Maïcé

Nuit du 26 octobre Du moyen et du très bon

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Cette année, les vacances de Toussaint ne sont pas favorables à l'observation, sauf à profiter des tous premiers jours. Et en effet, j'ai la joie de découvrir que sur le Larzac, il fait un temps extraordinaire pour la saison, chaud et ensoleillé, c'est l'été indien qui se prolonge… Ce serait absolument idyllique si… le trafic aérien ne nous pourrissait pas ce temps splendide, de nuit comme de jour. (Hein les astrams qui voyagent au loin en gâchant nos rares ciels encore bons:$)59f32f4a2fee1_cielcroa10-17.jpg.c759e29bcd2b8344aa3fdce29f0768fc.jpg

Mais soir après soir, les traînées s’élargissent en cirrus qui gâchent le ciel, surtout pour quelqu'un qui cherche le ténu et l'extrême.

 

Cette nuit était la nuit de la dernière chance, le flux s'inversait et les nuages allaient revenir. Alors nous avons mis le réveil à 2h du matin pour nous affranchir du phare lunaire et tenter une sortie.

Il fait doux, le SQM tourne autour de 21,4, rien d'extraordinaire, mais nous n'allons pas bouder cette unique sortie. Mais bien sûr la température diurne supérieure à 20° crée un delta bien difficile à rattraper pour une grosse galette et le début de nuit se passe dans la bouillie, qui n'est pas seulement instrumentale, vu comme les étoiles scintillent.

N'empêche, si on n'est pas trop regardant sur le bouillonnement du trapèze, M42 se présente majestueusement colorée, d'un vert tirant sur le cyan dans le cocon du trapèze à un rouge lie de vin un peu passé dans les ailes et M43. Les couleurs sont d'une évidence qui ne laisse aucune place au doute. C'est tout de même magnifique, même sans le piqué des étoiles. Et j'en profite pour analyser toutes les déchirures, échancrures, bulles que je peux mémoriser pour les comparer avec l' excellent dessin de Fred Burgeot.

La nuit s'écoule au gré d'une turbulence qui va et vient, limitant les grossissements, mais le sevrage a été long et je me gave de tout ce que je peux, pas de piqué, qu'à cela ne tienne, on a les couleurs, c'est moche en bas, pas grave, observons des objets hauts dans le ciel. C'est ainsi que j'ai voulu comparer le groupe de galaxies de M70 déjà bien bas à l'ouest à son grand frère autour de NGC 708 bien plus haut… Bien sûr, il n'y a pas photo, the Fath a gagné, plus lumineux, et champ plus riche. Pacman était bien beau tout de même avec ses chenaux sombres bien dessinés, et NGC 891 présentait son profil faussement diaphane avec une bande d'absorption irrégulière.

Et puis, sur le tard, un courant d'air tiède nous parvient… Sirius a presque cessé de scintiller à l’œil nu. Tentons Sirius B, je ne l'ai jamais vue… Il paraît que c'est une cible pas facile qui peut se noyer dans la diffusion de l'étoile principale ou disparaître dans l'épaisseur d'une lame d'araignée. Ah oui, Sirius éblouit quand on arrive à l'oculaire, mais elle est plutôt ramassée et ne se déforme pas, les aigrettes sont fines longues et interrompues, et là, toute proche de l'aigrette et sans aucune difficulté, une petite étoile peu brillante, ocre nous fait de l'oeil. Trop facile !

Si la turbu se calme, comme ça en a bien l'air, retournons sur le trapèze d'Orion, dans lequel j'avais eu l'occasion une unique fois de saisir H et G (que je trouvais plus difficile) au T1000. Cette fois, on a tout de même moins de diamètre, cette observation est-elle possible, sachant que tout à l'heure ni E ni F n'étaient visibles?

Cette fois au 8mm, E et F sont évidentes, et vient un glimpse puis un autre sur H, formant un triangle équilatéral un peu aplati avec A et C. Elle est faible et assez brune et va et vient au gré de la turbulence, une seconde par ci par là. G risque d'être plus ardue, surtout si le trapèze s'empâte, les étoiles A,B,C et D sont brillantes et trouver une étoile bien plus faible entre ne va pas être aisé. Mais la chance est avec moi, la turbu se calme par moment sur quelques instants, et je m'aperçois alors que G n'est pas si faible, plus brillante que H en effet, elle apparaît plus orange que brune. Mentalement je me représente sa position, mais je sais déjà que c'est elle, il n'y a pas d'autre étoile aussi « brillante » à l'intérieur du quadrilatère. Le vent de sud ouest se lève, brouillant l'image.

Nous changeons de cible : cap sur le casque de Thor. Ma dernière vision de cette belle nébuleuse autour d'une Wolf Rayet remonte déjà à quelques années, au T1000. L'image paraît plus fade que dans mon souvenir, mais le diamètre moins important et la nuit moins belle sont peut-être à l'origine de cette impression, sans compter le souvenir magnifié. Pourtant Fred inspecte le secondaire… Catastrophe, il est couvert d'une dense couche de buée, le primaire aussi est terni… Il faudra jouer du sèche cheveux un bon moment pour retrouver l'éclat des optiques, pour s’apercevoir que le paracorr en a besoin aussi ! Le vent du sud ouest chargé d'humidité sur les optiques à température n'a pas pardonné.

Retour sur une cible haut placée, l'eskimo… Pff, l'image est magnifique, ciselée, la fourrure fait des touffes de densité différente, le nez est ponctuel, le triangle du visage est parfaitement reconnaissable avec les creux plus sombres des yeux sous les sourcils, et une impression d'entrelacs de lignes ténues… Mais l'image s'assombrit, la fourrure disparaît, ne reste que la centrale… Les brumes poussées par le vent nous envahissent. Il est 6h30, il faut remballer.

