Fourmi103

Actualités de Curiosity - 2013

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Bem Vindo a Roraima !.. ou Bienvenue à Roraima ! :)

 

Pour rappel, les terrains parcourus par Curiosity sont divisés en "quadrants", des carrés de 1,5 km de côté. Chaque quadrant a été nommé d'après un terrain géologique important sur Terre, où les géologues divisent également le terrain qu'ils explorent en quadrants. On se souvient du quadrant "french" nommé "Nontron" (en référence à une argile nommée "nontronite") ce qui m’a plongé durablement dans la nostalgie de souvenirs d’enfance -_-, cette pratique servant aussi de source pour tous les noms attribués aux cibles étudiées, par l’imagerie ou par les autres divers instruments.

 

Le premier déplacement de 2022 a permis au rover de laisser derrière lui le quadrant "Torridon", du nom d’un petit village des Highlands du nord-ouest de l'Écosse, un nom également appliqué à la zone entourant le village, en particulier les collines de Torridon, les montagnes au nord de la vallée "Glen Torridon". La Nasa avait choisi le nom "Torridon" en raison du "Supergroupe torridonien", une formation géologique dans les Highlands qui contient certaines des plus anciennes preuves de vie de toutes les roches au Royaume-Uni. "Torridon" recèle ce grès rouge appelé le "Torridonian"  qui est un des plus anciens sédiments au Royaume-Uni, un excellent analogue pour ce que nous voyons sur Mars.

 

Curiosity est donc entré désormais dans un nouveau quadrant cartographique, "Roraima". Le quadrant "Roraima" doit son nom à l'état le plus septentrional du Brésil et au "Mont Roraima" qui est le plus haut sommet des montagnes "Pakaraima", situé entre le Brésil, le Venezuela et la Guyane.

Le terrain de la région de "Roraima" sur Terre ressemble un peu à la zone dans laquelle se trouve Curiosity - avec des collines au sommet plat et quelques pentes raides. Plus tard, le rover se dirigera vers l’Ouest et l’ascension d’un col étroit bordé de quelques petites mesas à sommet plat dignes de "Roraima".

 

 

Le premier parcours de l’année 2022 s’est déroulé le 3 janvier (sol 3345) : 30 mètres en montée vers le Sud.

 

POSITION le 3 janvier 2022 (sol 3345) – kymani76 :

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HAZCAM AVANT – 3 JANVIER 2022 (SOL 3345) :

 

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MOSAÏQUE MASTCAM - 3 JANVIER 2022 ) – Paul Hammond (SOL 3345) :

 

Espace de travail - Agrandir

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MASTCAM - 3 JANVIER 2022 (SOL 3345) :

 

Une structure curieuse - noter aussi la présence de nombreux nodules

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PANO NAVCAM - 3 JANVIER 2022 (SOL 3345) – Paul Hammond :

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Noter que sur son nouvel espace Curiosity a étudié une cible scientifique de contact nommée  " Verde », un petit morceau de roche avec des nodules, semblable à beaucoup d'autres roches étudiées récemment. L'équipe scientifique pourra comparer sa composition avec celle des cibles précédentes afin de continuer à dresser un tableau de l'évolution de la géologie et de la chimie de la région.

 

Le 5 janvier 2022 (sol 3347) Curiosity s’est à nouveau déplacé de 15 m vers le sud, face à une grimpette prévue à l'Ouest qui, à terme, le mènera sur le "Fronton de Greenheugh".

En raison de quelques roches importantes et de la montée, les planificateurs du rover ne pouvaient pas aller plus loin, le rover ayant du faire quelques détours pour éviter ces roches afin de ne pas endommager les roues. Ce parcours a surtout permis d'être garé là où la vue de la route à suivre ensuite est la meilleure pour permettre de la planifier.

 

POSITION au 5 janvier 2022 (sol 3347) – kymani76 :

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CONTEXTE

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CONTEXTE - POSITION ET TRAJET PRÉVISIONNEL

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HAZCAM AVANT – 5 JANVIER 2022 (SOL 3347) :

 

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NAVCAM - 5 JANVIER 2022 (SOL 3347) :

 

Image montrant la direction du trajet prévu à l'Ouest et la crête sombre et peu résistante vers laquelle le rover se dirige :

Le nouvel espace de travail est un substratum rocheux poussiéreux avec de nombreux nodules et des petites crêtes surélevées devant le rover.

 

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PANO MASTCAM - 5 JANVIER 2022 (SOL 3347) - Robert Charbonneau :

 

Curiosity a également une vue sur des crêtes résistantes, sombres et à plus grande échelle, remarquées au sein du substrat rocheux lui-même plus discret et de couleur plus claire, plus typique de cette zone - Agrandir.

 

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L'équipe scientifique a décidé d'étudier la chimie et la texture de l'une des petites crêtes surélevées de l'espace de travail (nommée "El Fosso") avec APXS et MAHLI. La présence de cette crête est-elle due à la présence d'un minéral plus dur et plus résistant qui aurait pu se former lors de l'écoulement d'un fluide dans la roche ? La détermination de la chimie de cette caractéristique pourrait aider à comprendre la raison de la présence de la crête.

 

En regardant plus loin (image ci-dessus), Curiosity va imager une des crêtes résistantes, sombres et à plus grande échelle avec une mosaïque ChemCam RMI. Le trajet prévu devrait rapprocher le rover de l'une de ces crêtes et de l’étudier dans des plans futurs.

