NAVCAM - 21 FÉVRIER 2021 (SOL 3038) :

 

Mont Mercou

 

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POSITION AU 21 FÉVRIER 2021 (SOL 3038) :

 

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CONTEXTE :

 

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HAZCAM AVANT - 21 FÉVRIER 2021 (SOL 3038) :

 

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PANO NAVCAM - 21 FÉVRIER 2021 (SOL 3038) - Jan van Driel :

 

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(*) Précisions sur les modes dits "actifs" et "passifs" de l’instrument CHEMCAM RMI :  

L'instrument ChemCam « CHEMistry CAMera » a les capacités pour être utilisé dans les modes passif ou actif.

Dans le type d'investigation en mode passif, le télescope de l'instrument transmet aux spectromètres la lumière du soleil réfléchie par un petit point cible, ou bien le ciel sous différents angles et positions. Ce mode utilise aussi les spectromètres LIBS (Laser-Induced Breakdown Spectrometer) qui offrent la possibilité de spectres pris avec la réflectance de la lumière du soleil (sans plasma laser).

Les observations en mode actif utilisent de puissantes impulsions laser concentrées sur un petit point situé sur des échantillons de roche et de sol à moins de 7 m du rover. Ces impulsions placent les atomes et les ions dans des états excités électroniquement à partir desquels ils se désintègrent, produisant un plasma émettant de la lumière. La densité de puissance nécessaire pour le LIBS est supérieure à 10 MW/mm^2. Elle est produite sur un spot de diamètre compris entre 0,3 et 0,6 mm de diamètre à l’aide d’impulsions laser focalisées de ~ 14 mJ sur une durée de 5 nanosecondes. La lumière plasma est collectée par un télescope de 110 mm de diamètre et concentrée sur l'extrémité d'un câble à fibres optiques. La fibre transporte la lumière dans trois spectromètres dispersifs qui enregistrent les spectres dans une plage de 240 à 850 nm à des résolutions de 0,09 à 0,30 nm.

 

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Il y a 14 heures, vaufrègesI3 a dit :

La Mastcam et la ChemCam vont toutes deux filmer le Mont Mercou aujourd'hui et nous nous y dirigeons au cours des prochains projets

 

Combien de fois je l'ai gravi le Mont Mercou ! :)  En fait, c'est plus une colline/falaise qu'une montagne... Au-dessus du joli village de Meyronne et de la vallée de la Dordogne. Je l'ai même fait en courant (le trail de Meyronne, un 550 m D+ sur 20 km avec pas mal de raidillons) : points de vue sublimes ! Mais revenons sur Mars.

 

Ci-dessous : le Mont Mercou martien (Robert Charbonneau à partir d'images longue distance RMI prises au Sol 3040) versus le Mont Mercou terrestre (altitude 316 m, qui, parait-il, a pu être un lieu de culte consacré au dieu Mercure). Pas sûr que l'aire d'envol martienne soit toutefois propice aux parapentes rencontrés au départ de son homologue terrestre.

 

Mercou.jpg

 

Mercou2.jpg

Edited by Bill46
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Une vue panoramique au Sol 3038 avec, en détail, l'escarpement appelé "Mont Mercou" :

 

Sol3038.JPG

 

Mercou.jpg

 

 

En regardant vers l'arrière :

 

Sol3038-2.JPG

Edited by Bill46
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Petit déplacement de 15 mètres vers l'Est au 23 février (sol 3040)

 

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CONTEXTE :

 

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HAZCAM AVANT - 23 FÉVRIER 2021 (SOL 3040) :

 

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NAVCAM - 23 FÉVRIER 2021 (SOL 3040) :

 

Le Mont Mercou au centre de l'image (à environ 150 m)

 

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PANO MASTCAM - 23 FÉVRIER 2021 (SOL 3040) :

 

Version de Robert Charbonneau :

 

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Version de Jan van Driel :

 

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Il y a 12 heures, vaufrègesI3 a dit :

Petit déplacement de 15 mètres vers l'Est au 23 février (sol 3040)

 

On avance, on avance, on avance.
Tu vois pas tout ce qu'on dépense. On avance.
Faut pas qu'on réfléchisse ni qu'on pense.
Il faut qu'on avance.

(A. Souchon)

 

3040.jpg

Edited by Bill46
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Mince, grillé ! Le Mont Mercou a été conquis ! :o  Un jeune gars de l'European Foundation for Scientific Research est déjà passé par là ! ;) 

 

Mercou.jpg

(avec l'aimable collaboration involontaire de Robert Charbonneau et des Editions Casterman)

 

Edited by Bill46
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Je cite Mark Salvatore, géologue planétaire - 24 février 2021 - je surligne :

"Curiosity continue son parcours vers l'est dans le cratère Gale, caractérisant les variations de composition du substratum rocheux sous-jacent alors que nous continuons à monter et que nous rencontrons des roches sédimentaires qui témoignent des anciennes conditions géologiques et environnementales du cratère. Au cours des 35 derniers sols, Curiosity a couvert plus de 600 mètres de distance latérale à l'approche de ces transitions de composition uniques observées depuis l'orbite. L'équipe scientifique continue à effectuer des analyses détaillées du substratum rocheux régional pour s'assurer que nous comprenons également ces transitions depuis le sol.

 

"Dans le cadre du plan d'aujourd'hui, Curiosity effectuera une analyse chimique APXS tactile sur la cible rocheuse "Manzac" située à l'avant du rover. Elle acquerra également des images haute résolution du chemin à suivre pour faciliter la planification future, fera une série d'observations environnementales et recueillera des données spectrales passives ChemCam sur une autre unité rocheuse intéressante située devant le rover, appelée "Tranchecouyère" [NDLR on ne ricane pas ! -_-]. Une observation supplémentaire consistera à acquérir des images couleur haute résolution de la cible "Tourtoirac", située derrière la roue arrière droite de Curiosity. Cette cible a été victime de la récente poussée de Curiosity, qui a fait basculer sur le côté ce rocher assez gros sous la pression des roues de Curiosity. Elle se dresse maintenant à un angle d'environ 45°, ce qui permettra aux scientifiques de bien voir s'il y a des couches ou des morphologies bien préservées le long du flanc de la roche. C'est une excellente observation supplémentaire qui n'aurait peut-être pas été possible si Curiosity avait roulé de quelques centimètres dans une autre direction !"

 

 

NAVCAM - 23 FÉVRIER 2021 (SOL 3040) :

 

La cible "Tourtoirac"

 

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Sol 3042 : des cailloux, du sable, le froid, une sécheresse extrême... l'environnement quotidien de Curiosity.

 

sol3042.jpg

 

Sol3042-2.jpg

Edited by Bill46
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