 

 

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Bonjour Maïcé,

 

Hélas, voilà ce que j'ai parfois chez moi au réveil :

 

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Bonne journée,

AG

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il y a 2 minutes, ALAING a dit :

Bonjour Maïcé,

 

Hélas, voilà ce que j'ai parfois chez moi au réveil :

 

LeverVenus.jpg.a296f517a81b4cfcea24c8a564e6e1ad.jpg.87092b1a917eeecb51b33307a3034b06.jpg

 

Bonne journée,

AG

 C'est pareil chez moi !!!!!   

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Bonsoir

De mémoire, il me semble que tes croa sont rares. Et bien tu devrais récidiver plus souvent.

J'aime particulièrement ta description de M42 qui démontre une belle expérience.

 

Quelques photos d'ambiance??

Jc

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il y a 4 minutes, jcb77 a dit :

Bonsoir

De mémoire, il me semble que tes croa sont rares. Et bien tu devrais récidiver plus souvent.

J'aime particulièrement ta description de M42 qui démontre une belle expérience.

 

Quelques photos d'ambiance??

Jc

Merci pour le compliment!

Mes CROAs  sont rares car mes observations le sont aussi, j'en suis bien frustrée. Et pour les photos d'ambiance, ben ça ruine la vision nocturne.:P

 

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Tiens Jean-Christophe, c'est exactement ce que je m'étais dit ces derniers temps sur d'autres posts à propos des interventions de Maïcé, ça va droit au but et c'est de l'expérience visuelle pas de la dernière année.

Maïcé, si tu fais une traînée de plus dans le ciel, en venant me rendre visite, tu n'en n'auras aucune paradoxalement ici. Les pilotes respectent bien la consigne, les seuls aéronefs que j'ai perçus sont des hélicos pour la surveillance des feux de forêt et un passage rapide d'avions de chasse.   Chouette photo mais hélas pas glop pour la transparence. Pour le compagnon de Sirius, il me semble que c'est en rapprochement depuis quelques années et le test devient moins ardu. Lors de mes premières séances d'hiver sur l'île, en pointant Sirius juste pour jauger la turb, la composante la plus faible m'est apparue sans la chercher et j'en fus surpris.

Pas fait encore le test du trapèze (ça va plaire à Jean-Noël) mais de nombreux compte-rendus circulent avec cartes de situation précises. Hier soir aussi, il y avait de belles couleurs sur M42. Si tu as peur de dessiner Maïcé pour x raisons (ce que je comprends),  tu peux préparer des gabarits, voire assez complets et tu peux annoter ceux-ci par exemple en cochant les étoiles faibles du trapèze que tu as perçues. C'est juste une idée...

Bon retour en train,

Fabrice M.

 

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Merci Fabrice, mes raisons pour ne pas dessiner sont essentiellement "médicales", presbytie sur hypermétropie prononcée, je ne distingue pas les traits de crayon la nuit sans une forte lumière et des verres grossissants assez peu compatibles avec l'oculaire (surtout les verres progressifs avec leurs abberrations). Alors j'observe pendant de longues minutes pour mémoriser des détails que je nomme, dont j'evalue la distance et l'éclat pour les retrouver en rentrant sur une représentation existante. Ça limite la quantité d'informations dont je me souviens mais c'est le lot des gens incapables de dessiner. Je vous admire avec une pointe d'envie, vous les dessinateurs!

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Et le dictaphone, cela peut être pas mal pour toi. C'est vrai que j'ai tendance à dessiner parce que j'ai pas de mémoire (ou grosse flemme de la faire travailler). Ah oui, tu as raison de citer la gêne de la presbytie comme une gêne pour ceux qui dessinent du faible en direct sans descendre de leur escabeau. Pour l'instant je suis épargné à cause de ma myopie mais on y viendra tous un jour. Comment font les "vieux" comme Serge pour dessiner et il est point myope le bougre ?

Lorsque je serai aveugle, je jouerai de la musique...

Fabrice M.

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Bonsoir à tous des Ardennes 😃,

 

@Maïcé

Quel beau CROA Maïcé, l'observation des composantes "G" et "H" du trapèze d'Orion est Incroyablement fantastique à mes yeux  et souligne ton expérience émérite de l'observation, c'était quel instrument/focale ? Ta description de la structure complexe et des couleurs plaines de nuances de M42, me laisse rêver de l'ampleur du spectacle à l'oculaire et cela, malgré  les traînées s’élargissent en cirrus. L'observation de M70, NGC 708, NGC 281, NGC 891 et du  casque de Thor à dû être une ode à l'immersion dans le ciel profond. Sirius B represente pour moi toute une époque au T520 de l'observatoire de Reims. "Procyon B" serait peut-être perceptible au T1000 .:x

 

@Sky runner

Merci d'avoir eu une pensée pour moi Fabrice :)

Détecter la composante la plus faible  de Sirius sans la chercher prouve les qualités de ton ciel et de ta chaîne optique. Le test du trapèze va bien sûr me plaire, surtout si tu essaies les composantes "G" et "H" perçues par Maïcé. Ce serait cool si tu pouvais aussi tenter "Procyon B" (beaucoup plus difficile que Sirius B) sur ton excellent site. Cette étoile double est pour moi le graal de l'observation extrême :x (après celle d'un alien dans mon jardin :D).