 

NAVCAM - 5 JANVIER 2022 (SOL 3347) :

 

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PANO NAVCAM - 5 JANVIER 2022 (SOL 3347) – Jan van Driel :

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Le plan d’activités était également rempli d'observations atmosphériques et environnementales, d'autant plus que l’équipe s’attend à une augmentation de la poussière dans l'atmosphère lors du passage d'une tempête régionale.

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Étranges stratifications... C’est l'érosion éolienne seule qui peut expliquer ce genre de "sculptures" ?

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Il y a 16 heures, Kaptain a dit :

Étranges stratifications... C’est l'érosion éolienne seule qui peut expliquer ce genre de "sculptures" ?

 

 

Scott Guzewich, scientifique spécialiste de l'atmosphère rappelait très judicieusement la difficulté d'appréhender les échelles de temps lorsqu'il est question d'expliquer le "paysage martien" - Il faut garder ça en tête et ce n'est pas du tout évident pour nous tous - je le recite à nouveau ici :

"L'esprit humain ne comprend pas facilement les vastes éons de temps qui nous séparent des lieux que nous explorons dans l'espace avec des robots comme Curiosity. Notre esprit est conçu pour penser en termes d'heures, de jours, de saisons et d'années, jusqu'à la durée de notre vie et peut-être de celles des quelques générations qui nous précèdent. Lorsque nous explorons Mars, nous parcourons des roches qui se sont formées il y a des milliards d'années et dont beaucoup sont exposées à la surface depuis au moins des dizaines ou des centaines de millions d'années. C'est un laps de temps que nous pouvons comprendre numériquement, mais il n'y a aucun moyen de ressentir de manière innée l'incroyable ancienneté de la planète et du cratère Gale".

FIN DE CITATION

 

Il semble que le "fronton de Greenheugh" tout proche puisse avoir été recouvert de dunes. Dans ce cadre, et après érosion partielle de ces dunes, les géologues ont proposé que le dépôt actuel restant en surface du fronton soit l’équivalent d'une Unité géologique déjà rencontrée par Curiosity : la "Formation Stimson". Celle-ci est constituée essentiellement de silice d'origine éolienne, possiblement à dominante basaltique, ce qui expliquerait sa couleur sombre. Cette unité géologique a été explorée par Curiosity lors de son trajet sur le "plateau Naukluft", de mars à juin 2016.

Cette formation avait été considérée comme le résultat d’une sédimentation sèche, une "cimentation" de sable d'origine éolienne,  quasiment sans apport d'eau liquide.

Selon les géologues de la mission, Il est probable que, quelques centaines de millions d'années auparavant, la "formation Stimson" ait recouvert postérieurement la "formation Murray", depuis le "Fronton de Greenheugh" jusqu'à "Parhump Hill", 450 mètres plus bas en altitude. Les "buttes Murray" et le "plateau "Naukluft"" en témoignent.

 

De même les fines laminations observées sur le site actuel de la corniche nommée "The Prow" résulteraient essentiellement d'une succession de périodes de dépôts éoliens et de sédimentations sèches. Et ces stratifications ressemblent beaucoup à celles des roches de la formation "Stimson" (images ci-dessous).

 

Image anaglyphe d'une roche de la formation "Stimson" au plateau "Naukluft" (sol 1305) - avril 2016

 

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Plateau "Naukluft" (sol 1276) - Mars 2016 :

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Sachant qu'il y a pu avoir postérieurement une ou plusieurs circulations d'eau (acide) très ponctuelles jusqu’au début de l’amazonien, même si on ne semble pas encore l’observer ici. Mais vraisemblablement l'action de l'eau est restée secondaire ici en rapport de l'éolien. La géologie sur Mars, c'est compliqué.. Il semble en effet qu'il soit quelque peu erroné de tenter de reconstruire l’histoire climatique et géologique de Mars de façon purement linéaire.

 

Pour mémoire je reproduis ci-dessous un laïus que j’avais posté plus haut en 2020 et qui reste d’actualité :

 

La planète Terre et la planète Mars possèdent actuellement à peu près la même obliquité. Mais contrairement à Mars, l'inclinaison de l'axe de rotation de la Terre a été stabilisée par la Lune. La planète rouge a donc connu au cours de son histoire, et connaîtra encore, des variations chaotiques et importantes de son obliquité, avec des conséquences parfois dramatiques.

 

En ce qui concerne Mars et ses climats passés, de plus en plus de données sont disponibles. Cependant, beaucoup de ces observations semblent être contradictoires. Dans de telles conditions il n'y a aucun consensus sur ce qui est vraiment arrivé sur Mars, ni sur ce qu'a été exactement l'évolution climatique. Nous savons qu'il y a eu de multiples sortes de climats parce que l'environnement de la planète a été fortement diversifié par les oscillations orbitales de la planète ainsi que par les paramètres de rotation et l'évolution du contenu de son atmosphère. Les observations par les sondes, les télescopes et les rovers ont montré que ce système climatique complexe est hautement variable, de saison à saison et d'année en année, mais ces variations restent mal comprises. En fait, le système climatique martien a probablement subi de grandes variations liées aux oscillations des paramètres de l'orbite et de la rotation de Mars (obliquité) il y a quelques millions ou même quelques milliers d'années. Ces oscillations ont lourdement impacté les températures de surface et le cycle de l'eau.