 

Procyon AB

(Mv=0,46/10,80 ; ΔM=10,34)

Année.    Rho.      Theta

2017       4,31"      303,5°

2018       4,76"      310,2°

 

Bonne observation à tous les deux.

Jean-Noël ☔☔☔

 

 

 

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Il y a 3 heures, Sky runner a dit :

Lorsque je serai aveugle, je jouerai de la musique...

On fera un "boeuf" ensemble Fabrice 😃

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Il y a 11 heures, Sky runner a dit :

Et le dictaphone, cela peut être pas mal pour toi. C'est vrai que j'ai tendance à dessiner parce que j'ai pas de mémoire (ou grosse flemme de la faire travailler). Ah oui, tu as raison de citer la gêne de la presbytie comme une gêne pour ceux qui dessinent du faible en direct sans descendre de leur escabeau. Pour l'instant je suis épargné à cause de ma myopie mais on y viendra tous un jour. Comment font les "vieux" comme Serge pour dessiner et il est point myope le bougre ?

Lorsque je serai aveugle, je jouerai de la musique...

Fabrice M.

Oui, j'y pense, au dictaphone, j'en ai même un mais j'ai la facheuse tendance à me tromper de bouton dans le noir et à enregistrer tous les bruits parasites et à couper quand je dis des choses intéressantes. J'ai "enregistré" la chorale de mon école comme ça.o.O

Il y a 8 heures, Jean-Noel a dit :

Bonsoir à tous des Ardennes 😃,

 

@Maïcé

Quel beau CROA Maïcé, l'observation des composantes "G" et "H" du trapèze d'Orion est Incroyablement fantastique à mes yeux  et souligne ton expérience émérite de l'observation, c'était quel instrument/focale ? Ta description de la structure complexe et des couleurs plaines de nuances de M42, me laisse rêver de l'ampleur du spectacle à l'oculaire et cela, malgré  les traînées s’élargissent en cirrus. L'observation de M70, NGC 708, NGC 281, NGC 891 et du  casque de Thor à dû être une ode à l'immersion dans le ciel profond. Sirius B represente pour moi toute une époque au T520 de l'observatoire de Reims. "Procyon B" serait peut-être perceptible au T1000 .:x

 

@Sky runner

Merci d'avoir eu une pensée pour moi Fabrice :)

Détecter la composante la plus faible  de Sirius sans la chercher prouve les qualités de ton ciel et de ta chaîne optique. Le test du trapèze va bien sûr me plaire, surtout si tu essaies les composantes "G" et "H" perçues par Maïcé. Ce serait cool si tu pouvais aussi tenter "Procyon B" (beaucoup plus difficile que Sirius B) sur ton excellent site. Cette étoile double est pour moi le graal de l'observation extrême :x (après celle d'un alien dans mon jardin :D).

 

Procyon AB

(Mv=0,46/10,80 ; ΔM=10,34)

Année.    Rho.      Theta

2017       4,31"      303,5°

2018       4,76"      310,2°

 

Bonne observation à tous les deux.

Jean-Noël ☔☔☔

 

 

 

Merci Jean Noël pour le compliment. L'instrument est le 711 à 3.5  Stellarzac Instrument qui n'a pas encore rejoint son propriétaire.

Ah ! Procyon aurait été tentable hier et c'est justement le genre de défi que j'adore...  Beaucoup plus proche de Procyon mais Sirius B était tellement visible, presque comme une étoile double "ordinaire" que la difficulté supplémentaire ne parait pas insurmontable.

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Il y a 12 heures, Maïcé a dit :

Sirius B était tellement visible, presque comme une étoile double "ordinaire" que la difficulté supplémentaire ne parait pas insurmontable.

ça fait simplement rêver Maïcé :x

Jean-Noël ☔

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Cela serait un super challenge Fred.:)

grafico_orbita.png.811499b8c70dafd06914be5bd2339009.png

Jean-Noël 🌦

Modifié par Jean-Noel
Ephémerides Procyon B
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Le 28/10/2017 à 10:06, Maïcé a dit :

L'instrument est le 711 à 3.5  Stellarzac Instrument qui n'a pas encore rejoint son propriétaire

 

Ha, je me posais aussi la question...

 

Le 27/10/2017 à 15:25, Maïcé a dit :

Retour sur une cible haut placée, l'eskimo… Pff, l'image est magnifique, ciselée, la fourrure fait des touffes de densité différente, le nez est ponctuel, le triangle du visage est parfaitement reconnaissable avec les creux plus sombres des yeux sous les sourcils, et une impression d'entrelacs de lignes ténues

 

Ha la la, observer l'Esquimau dans un 711, qu'est-ce que ça doit être ! :) J'en garde déjà un souvenir impérissable dans un 600 à la montagne de Lure, alors avec un 711...

 

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C'est magnifique ce complément d'infos sur les faibles composantes d'étoiles brillantes. Merci Jean-Noël. Je ne savais même pas que Procyon était accompagné !!!

Donc, ce serait un test plus difficile.

 

Le 28/10/2017 à 00:20, Jean-Noel a dit :

Procyon AB

(Mv=0,46/10,80 ; ΔM=10,34)

Année.    Rho.      Theta

2017       4,31"      303,5°

Est-ce qu'il te serait possible de nous donner les mêmes indications pour Sirius en 2017, histoire de comparer (avec la même source de préférence).

Fabrice M.

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Oui bien sûr Fabrice,

 

Sirius AB

(Mv= -1.47/8.44 ; ΔM=9.91)

Année.    Rho.      Theta

2017       10.77"   73.9°

2018       10.94"   71.9°

Note: Pour les éléments orbitaux annuels, les données se réfèrent au 1er janvier.