 

Concernant la géologie et l’histoire de l’eau sur Mars, la contribution de Curiosity est importante.

En particulier elle a permis d’établir l’existence de lacs dans le cratère Gale jusqu’à une époque où les modèles actuels suggèrent une Mars très sèche (-3,3 milliards d’années). De quoi réévaluer les hypothèses sur le climat et l’atmosphère martienne à cette époque. Creusée par l’érosion éolienne, la dépression entourant le Mont Sharp a été épisodiquement tapissée de cônes alluviaux alimentés par les chutes de neige et la pluie depuis les remparts et le Mont Sharp lui-même, l’apport de ces énormes quantités d’eau formant un/des lacs temporaire(s).

Mais selon les études du spectro OMEGA de Mars Express, confortées par celles de l’instrument CRISM sur MRO, on considère que la période géologique où Mars a connu un véritable cycle de l’eau est plus ancienne. Selon ce modèle c’est uniquement dans des terrains datant d’avant 3,7 milliards d’années que l’on peut trouver des sédiments témoignant d’une Mars plus chaude et plus humide. J.P. Bibring va plus loin et estime même que "l’âge de l’eau" sur Mars se situe avant -4,2 milliards d’années et que dès -4,1 milliards d’années Mars était  aussi sèche qu’aujourd’hui ! Dès cette époque il n’aurait plus existé d’océan nulle part car il n’y avait plus de dynamo, plus de magnétosphère, plus d’atmosphère épaisse. Dans ce cadre les écoulements massifs qui ont provoqué les deltas et les vallées fluviales jusqu’à -3,6 milliards d’années seraient restés transitoires (quelques milliers d’années seulement) et témoigneraient surtout de phénomènes climatiques ponctuels.

 

Le hiatus, c’est que pour le/les lac du cratère Gale, le remplissage s’est produit (principalement par les rivières) sur une période d’environ 500 millions d’années et très probablement jusqu’à -3,3 milliards d’années, même s’il semble acquit qu’il y ait eu des intervalles où ces écoulements ont pu se tarir transitoirement.

Lors de la 49ème"Lunar and Planetary Science Conference" (LPSC) à Houston, au Texas qui s’est tenue du 19 au 23 mars 2018 et qui a permis de faire le point de la recherche planétaire menée partout dans le monde, deux scientifiques, Sharon Wilson et Alex Morgan, ont donné les conclusions de leur étude visant à comprendre le début de l’histoire géologique et climatique de Mars à travers les caractéristiques fluviales observées depuis l’orbite par MRO.

Extrait du compte rendu : "des vues largement répandues de l’histoire géologique et climatique de Mars dans la communauté indiquent que la majeure partie de l’activité fluviale sur la surface martienne était concentrée dans le noachien (il y a plus de 3,7 milliards d’années), avec une activité fluviale très limitée dans les époques hespérosienne et amazonienne. Dans ces dernières périodes, les chances pour la stabilité de l’eau liquide à la surface sont devenues rares et éloignées pendant que Mars a fait une transition vers le désert hyperaride et hypothermique que nous observons aujourd’hui. Cependant, cette session a démontré l’inventaire croissant des formes de terrain fluviales qui se sont formées pendant et après le Noachien, indiquant ainsi des épisodes ultérieurs d’activité aqueuse. Ces caractéristiques ont été récemment identifiées dans les données d’image à plus haute résolution renvoyées par Mars Reconnaissance Orbiter, et une vague de cartographie a suivi..."

"Nous considérons généralement Mars comme une planète où la plupart des processus géologiques ont cessé après le Noachien; cependant, ce nouveau travail montre que dans de nombreux endroits de la planète, une telle affirmation dissimule une histoire géologique plus compliquée. Mars a peut-être été plus active sur le plan hydrologique que nous le pensions, et de tels processus ont pu fonctionner beaucoup plus tard que ne l’indique notre compréhension actuelle de l’évolution du climat martien.".

 

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il y a 12 minutes, vaufrègesI3 a dit :

 

Concernant la géologie et l’histoire de l’eau sur Mars, la contribution de Curiosity est importante.

 

Vu la longueur du topic et de son ancienneté, pourrais-tu nous rappeler, si tu peux bien sûr,  quelles étaient les roches identifiées par Curiosity où une activité aqueuse a pu être attestée et de nous les partager avec les photos.  Je pense que ce serait vers le début de la mission où le rover avait accès aux roches anciennes, n'est-ce-pas? Car plus on descend dans la stratification, plus on remonte le temps. 

 

En tout cas, c'est toujours un régal de suivre tes chroniques martiennes sol après sol  et les paysages martiens à couper le souffle que tu nous fait partager. :)

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il y a 43 minutes, vaufrègesI3 a dit :

Image anaglyphe d'une roche de la formation "Stimson" au plateau "Naukluft" (sol 1305) - avril 2016

Fabuleuse image de ces roches bizarroïdes :)

Bonne journée,

AG

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Ce qui serait con........

ce serait que les roues petes.....

 

pardon,pardon,à tous .......j’ai honte😭😭😭😭

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Aucun risque, il n'y a pas de pavés sur Mars...-_-

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il y a 40 minutes, BERTRAND76 a dit :

Ce qui serait con........

ce serait que les roues petes.....