 

 

Le test de séparation de Procyon AB est nettement plus difficile que la résolution de Sirius AB :

 

image.png.1ab4211a39244d368ddc0fed3b4d9133.png

Ephémerides Sirius AB

 

Jean-Noël

 

 

 

 

 

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Royale la comparaison et effectivement, on joue pas dans la même cour avec Procyon AB avec un delta de plus de 10 mag. Le seul avantage, une étoile  plus élevée de 22° dans le ciel local et en terme de turbulence, c'est un gros +. Cet hiver, on en reparle... Merci encore.

Fabrice M.

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Ah oui, ça c'est un défi. 

Enfait Sirius B cette année, c'est pour les gamins, elle est très éloignée !xD

Modifié par Maïcé
Sirius Black, en effet, c'est vraiment pour les gamins. fichue tablette !

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Coucou Maïcé,

 

eh oui, cette année les vacances scolaires sont calculées pour les amateurs de pleine Lune ! 

Merci pour tes descriptions précises, en te lisant on se surprend à imaginer le champ de l'oculaire et à y chercher ce que tu narres.

Bonne idée pour Procyon B, même si ça risque d'être chaud quand-même...

 

Fred.

 

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il y a 6 minutes, fred-burgeot a dit :

Coucou Maïcé,

 

eh oui, cette année les vacances scolaires sont calculées pour les amateurs de pleine Lune ! 

Merci pour tes descriptions précises, en te lisant on se surprend à imaginer le champ de l'oculaire et à y chercher ce que tu narres.

Bonne idée pour Procyon B, même si ça risque d'être chaud quand-même...

 

Fred.

 

L'an prochain, ça ne va pas s'arranger pour teepee, pleine lune à Noël et NL de part et d'autre de ses vacances d'été...

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Le 01/11/2017 à 01:47, Sky runner a dit :

Royale la comparaison et effectivement, on joue pas dans la même cour avec Procyon AB avec un delta de plus de 10 mag. Le seul avantage, une étoile  plus élevée de 22° dans le ciel local et en terme de turbulence, c'est un gros +. Cet hiver, on en reparle... Merci encore.

Fabrice M.

Oui Fabrice,

Ta situation géographique et ta maîtrise de ta chaîne optique devrait-être des atouts pour réussir ce challenge. Je ne me fais personnellement aucune illusion  au T520 à plus de 50° de latitude nord.

Jean-Noël

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Le 01/11/2017 à 08:39, Maïcé a dit :

Ah oui, ça c'est un défi. 

Enfait Sirius B cette année, c'est pour les gamins, elle est très éloignée !xD

 

Merci pour tes bons points Maïcé, :)

Je suis sûr que tu dédoubleras Procyon B dans le flux intense de l'étoile principale, au T1000 de Stellarzac. Je te souhaites de pouvoir réussir ce superbe challenge. 9_9 ( à toi aussi Fabrice :)).

Jean-Noël

 

 

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il y a 43 minutes, Jean-Noel a dit :

 

Merci pour tes bons points Maïcé, :)

Je suis sûr que tu dédoubleras Procyon B dans le flux intense de l'étoile principale, au T1000 de Stellarzac. Je te souhaites de pouvoir réussir ce superbe challenge. 9_9 ( à toi aussi Fabrice :)).

Jean-Noël

 

 

Cette fois, il va falloir attendre au moins un an. Pas de lune favorable  pour un séjour pendant mes vacances scolaires pendant trèsssssssssssssss longtemps! :(

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il y a 21 minutes, Maïcé a dit :

il va falloir attendre au moins un an.

Oups ! :(

Il ne reste plus qu'à prendre le train pour les Ardennes ☔, c'est comme dans "bienvenu chez les Ch'tis" :D

Jean-Noël

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    • Par xavierc
       Dobson Strock 254/1200.
       9 dessins : 8453 à 8461.
       
       Je me suis un peu reposé avant de venir, n'ayant pas récupéré totalement de la nuit d'hier donc je suis arrivé à 22h45.
       Je commence par d'autres galaxies du Verseau comme la nuit précédente.
       
       Observation 8453 : NGC7723.
       Cette galaxie est évidente à 75X et je la détaille à 109X, 150X et 218X.
       Elle est intéressante, faible à très faible, car je la soupçonne spirale mais ça reste dur à analyser.
       
       
       J'ai mis juste la veste mais pas le pull, la température étant moyennement fraîche.
       Le silence de la nuit est troublé un moment par un groupe de camions bruyants qui passe sur la route départementale pas très loin.
       
       Observation 8454 : NGC7727.
       Cette galaxie condensée est considérablement faible à faible avec un centre net. Elle pourrait ressembler à une étoile floue à faible grossissement, mais à 150X le doute n'est plus permis.
       
       
       J'ai fini par mettre le pull et carrément le manteau car le froid devient vif alors qu'il est quasiment minuit.
       
       Observation 8455 : NGC7717.
       Je détaille une autre galaxie du Verseau.
       Elle est petite, faible et condensée à 150X, à proximité d'une étoile jaunâtre qui egaie un peu le champ.
       
       
       Je subis un petit coup de barre.
       Comme souvent dans ce cas, je dors une demi-heure dans la voiture avant de m'attaquer à un groupe de galaxies mais cette fois-ci dans Pégase.
       