 

pardon,pardon,à tous .......j’ai honte😭😭😭😭

Ah !!! je dirais bien quelque chose  .......   Hein Bertrand   !  xD xD xD

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Pfiouuuuuu :) sacrée documentation Daniel, chapeau :x

Bonne soirée,

AG

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Une fois de plus,infiniment merci pour ce travail somptueux.

C'est clair, pédagogique, illustré et tout et tout...:x

 

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Bin ? Je viens pas souvent par ici mais je croyais que Vauffy avait relaté ce communiqué de la NASA d'il y a 3 jours !!??

Je sais que c'est la ènième fois que LA chose est subodorée et jamais confirmée mais enfin ce robot ne fait pas que de magnifiques photos.

 

Bref, traduction automatique :

 

https://www.nasa.gov/feature/goddard/2022/nasa-s-curiosity-rover-measures-intriguing-carbon-signature-on-mars

 

Le rover Curiosity de la NASA mesure une signature carbone intrigante sur Mars

 

Après avoir analysé des échantillons de roches en poudre prélevés à la surface de Mars par le rover Curiosity de la NASA, les scientifiques ont annoncé aujourd’hui que plusieurs des échantillons sont riches en un type de carbone qui, sur Terre, est associé à des processus biologiques.

Bien que la découverte soit intrigante, elle ne pointe pas nécessairement vers la vie ancienne sur Mars, car les scientifiques n’ont pas encore trouvé de preuves concluantes à l’appui de la biologie ancienne ou actuelle, telles que les formations rocheuses sédimentaires produites par des bactéries anciennes, ou une diversité de molécules organiques complexes formées par la vie.

« Nous trouvons des choses sur Mars qui sont extrêmement intéressantes, mais nous aurions vraiment besoin de plus de preuves pour dire que nous avons identifié la vie », a déclaré Paul Mahaffy,qui a été le chercheur principal du laboratoire de chimie Sample Analysis at Mars (SAM) à bord de Curiosity jusqu’à sa retraite du Goddard Space Flight Center de la NASA à Greenbelt, Maryland, en décembre 2021. « Nous examinons donc ce qui aurait pu causer la signature carbone que nous voyons, sinon la vie. »


Dans un rapport de leurs résultats, publié dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences le 18 janvier, les scientifiques de Curiosity offrent plusieurs explications pour les signaux de carbone inhabituels qu’ils ont détectés. Leurs hypothèses sont tirées en partie des signatures de carbone sur Terre, mais les scientifiques avertissent que les deux planètes sont si différentes qu’ils ne peuvent pas tirer de conclusions définitives basées sur des exemples terrestres.

« La chose la plus difficile est de lâcher prise de la Terre et de laisser aller ce biais que nous avons et d’essayer vraiment d’entrer dans les fondamentaux de la chimie, de la physique et des processus environnementaux sur Mars », a déclaré l’astrobiologiste de Goddard, Jennifer L. Eigenbrode,qui a participé à l’étude sur le carbone. Auparavant, Eigenbrode a dirigé une équipe internationale de scientifiques de Curiosity dans la détection d’une myriade de molécules organiques – celles qui contiennent du carbone – sur la surface martienne.

« Nous devons ouvrir nos esprits et sortir des sentiers battus », a déclaré Eigenbrode, « et c’est ce que fait ce document. »

 

L’explication biologique que les scientifiques de Curiosity présentent dans leur article s’inspire de la vie terrestre. Il implique des bactéries anciennes à la surface qui auraient produit une signature carbone unique en libérant du méthane dans l’atmosphère où la lumière ultraviolette aurait converti ce gaz en molécules plus grandes et plus complexes. Ces nouvelles molécules auraient plu à la surface et pourraient maintenant être préservées avec leur signature carbone distincte dans les roches martiennes.

 

Deux autres hypothèses offrent des explications non biologiques. L’un suggère que la signature carbone pourrait avoir résulté de l’interaction de la lumière ultraviolette avec le dioxyde de carbone gazeux dans l’atmosphère martienne, produisant de nouvelles molécules contenant du carbone qui se seraient déposées à la surface. Et l’autre spécule que le carbone aurait pu être laissé derrière lui par un événement rare il y a des centaines de millions d’années lorsque le système solaire a traversé un nuage moléculaire géant riche en type de carbone détecté.


« Les trois explications correspondent aux données », a déclaré Christopher House,un scientifique de Curiosity basé à Penn State qui a dirigé l’étude sur le carbone. « Nous avons simplement besoin de plus de données pour les exclure ou les exclure. »


Pour analyser le carbone dans la surface martienne, l’équipe de House a utilisé l’instrument TLS (Tunable Laser Spectrometer) à l’intérieur du laboratoire SAM. SAM a chauffé 24 échantillons provenant d’endroits géologiquement divers dans le cratère Gale de la planète à environ 1 500 degrés Fahrenheit, ou 850 degrés Celsius, pour libérer les gaz à l’intérieur. Ensuite, le TLS a mesuré les isotopes d’une partie du carbone réduit qui a été libéré dans le processus de chauffage. Les isotopes sont des atomes d’un élément de masses différentes en raison de leur nombre distinct de neutrons, et ils jouent un rôle déterminant dans la compréhension de l’évolution chimique et biologique des planètes.

 

Le carbone est particulièrement important puisque cet élément se trouve dans toute vie sur Terre; il circule continuellement dans l’air, l’eau et le sol dans un cycle bien compris grâce aux mesures isotopiques.