       Observation 8456 : groupe NGC7383 à 7390.
       Je compte cinq galaxies dans ce groupe : d'abord une première ligne composée de NGC7387 qui est vue VI2 et de NGC7389 vue VI1.
       La seconde ligne presque parallèle à la première est constituée de NGC7383 qui est vue VI1 à 2 puis de NGC7385 qui est faible et enfin de la très faible NGC7386.
       
       
       Observation 8457 : NGC7432.
       Cette galaxie est observée à 150X et 218X. Il y a besoin de beaucoup la grossir car elle est petite et reste très faible à VI1, repérée à 150X et diffuse.
       
       
       Décidément, j'entends encore des camions, il y en a beaucoup qui passent par ici cette nuit, est-ce un transport de moisson?
       
       Observation 8458 : NGC7611.
       Cet univers-île montre son centre facile et faible, mais son enveloppe externe n'est vue qu'en vision indirecte 75% du temps donc VI2 à 150X. Une étoile là aussi jaunâtre traîne à proximité dans le champ.
       
       
       Les bruits de la nuit deviennent plus naturels avec un hibou petit-duc mais aussi une vache qui fait du bruit dans l'étable.
       
       Je suis de nouveau un peu fatigué, du coup je m'offre une autre sieste courte.
       Au réveil, je change de constellation mais pas de type d'objet puisque je vais aller voir d'autres galaxies mais côté Baleine.
       
       Observation 8459 : NGC151.
       Cette galaxie est très faible, diffuse et assez allongée à 150X, avec une zone plus brillante assez large.
       
       
       Je virevolte vers une autre constellation qui est l'Éridan, dans sa partie nord, pour aller regarder 2 galaxies après avoir mis les gants tellement le froid s'intensifie.
       
       Observation 8460 : NGC1140.
       Celle-là, elle ressemble plus à une étoile floue faible, et à 150X sa nature galactique ressort mieux alors qu'à 109x ce n'était pas si évident.
       
       
       Je suis encore fatigué mais je résiste, on arrive à la fin de la nuit à 4h du matin.
       
       Observation 8461 : NGC1084.
       Je termine la nuit, alors que la Lune s'est levée vers 4h15 en croissant dans le Lion, sur cette galaxie considérablement faible à faible dont la structure spirale se dévoile à 150X et surtout à 218X.
       Ses spires vues uniquement en vision décalée sont respectivement VI3 et VI5, ce qui signifie vues 50% du temps dans le premier cas et moins de 10% pour l'autre.
       
       
       Il est 4h40 du matin.
       Je suis trop fatigué pour continuer, du coup je range le télescope et dors dans l'auto quelques heures avant de rentrer.
       En remballant, je constate beaucoup d'humidité sur les affaires.
    • Par xavierc
       Dobson Strock 254/1200.
       4 dessins : 8449 à 8452.
       
       Je suis arrivé à 21h45, le crépuscule est encore visible.
       
       Lors de cette courte soirée avant une nouvelle journée de travail, je vais observer surtout des galaxies du Verseau.
       
       Observation 8449 : NGC7184.
       Cette galaxie n'est pas facile mais il faut avouer qu'elle est basse. Je la vois effilée à 109X, diffuse avec un centre faible à très faible tandis que le reste est VI2 à 5.
       
       
       Observation 8450 : NGC7180.
       Elle reste petite à 150X avec un centre faible à très faible tandis que le reste n'est vu qu'en vision indirecte VI1 à 2.
       
       
       Observation 8451 : NGC7185.
       Cette galaxie observée à 150X est très faible, allongée en vision indirecte et diffuse.
       
       
       Un petit vent se fait sentir mais ça ne m'empêchera pas d'observer le dernier objet de la soirée, une galaxie du Triangle.
       
       Observation 8452 : NGC669.
       Et j'ai bien fait de l'observer celle-là! Elle est hétérogène, effilée, et montre des nodosités en vision indirecte VI4, son centre faible à très faible, et ses autres extensions vues VI1 à 5 à 150X.
       
       
       Je remballe un peu après minuit car il faut bien aller travailler demain.
    • Par RIGEL33
      2019 commence bien !!
       
      Alors que nous n’avions pas pu maintenir de sorties officielles depuis début novembre, la période des fêtes de fin d’année 2018 a été plutôt pourrite ! L’anticyclone, pourtant bien présent en Aquitaine, maintenait sur place le brouillard et les nuages bas.
      Mais le début de l’année 2019 a vu un tout autre visage… le ciel s’est enfin montré à la faveur du froid qui s’est installé. Et même si des voiles nuageux ont persisté, le ciel du samedi 5 janvier au soir s’est montré très étoilé.
       
      Un peu de monde lors de cette première nuit : du forum Astrosaucats, étaient présents : Denis, Florent B, Fredastro, Geotowicz, Hageshii, Ju, LostFred, Patou, Petrus, Sandrine et moi-même.
      Un astram bourguignon, depuis peu sur Bordeaux, prénommé Vincent, était aussi de la partie.
       
      Une fois sur place, il faisait encore plutôt bon, environ 3 à 4°C. Le Soleil commençait à être bas sur l’horizon ouest. L’installation finie, je constatais avec amusement que le tube de Vincent brillait, pensant à une customisation. En fait, c’était la gelée qui avait fait son apparition à l’occasion de la baisse de la luminosité. La polaire étant en vue, je repartis vers mes setups (APN au foyer d’une lunette + APN au foyer d’une StarAdventurer) pour faire la mise en station.
       