Par exemple, les créatures vivantes sur Terre utilisent l’atome de carbone 12 plus petit et plus léger pour métaboliser les aliments ou pour la photosynthèse par rapport à l’atome de carbone 13 plus lourd. Ainsi, beaucoup plus de carbone 12 que de carbone 13 dans les roches anciennes, ainsi que d’autres preuves, suggèrent aux scientifiques qu’ils examinent les signatures de la chimie liée à la vie. L’examen du rapport de ces deux isotopes du carbone aide les scientifiques de la Terre à dire quel type de vie ils regardent et dans quel environnement il vivait.


Sur Mars, les chercheurs de Curiosity ont découvert que près de la moitié de leurs échantillons contenaient des quantités étonnamment importantes de carbone 12 par rapport à ce que les scientifiques ont mesuré dans l’atmosphère martienne et les météorites. Ces échantillons provenaient de cinq endroits distincts dans le cratère Gale, rapportent les chercheurs, ce qui peut être lié en ce que tous les endroits ont des surfaces anciennes bien préservées.

« Sur Terre, les processus qui produiraient le signal carbone que nous détectons sur Mars sont biologiques », a déclaré House. « Nous devons comprendre si la même explication fonctionne pour Mars, ou s’il y a d’autres explications, parce que Mars est très différente. »

 

Mars est unique parce qu’elle a peut-être commencé avec un mélange différent d’isotopes du carbone que la Terre il y a 4,5 milliards d’années. Mars est plus petite, plus froide, a une gravité plus faible et différents gaz dans son atmosphère. De plus, le carbone sur Mars pourrait faire du vélo (:D) sans aucune vie impliquée.

« Il y a une énorme partie du cycle du carbone sur Terre qui implique la vie, et à cause de la vie, il y a une partie du cycle du carbone sur Terre que nous ne pouvons pas comprendre, parce que partout où nous regardons, il y a de la vie », a déclaré Andrew Steele,un scientifique de Curiosity basé à la Carnegie Institution for Science à Washington, D.C.
Steele a noté que les scientifiques en sont aux premiers stades de la compréhension des cycles du carbone sur Mars et, par conséquent, de la façon d’interpréter les rapports isotopiques et les activités non biologiques qui pourraient conduire à ces ratios. Curiosity, qui est arrivé sur la planète rouge en 2012, est le premier rover doté d’outils pour étudier les isotopes du carbone à la surface. D’autres missions ont recueilli des informations sur les signatures isotopiques dans l’atmosphère, et les scientifiques ont mesuré les ratios de météorites martiennes qui ont été collectées sur Terre.

« Définir le cycle du carbone sur Mars est absolument essentiel pour essayer de comprendre comment la vie pourrait s’intégrer dans ce cycle », a déclaré Steele. « Nous l’avons fait avec beaucoup de succès sur Terre, mais nous commençons tout juste à définir ce cycle pour Mars. »

Les scientifiques de Curiosity continueront à mesurer les isotopes du carbone pour voir s’ils obtiennent une signature similaire lorsque le rover visitera d’autres sites soupçonnés d’avoir des surfaces anciennes bien préservées. Pour tester davantage l’hypothèse biologique impliquant des micro-organismes producteurs de méthane, l’équipe de Curiosity aimerait analyser la teneur en carbone d’un panache de méthane libéré de la surface. Le rover a rencontré de manière inattendue un tel panache en 2019, mais il n’y a aucun moyen de prédire si cela se reproduira. Sinon, les chercheurs soulignent que cette étude fournit des conseils à l’équipe derrière le rover Perseverance de la NASA sur les meilleurs types d’échantillons à collecter pour confirmer la signature carbone et déterminer définitivement si elle provient de la vie ou non. Perseverance recueille des échantillons de la surface martienne pour un éventuel retour futur sur Terre.


Dernière mise à jour : 19 janvier 2022
Rédactrice en chef: Svetlana Shekhtman

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Article fort intéressant, et qui nous change agréablement des annonces fracassantes habituelles.

Daniel est certainement en train de nous en concocter un circonstancié, éclairé et distancié commentaire ;)

J’y ai relevé ceci cependant : 

 

Il y a 10 heures, jackbauer 2 a dit :

Ces nouvelles molécules auraient plu à la surface et pourraient maintenant être préservées avec leur signature carbone distincte dans les roches martiennes

 

"Plu" de plaire :x ou de pleuvoir  9_9

:D

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Du 15 au 19 janvier (sols 3356 à 3361) Curiosity a continué à documenter un ensemble de roches hautement stratifiées, dispersées et d'apparence sombre, nommé "Panari", des roches similaires à ce que été vu à "The Prow", une autre "corniche" avec des structures et des détails sédimentaires étonnants. L'étudier a nécessité quelques manœuvres et courts trajets pour s'en rapprocher le plus possible .

 

NAVCAM – 19 JANVIER 2022 (SOL 3361) :

 

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Tout d'abord c’est une roche plate, la cible "Chimata" à droite devant le rover (image ci-dessous) qui sera brossée pour enlever la poussière et ensuite analysée par APXS et Mastcam. Ce matériau est d'une couleur un peu plus pâle que "The Prow" et les roches inclinées de "Panari", il s'agit de savoir si les différences de tonalité se reflètent dans la composition.

 

NAVCAM – 17 JANVIER 2022 (SOL 3359) :

 

La cible "Chimata"

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NAVCAM – 20 JANVIER 2022 (SOL 3362) :

 

Brossage

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PANO MASTCAM – 16 JANVIER 2022 (SOL 3358) - Robert Charbonneau :

 

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MOSAÏQUE MASTCAM – 19 JANVIER 2022 (SOL 3361) - Robert Charbonneau :

 

Face au rover plein Sud, la colline "Mirador" dont le sommet est 35 m au dessus de Curiosity

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Le 21 janvier Curiosity a parcouru environ 20 mètres vers l’Ouest, revenant ainsi sur ses traces et les roches de "The Prow" où il avait déjà stationné du 11 au 13 janvier (sols 3353 à 3355).

 

POSITION AU 21 JANVIER 2022 (SOL 3363) – kymani76 :

 

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DÉTAIL du déplacement au sol 3363 :

 

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HAZCAM AVANT - 21 JANVIER 2022 (SOL 3363) :

 

Retour face à la corniche "The Prow" (La Proue)

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NAVCAM - 21 JANVIER 2022 (SOL 3363) :

 

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Un petite roche sous la roue arrière droite du rover a d’abord empêché le déploiement du bras robotique. Quelques petites manœuvres du rover ont permis d'obtenir une position stable pour utiliser le bras du rover et les instruments au contact.

 

Lauren Edgar, géologue planétaire a déclaré : ".. nous sommes prêts pour une fantastique série d'activités scientifiques de contact. En tant que sédimentologue, je bave devant certaines de ces magnifiques structures dans cette région. Toutes ces cibles de contact ont pour but de comprendre la granulométrie, les structures sédimentaires et la composition de l'affleurement sombre qui se trouve devant nous".

 

Abigail Fraeman, géologue planétaire : " .. nous sommes retournés à "The Prow" (La Proue) pour avoir une autre chance d'étudier les fascinantes structures sédimentaires préservées dans cette région. Ce matin, nous avons été heureux de constater que le rover était garé à une courte distance de l'affleurement de "Prow", exactement là où nous avions espéré commencer la journée. Le plan d'aujourd'hui consiste à collecter de nombreuses données de télédétection à partir de notre position d'attente".

"Aujourd'hui, lors de la planification, j'ai agi en tant que scientifique des propriétés de surface. J'ai donc mis ma casquette de géologue et travaillé en étroite collaboration avec les planificateurs du rover qui ont conçu un petit déplacement de précision pour placer Curiosity à portée de main de notre endroit préféré sur "La Proue". Il y a beaucoup de petites roches et un peu de sable dans la zone, c'était donc un défi amusant de choisir un emplacement de stationnement qui nous permettra de placer MAHLI très près de la face de "la proue" tout en évitant de garer le rover sur des roches instables ».

 

PANO NAVCAM - 21 JANVIER 2022 (SOL 3363) – Jan van Driel :

 

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EVOLUTION de la transparence atmosphérique entre le 6 décembre (sol 3318) et le 17 janvier (sol 3359) :  

 

En regardant vers le Nord 

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Edited by vaufrègesI3
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Un grand merci à Vaufrègue, pour avoir pris la patience de nous rappeler de ce que c'était les roches d'origine lacustres et de faire le distingo de celles qui ne le sont pas. 

 

D'ailleurs en ce qui concernent les stratifications sédimentaires, on note une différence frappante pour celles d'origine aqueuse (avec parmi accompagnées de litages croisés résultant d'un courant d'eau) qui sont généralement bien plus épaisses que celles d'origine éolienne. 

 

 

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Le 23/01/2022 à 19:52, BERNARD GAUTIER a dit :

Un grand merci à Vaufrègue, pour avoir pris la patience de nous rappeler de ce que c'était les roches d'origine lacustres et de faire le distingo de celles qui ne le sont pas. 

 

Merci à toi Bernard.. Je travaille sur la 2ème partie, mais vu que grèves et covid dans les maternelles et écoles primaires ont quelques conséquences fâcheuses sur la quiétude du grand père que je suis -_-.... , c'est un peu compliqué actuellement, il me faudra un peu plus de temps. 

 

 

Hier 23 janvier Curiosity a manœuvré pour se rapprocher de l'alignement de roches en parcourant 2 m.

 

DETAIL DE LA NOUVELLE POSITION AU 23 JANVIER 2022 (SOL 3365) : 

 

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HAZCAM AVANT - 23 JANVIER 2022 (SOL 3365) : 

 

Plus près ce serait difficile...

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NAVCAM - 23 JANVIER 2022 (SOL 3365) : 

 

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PANO NAVCAM - 23 JANVIER 2022 (SOL 3365) - Jan van Driel : 

 

AGRANDIR

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PANO MASTCAM - 22 JANVIER 2022 (SOL 3364) - Robert Charbonneau : 

 

AGRANDIR - Spectaculaire !!

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Glissades + roche sous une roue = marche arrière o.O

 

Par Susanne Schwenzer, géologue planétaire :

"Dans le dernier blog, ma collègue Lucy a exprimé son espoir de voir apparaître aujourd'hui des images en gros plan des rochers que nous avons tenté d'approcher à " The Prow ". Mais, eh bien, parfois Mars ne lit pas le scénario. Si vous avez déjà conduit en dehors des routes (ou dans la neige épaisse, d'ailleurs), vous savez que le paysage est toujours maître du jeu. Il ne sert à rien d'essayer de le combattre, il gagnera. Notre tentative de conduire jusqu'à l'affleurement a montré que le terrain est délicat, et que le sable sous les roues provoquait un glissement, ce qui signifie que nous nous sommes une fois de plus retrouvés avec notre roue avant gauche perchée sur un rocher (vous pouvez le voir sur l'image ci-dessous)".