      Les astrams arrivaient petit à petit. Au gré des salutations et des vœux, je m’attelais déjà à réaliser les Flat grâce à mon écran (à flat) avec l’aide de Denis. Je préfère les faire sur le fond du ciel mais les voiles nuageux du tout début de soirée me l’avait interdit. J’attaquais dans la foulée la mise au point. Il était déjà 19h… Je décidais de pointer la comète Wirtanen à la lunette mais j’avais un peu de mal. Je connaissais sa position mais je n’arrivais pas à mettre le capteur au bon endroit. J’utilisais alors le Dobson de Denis pour la trouver… j’y arrivais sans trop de difficulté bien qu’elle était assez pâlichonne. Je retournais alors à ma lunette maintenant que j’avais bien enregistré sa position et je la trouvais sur la première pose photo… deux minutes suffirent pour la cadrer et je lançais les poses.
       
      Je me reportais sur le second setup : l’APN sur la StarAdventurer. Je la captais facilement mais je n’avais pas de suivi correct. En vérifiant si aucun câble ne contraignait le suivi, je m’aperçus que la monture bougeait. Je n’avais pas serré les vis et ça ne pardonnait pas. Je réalignais la monture et refis la mise en station. La première image me confirmait la bonne tenue du suivi. Je réussis le cadrage voulue, à savoir inclure bien sûr la comète mais aussi les galaxies M81 et M82. Malheureusement ces deux objets se situant en haut à gauche de l’image, se retrouvent pris dans la coma de l’image, soit à l’endroit de l’objectif où les étoiles filent un peu. Je laissais le cadrage tel quel car la vedette restait la comète. Je lançais les poses et put enfin aller voir les camarades.
       
      Je m’aperçus qu’une famille était déjà sur place. Trois générations de femmes d’une même famille : la grand-mère, la mère et la fille. Elles voulaient voir la comète. Alors, je leur montrais mes premières images. Puis nous allâmes vers le Dobson de Denis et je la captais assez vite. Je les guidais pour qu’elles puissent toutes trois la voir. Alors qu’on discutait, je commençais à avoir froid. Je n’avais pas encore ma doudoune et je ressentais les premiers frissons. Alors que Denis prit le relais, je partis à la voiture pour mieux me couvrir en mettant la chapka, la doudoune et une seconde paire de gants.
       
      Patou fit des essais sur une nouvelle monture, une HEQ5, cadeau de noël qu’elle s’était fait. Après un peu de prise de tête, la monture répondait correctement.
      Peu après une seconde famille arriva : un couple et leur fille. Ils demandèrent de l’aide pour l’installation et l’utilisation de la lunette de leur fille. Je leur expliquais qu’avec la nuit et le gel, il était difficile de faire ça maintenant. Le mieux étant de reporter leur venue sur une autre soirée et de venir un peu avant le coucher du Soleil. On leur donna toutefois quelques conseils pratiques.
       
      Je commençais à avoir faim… Denis me dit qu’il était temps d’aller manger car il était déjà 21h. Je n’avais pas vu l’heure passée. On mangea alors nos sandwichs près de la table de réconfort suivis d’un bon chocolat chaud. Un autre thermo de chocolat et un thermo d’infusion avaient pris place, ainsi que des papillotes de chocolat. En en goûtant une, je fus surprise par sa dureté... le gel était passé par là aussi !
      On discuta technique et pratique de l’astro avec les uns et les autres. Nous pûmes voir quelques belles filantes. Était-ce-ce des Géminides retardataires ? Ou des Orionides même si on n’est plus à la bonne époque ? En tout cas, le radiant semblait être la constellation d’Orion. En candidates possibles, il y aurait bien les quadrantides, dont le pic était la veille, vendredi 4 janvier, mais d'après les infos prises, elles ne montraient le bout de leur nez qu'en seconde partie de nuit.
       
      Après avoir profité de quelques objets à l’oculaire, les familles nous quittèrent, le froid ayant raison de leur motivation. Les astrams sur place poursuivirent leurs occupations, que ce soit en photo ou en observation. Régulièrement on entendait untel annoncer l’objet qu’il tenait à l’oculaire… et deux ou trois participants se déplaçaient pour observer à leur tour.
      Les astrophotographes, dont je faisais partie, étaient plutôt content de leurs acquisitions. Le ciel devenait très bon au zénith malgré la montée du brouillard sur les horizons.
       
      Chara était enfin monté dans la voiture. Quelques temps auparavant, elle patrouillait à la recherche de rongeur. En la caressant, je m’aperçus qu’elle était plutôt froide et humide. On la voyait assez bien dans les champs avec sa loupiote rouge accrochée au harnais. Je me demandais comment elle faisait pour supporter ce froid. Mais maintenant, couchée en boule, la tête dans les pattes, elle tremblait. Je remontais sa couverture sur elle, la frictionnait un peu et la bordait.
       
      Une nouvelle réunion se fit autour de la table de réconfort où les discussions sur les pratiques et techniques étaient de rigueur. Les thermos de boissons chaudes se vidèrent. Le froid était plus intense bien qu’encore raisonnable. Quelqu’un annonça -4°C. Les tubes, les tables, les jupes… tout était givrés.
      Vers 23h, le brouillard s’évanouit presque totalement. Il restait une légère brume mais rien de méchant. Certains astrams commencèrent à plier. Quant à moi je lançais les dark.
       