 

HAZCAM AVANT - 25 JANVIER 2022 (SOL 3367) :

 

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"Bien que nous nous y attendions et que nous en ayons tenu compte dans notre planification, en nous approchant prudemment, en gardant le rover en sécurité, en espérant que nos six roues motrices nous donneraient l'avantage... cela s'est avéré trop difficile. Mars gagne. Cette fois-ci. (Il y a un proverbe allemand, cependant, qui dit que le plus intelligent recule le premier...) L'image ci-dessus vous donne une bonne impression du pourquoi. Par conséquent, pour assurer la sécurité de notre rover, nous avons décidé de faire marche arrière et de chercher un autre endroit où nous pourrions trouver des structures similaires dans le futur, et sur lequel nous pourrions déployer MAHLI et APXS en toute sécurité. Cela dit, nous ne partons pas les mains vides, car nos caméras montées sur le mât, Mastcam et l'imageur à distance ChemCam, auront pris des images de chaque centimètre important de la structure, et le laser ChemCam obtiendra aussi la chimie. Au revoir à cette section de "The Prow", mais nous veillerons sur vos frères et sœurs à l'avenir."

 

 

PANO NAVCAM - 25 JANVIER 2022 (SOL 3367) - Jan van Driel :

 

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PANO MASTCAM - 25 JANVIER 2022 (SOL 3367) - Robert Charbonneau :  

 

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"Après avoir reculé et atteint une zone plate, nous ferons notre imagerie MAHLI complète habituelle que nous faisons pour garder un œil sur notre matériel. 

Bien sûr, nous avons également prévu de surveiller l'atmosphère et DAN mesure également l'eau dans les roches sous le rover. MARDI continuera à prendre des images après le trajet, pour documenter les roches sous le rover. Curiosity aura une journée bien remplie  pendant que nous inspecterons de très près toutes les images que nous avons et que nous obtiendrons également grâce à ce plan pour repérer un frère ou une sœur de "The Prow". C'est une zone très diversifiée, et si vous ne l'avez pas fait, jetez un coup d'œil à toutes les images prises ces derniers jours, c'est un régal pour les géologues, et pour tous ceux qui aiment admirer les merveilleuses structures que la sédimentologie a à offrir".

 

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Plus haut sur cette page je rapportais ceci (mon message du 14 janvier -extraits) : 

 

En ce qui concerne Mars et ses climats passés, de plus en plus de données sont disponibles. Cependant, beaucoup de ces observations semblent être contradictoires. Dans de telles conditions il n'y a aucun consensus sur ce qui est vraiment arrivé sur Mars, ni sur ce qu'a été exactement l'évolution climatique. Nous savons qu'il y a eu de multiples sortes de climats parce que l'environnement de la planète a été fortement diversifié par les oscillations orbitales de la planète ainsi que par les paramètres de rotation et l'évolution du contenu de son atmosphère. Les observations par les sondes, les télescopes et les rovers ont montré que ce système climatique complexe est hautement variable, de saison à saison et d'année en année, mais ces variations restent mal comprises. En fait, le système climatique martien a probablement subi de grandes variations liées aux oscillations des paramètres de l'orbite et de la rotation de Mars (obliquité) il y a quelques millions ou même quelques milliers d'années. Ces oscillations ont lourdement impacté les températures de surface et le cycle de l'eau.

/../

Lors de la 49ème"Lunar and Planetary Science Conference" (LPSC) à Houston, au Texas qui s’est tenue du 19 au 23 mars 2018 et qui a permis de faire le point de la recherche planétaire menée partout dans le monde, deux scientifiques, Sharon Wilson et Alex Morgan, ont donné les conclusions de leur étude visant à comprendre le début de l’histoire géologique et climatique de Mars à travers les caractéristiques fluviales observées depuis l’orbite par MRO.

Extrait du compte rendu : "des vues largement répandues de l’histoire géologique et climatique de Mars dans la communauté indiquent que la majeure partie de l’activité fluviale sur la surface martienne était concentrée dans le noachien (il y a plus de 3,7 milliards d’années), avec une activité fluviale très limitée dans les époques hespérosienne et amazonienne. Dans ces dernières périodes, les chances pour la stabilité de l’eau liquide à la surface sont devenues rares et éloignées pendant que Mars a fait une transition vers le désert hyperaride et hypothermique que nous observons aujourd’hui. Cependant, cette session a démontré l’inventaire croissant des formes de terrain fluviales qui se sont formées pendant et après le Noachien, indiquant ainsi des épisodes ultérieurs d’activité aqueuse. Ces caractéristiques ont été récemment identifiées dans les données d’image à plus haute résolution renvoyées par Mars Reconnaissance Orbiter, et une vague de cartographie a suivi..."

"Nous considérons généralement Mars comme une planète où la plupart des processus géologiques ont cessé après le Noachien; cependant, ce nouveau travail montre que dans de nombreux endroits de la planète, une telle affirmation dissimule une histoire géologique plus compliquée. Mars a peut-être été plus active sur le plan hydrologique que nous le pensions, et de tels processus ont pu fonctionner beaucoup plus tard que ne l’indique notre compréhension actuelle de l’évolution du climat martien.".