      Encore un peu d’observation au dobson de Sandrine, celui de Denis étant totalement embué, en comparaison avec la vision au Newton de Patou, nous nous occupèrent encore un moment. Puis, après avoir attaché la sangle de sécurité au harnais de la chienne et remis la couverture sur elle, je constatais qu’elle ne tremblait plus et s’était profondément endormie. Je rangeais mes setups pendant le téléchargement des images vers mon ordi, puis après sur une clé USB. Tout était presque rangé quand les derniers participants nous quittèrent. Nous étions les derniers.
      A presque qu’une heure du matin, nous repartîmes vers la maison. J’étais heureuse… j’avais enfin pu faire les deux acquisitions sur 46P qui me tenaient à cœur… reste à espérer que le résultat soit à la hauteur de mes ambitions !
    • Par Maïcé
      Cette année, nos vacances de Noël tombent vraiment mal, à la Pleine Lune ! Et cerise sur le gâteau de la malchance, j’ai attrapé un rhume qui me transforme en fontaine à soubresauts. J’aurais bien aimé jeter un œil à la visiteuse du moment, on la dit brillante, visible à l’œil nu… Si bien que le soir de Noël, emmitouflée comme un esquimau, je suis invitée à la fenêtre ouverte sur la nuit, face au Cocher qui se lève à me saisir des jumelles pour chercher Wirtanen P46. Ce ne sont pas les taches floues qui manquent dans l’hexagone du Cocher mais la comète est hors de ses limites, à quelques degrés de Capella. Elle m’apparaît comme une boule diffuse sans queue. Mais les éternuements ont raison de mes observations et je ne m’aventure même pas à la chercher à l’œil nu.
      Ce n’est que le 26 que je retrouve suffisamment de tonus pour l’observer au dobson 300. Elle s’éloigne déjà de Capella, mais elle est bien visible à l’œil nu en effet, donc facile à trouver. Au télescope, elle présente un peu l’aspect diffus et rond de Holmes. Avec de l’attention, on distingue le départ d’une queue, large mais léger renforcement dans son halo, proche du pseudo noyau. Pour être sûre qu’il ne s’agit pas d’un effet de mon imagination, nous nous succédons à l’oculaire pour décrire son orientation. Et comme nous sommes tous d’accord, ce doit bien être elle .
      Avant le lever de la lune nous avons profité des quelques instants de nuit pour admirer les couleurs de M42 en grand champ avant de rentrer soigner mes éternuements à coup de tisane d’Hysope… Je remercie vivement notre voisin de m’avoir obligeamment servi ce remède efficace ! Dès le lendemain, la source de mes sinus s’est tarie et le 28 décembre, nous avons pu profiter du T1000 pour revisiter un peu du ciel profond d’hiver. Rien d’extrême, la transparence n’était pas optimale, SQM de 21,4 (ce qui est plutôt bas pour ce site) mais le seeing était réellement très bon !
       
      Au menu c’est la fête des pupilles, IC 418, le trapèze de M42, le casque de Thor, NGC 1999, M1 et M77.
       
      IC 418 montrait sa coquille d’un rose soutenu, rose, ni bordeaux, ni saumon, rose délicat, un peu passé comme les édredons en satin de ma grand-mère et la centrale était une tête d’épingle brillante ! Par contre, même à fort grossissement, je n’ai pas vu de détails de la structure interne.

      M42 C’est un plaisir à tous les grossissements, de son aspect "technicolor" à faible grossissement ou au crépuscule aux innombrables détails floconneux de sa surface en passant par la détection des myriades de petites étoiles en train de s’allumer au cœur de la nébuleuse.
      Comme le ciel était très stable, avec les 6 étoiles du trapèze parfaitement séparées ( les 4 plus brillantes avec des aigrettes!), nous avons monté « un peu » en grossissement. Je n’ai jamais eu autant de facilité à voir G et H. G en permanence alors que d’habitude je la trouve difficile, plus même que H à cause de l’éclat dansant de D. J’étais donc surprise que H soit moins facilement accessible, même en sachant où la chercher. Et tout autour, nombres d’étoiles faibles qui apparaissent comme des épingles brunâtres. C’est d’ailleurs une remarque que je me fais à chaque fois. Les étoiles qui entourent le trapèze, contrairement aux autres astres faibles qui apparaissent par glimpses, sont bien présentes mais colorées d’une teinte chaude voire « brûlée » est-ce dû à la présence de poussières qui les enchâssent encore dans leur prime jeunesse ?
       
      NGC 2359 alias le casque de Thor, à cause de la présence de deux ailes quasi symétriques de part et d’autres de la bulle autour de l’étoile WR centrale. Ici, ces ailes étaient parfaitement définies, les fines lignes qui s’enroulent autour de WR7 brillantes et fines et les jugulaires plus diaphanes et floues mais bien visibles, l’une plus ramassée que l’autre. Il y avait des années que je n’avais pas rendu visite à cette magnifique nébuleuse parfaitement reconnaissable au premier coup d’œil.
       
      NGC 1999, un objet dont on a pas mal parlé sur Astrosurf ces derniers jours. Parsamyan 34 est vraiment très sombre et parfaitement définie, l’étoile qui la borde est brillante mais son halo semble s’arrêter au bord du trou sombre, la nébuleuse diffuse qui l’entoure n’a pas de contour bien défini et semble se fondre dans le fond de ciel. Je n’ai pas noté le détail qui a fait l’objet de la discussion récente, j’y reviendrai c’est certain.
       
      M1, j’ai failli l’oublier alors que nous en avons eu une vision inédite ! On connaît tous cette tache ovale dont on est souvent bien content de saisir les petites échancrures et parfois des zones plus brillantes sur sa surface. Mais ce sont des détails qui restent difficilement accessibles. Au T1000, il y a tant de lumière qu’on peut l’observer avec le filtre OIII 3nm d’Astrodon… Et là, la vision en est transfigurée, exit la tache floue, elle disparaît dans le fond de ciel mais le réseau de filaments apparaît soudain avec une facilité déconcertante, et ce n’est pas juste 3 branches mais toute une toile de fils, «gris» malgré le diamètre, visibles sans difficulté. C’est comme d’observer le squelette d’une personne sur une radio, la chair s’efface mais toute l’ossature apparaît.
       
      M77, brillante galaxie spirale de face. Dans sa partie la plus dense, on y devine l’amorce des bras. En surimpression proche du noyau, je discerne une étoile évaluée à au moins magnitude 16 par Fred. Elle est visible tout contre l’un des bras. Je ne connais pas assez M77 pour identifier cette étoile et je lance à la cantonade : « J’ai découvert une SN dans M77 ». C’est au retour à la maison qu’on a l’idée de regarder des photos de la galaxie pour apprendre qu’une SN a effectivement été découverte le 24 novembre dans M77, très proche d’un bras de la galaxie et non dans son halo externe comme c’est souvent le cas. Sa magnitude qui a été évaluée à 14,5 lors de sa découverte, était encore de 15 le 10 décembre. Par contre, on peut voir des zones H2 actives dans les bras de M77 et mon interrogation est de savoir si elles sont assez denses et brillantes pour les confondre avec des étoiles (l’une de ces zones est justement assez proche de la position de SN 2018ivc). Vue ou non, la recherche du détail aura été un excitant prolongement de l’observation.

      La photo est de Koishi Itagaki. J'ai volontairement inséré directement le lien vers l'original (et non une copie) pour rendre à César ce qui est à César.
       
      La lune nous a délogés bien tôt, il y a tant d’objets que nous aurions aussi voulu voir et revoir, mais cette session était inespérée, ne boudons pas notre plaisir !
       
    • Par xavierc
      Pour bien commencer cette année 2019, je vous adresse mes meilleurs voeux et partage la suite de mes observations de l'automne 2018.
       
       Dobson Strock 254/1200
       
       7 dessins : 8415 à 8421.
       
       Ce soir, je n'ai pas emporté le télescope de 508 à cause d'une contrainte le lendemain matin m'empêchant d'observer toute cette nuit donc je prends le Strock.
       La lune se couche à mon arrivée à 22h35.
       
       Je commence en allant chercher dans le Petit Renard des objets d'un type inhabituel pour cette constellation à savoir des galaxies.
       
       Observation 8415 : NGC7052.
       La galaxie est vue faible et allongée à 75X et j'ai confirmé à 150X sa forme, notamment en vision indirecte, car elle est assez diffuse.
       
       
       Observation 8416 : NGC7080.
       Cette galaxie est nettement plus diaphane que la précédente, pas sûre à 75X, étant très faible à VI1, peu condensée à 109X.
       
       
       A noter que ces deux galaxies sont dans le Petit Renard du côté qui jouxte Pégase, ceci expliquant du coup la présence de ces galaxies à cet endroit-là de la constellation.
       
       Observation 8417 : Mars.
       480x.
       
       
       Comme lors de la dernière nuit, des chiens se manifestent encore par leurs aboiements au nord-est assez loin heureusement.
       Puis je me dirige dans une constellation réputée pour ses objets galactiques à savoir le Verseau.
       
       Observation 8418 : NGC7600.
       A 150X, elle est évidente avec un centre considérablement faible à faible et un halo bien diffus autour.
       
       
       En plus des chiens cette fois-ci c'est les vaches qui deviennent bruyantes.
       
       Observation 8419 : NGC7606.
       Je l'observe à 109X et 150X, elle commence à montrer du détail.
       Si ce n'est pas déjà fait, il faudra que je l'observe au Dobson de 508 aussi car au 250 je vois déjà une structure spirale avec des nodosités qui sont en VI 4 à 5 à 150X tandis que la galaxie est faible et diffuse.
       J'arrive à voir tout ça malgré un coup de fatigue et de la buée intermittente sur l'oculaire.
       
       
       Je dors debout après ce dessin, du coup je préfère aller dormir couché dans la voiture sur la banquette arrière et je ne me réveille qu'au bout de 3h, heureusement il fait encore nuit.
       Je rends visite à mon réveil à la comète Giacobini-Zinner 21P qui est encore dans le Cocher comme la précédente nuit.
       
       Observation 8420 : Comète Giacobini-Zinner.
       Sa position est intéressante pour une photographie grand champ car elle est à peine à un demi-degré avant de passer sur M35 le bel amas ouvert des Gémeaux.
       Le centre et la coma de la comète sont plutôt faibles tandis que sa queue étirée est faible à perceptible et diffuse.
       Le noyau a été placé à 4h44.
       J'ai essayé plein de grossissements à savoir 75X, 109X et 218X.
       
       
       Le froid s'accentue et j'ai mis mes gants.
       Je termine la nuit sur une petite galaxie d'Andromède
       
       Observation 8421 : NGC662.
       J'observe cette galaxie condensée à 150X où elle m'apparaît très faible à VI1 avec l'étoile brillante dans le champ qui gêne.
       L'aube semble poindre.
       
       
       Un hibou et son chant régulier sont assez proches et m'agacent un peu pendant 5 minutes à cause de cette régularité.
       Le camion de lait est passé aussi, je suis allé me protéger les yeux plus loin.
       Je remballe avant l'aube effective car aujourd'hui je dois passer à la banque pour envoyer mon virement au Chili afin de payer mon séjour du mois de novembre.
       Voilà pourquoi je n'avais pas pris le Dobson de 508 cette nuit car sinon je n'aurais pas pu dormir beaucoup avant d'aller à la banque.
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