 

 

Voici un nouvel élément qui va dans le même sens (c'est moi qui surligne et souligne) :

 

Article du 26 janvier 2022 

https://mars.nasa.gov/news/9119/nasas-mro-finds-water-flowed-on-mars-longer-than-previously-thought/

 

MRO constate que l’eau a coulé sur Mars plus longtemps qu’on ne le pensait auparavant

 

Les chercheurs de Caltech ont utilisé mars reconnaissance orbiter pour déterminer que les eaux de surface ont laissé des minéraux salés derrière elles il y a à peine 2 milliards d’années.

 

Mars ondulait autrefois avec des rivières et des étangs il y a des milliards d’années, fournissant un habitat potentiel pour la vie microbienne. Au fur et à mesure que l’atmosphère de la planète s’amincissait au fil du temps, cette eau s’est évaporée, laissant le monde désertique gelé que mars reconnaissance orbiter (MRO) de la NASA étudie aujourd’hui.

 

On croit généralement que l’eau de Mars s’est évaporée il y a environ 3 milliards d’années. Mais deux scientifiques étudiant les données que MRO a accumulées sur Mars au cours des 15 dernières années ont trouvé des preuves qui réduisent considérablement ce calendrier: leurs recherches révèlent des signes d’eau liquide sur la planète rouge il y a 2 à 2,5 milliards d’années, ce qui signifie que l’eau y a coulé environ un milliard d’années de plus que les estimations précédentes.

 

Les résultats – publiés dans AGU Advances le 27 décembre 2021 – se concentrent sur les dépôts de sel de chlorure laissés par l’eau de fonte glacée qui coule à travers le paysage.

Alors que la forme de certains réseaux de vallées laissait entendre que de l’eau pourrait avoir coulé sur Mars récemment, les gisements de sel fournissent les premières preuves minérales confirmant la présence d’eau liquide. La découverte soulève de nouvelles questions sur la durée de la vie microbienne qui aurait pu survivre sur Mars, si elle s’était jamais formée. Sur Terre, au moins, là où il y a de l’eau, il y a de la vie.

L’auteure principale de l’étude, Ellen Leask, a effectué une grande partie de la recherche dans le cadre de son travail de doctorat à Caltech à Pasadena. Elle et Bethany Ehlmann, professeure à Caltech, ont utilisé les données de l’instrument MRO appelé Compact Reconnaissance Imaging Spectrometer for Mars (CRISM) pour cartographier les sels de chlorure à travers les hautes terres argileuses de l’hémisphère sud de Mars – un terrain marqué par des cratères d’impact. Ces cratères ont été l’une des clés de la datation des sels : moins un terrain possède de cratères, plus il est jeune. En comptant le nombre de cratères sur une zone de la surface, les scientifiques peuvent estimer son âge.

MRO dispose de deux caméras parfaites à cet effet. La caméra contextuelle, avec son objectif grand angle noir et blanc, aide les scientifiques à cartographier l’étendue des chlorures. Pour zoomer, les scientifiques se tournent vers la caméra couleur HiRISE (High-Resolution Imaging Science Experiment), qui leur permet de voir des détails aussi petits qu’un rover martien depuis l’espace.

 

En utilisant les deux caméras pour créer des cartes d’altitude numériques, Leask et Ehlmann ont découvert que de nombreux sels se trouvaient dans des dépressions – qui abritaient autrefois des étangs peu profonds – sur des plaines volcaniques en pente douce. Les scientifiques ont également trouvé des canaux sinueux et secs à proximité – d’anciens ruisseaux qui alimentaient autrefois le ruissellement de surface (provenant de la fonte occasionnelle de la glace ou du pergélisol) dans ces étangs. Le comptage des cratères et la preuve de sels au sommet du terrain volcanique leur ont permis de dater les dépôts.

 

Ci-dessous, MRO a utilisé sa caméra contextuelle pour capturer cette image de "Bosporos Planum". Les taches blanches sont des dépôts de sel trouvés dans un canal sec. Le plus grand cratère d’impact de la scène mesure près de 1,5 kilomètre de diamètre :

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« Ce qui est étonnant, c’est qu’après plus d’une décennie de fourniture d’images haute résolution, de données stéréo et infrarouges, MRO a conduit à de nouvelles découvertes sur la nature et le calendrier de ces anciens étangs salés connectés aux rivières », a déclaré Ehlmann, chercheur principal adjoint du CRISM. Son co-auteur, Leask, est maintenant chercheur postdoctoral au laboratoire de physique appliquée de l’Université Johns Hopkins, qui dirige CRISM.

Les minéraux de sel ont été découverts pour la première fois il y a 14 ans par l’orbiteur Mars Odyssey de la NASA, lancé en 2001. MRO, qui dispose d’instruments à plus haute résolution que l’Odyssey, a été lancé en 2005 et étudie depuis lors les sels, parmi de nombreuses autres caractéristiques de Mars. Les deux sont gérés par le Jet Propulsion Laboratory de la NASA dans le sud de la Californie.

« Une partie de la valeur de MRO est que notre vision de la planète devient de plus en plus détaillée au fil du temps », a déclaré Leslie Tamppari, scientifique adjoint du projet de la mission au JPL. « Plus nous cartographions la planète avec nos instruments, mieux nous pouvons comprendre son histoire. »

 

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