xavierc

Valdrôme nuit du 11 au 12 août 2018

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Valdrôme nuit du 11 au 12 août 2018
 
 9 dessins : 8322 à 8330.
 
 Dobson 508/1920
 
 Je poursuis l'exploration des amas globulaires d'Ophiucus comme hier.
 
 Observation 8322 : NGC6355.
 201x. Il reste faible, assez petit et partiellement résolu. Ses étoiles sont notées très faibles à perceptibles.
 NGC6355obs8322.jpg
 
 Un groupe de photographes placés au plus haut du talus à l'Est gênent par leurs lumières, ça rouspète autour de moi : PC éclairant les arbres derrière, et leurs frontales dirigées vers nous lorsqu'ils regardent leur écran de PC. Certes ils n'ont pas été placés par l'organisation à l'endroit réservé où ils pensaient moins gêner, mais on sent un manque de préparation sur ce point.
 Mes collègues astrophotographes du club de Thorigny placés sur le talus sont bien impactés, Jean-Marc ira jusqu'à utiliser comme bafflage une serviette de bain pour prémunir ses photos de leur éclairage.
 Il finiront par trouver des réglages et une organisation plus appropriée la nuit suivante, les débutants de leur groupe ayant été briefés, au point qu'on pourrait croire que ce ne n'est plus le même groupe que la veille.
 
 Observation 8323 : NGC6401.
 276x, 85x. Considérablement faible et petit à 85x, il devient granuleux puis partiellement résolu à 276x.
 NGC6401obs8323.jpg
 
 Je tente ensuite une discrète nébuleuse planétaire du Sagittaire.
 
 Observation 8324 : PK5-2.1.
 201x. Elle est très faible sans filtre et faible en OIII. Elle reste ponctuelle, je l'ai repérée avec certitude par blinking.
 PK5-2.1obs8324.jpg
 
 Encore grosse (23,8") après son opposition de fin juillet, Mars dans le Capricorne a été dessinée.
 
 Observation 8325 : Mars.
 Je l'observe de l'oeil gauche pour garder mon adaptation nocturne.
 Sans filtre rouge, l'image est trop peu visible (turbulence de 4 à 5 sur 5). Avec ce filtre, la région de Syrtis Major et Hellas sont bien reconnues parmi pas mal de détails fugaces.
 402x, 631x et filtre 23A.
 Marsobs8325.jpg
 
 Je suis fatigué.
 Pour se réveiller un peu, on se chambre avec Thomas dit Locus et son ami Georges.
 Qui aime bien charrie bien!
 
 Ca a marché, je suis plus alerte pour arpenter les sentiers des amas de galaxies d'Hercule.
 
 Observation 8326 : Abell 2199.
 201x. Heureusement que j'ai observé Mars avec l'oeil faible (mon gauche) sinon c'était mort pour apercevoir ces faibles et lointaines lueurs!
 201x. NGC6166 est assez faible à considérablement faible, NGC6166A faible, 6166C faible à très faible, 6166D très faible, PGC58277 faible à très faible, PGC58212 très faible à VI1.
 NGC6166_Abell2199obs8326.jpg
 
 Observation 8327 : NGC6145/6/7.
 201x. Je regarde ce faible groupe à proximité de la précédente. NGC6146 est la plus facile, considérablement faible à faible, NGC6145 est très faible tandis que NGC6147 ferme la marche en vision indirecte VI3.
 NGC6145_6_7obs8327.jpg
 
 Je reviens dans notre système solaire pour traquer l'objet suivant, errant par nature.
 
 Observation 8328 : Comète Giacobini Zinner 21P dans Cassiopée.
 85x, 201x. J'ai placé le noyau à 3h42, le déplacement de la comète a été perceptible au fil du dessin. Elle est bien colorée vert pomme à 85x, plus diffuse mais avec une queue plus longue que lors de la précédente observation. Le noyau est brillant, et la queue semble considérablement faible à perceptible.
 Comete_Giacobini_Zinner_21Pobs8328.jpg
 
 Je profite de la proximité qu'a donné ce pointage pour observer une nébuleuse planétaire détaillée de Cassiopée.
 
 Observation 8329 : IC289.
 201x, 402x, 276x. Invisible en HBêta, elle réagit bien en Oxygène 3 (OIII). Son étoile centrale très faible se détache de la nébuleuse considérablement faible à 201x, turquoise pâle à 85x. Son anneau mieux vu en OIII a un aspect irrégulier, ainsi que la zone interne d'éclat hétérogène.
 IC289obs8329.jpg
 
 A 4h30 ça remballe autour de moi.
 
 Je termine avec un amas ouvert de la Girafe dans l'aube.
 
 Observation 8330 : St23.
 138x. C'est une belle surprise, cet amas ouvert dit de Pazmino est brillant et coloré, assez fourni, caractérisé par un large écart de magnitudes.
 St23obs8330.jpg
 
 Les affaires sont trempées.

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Xavier, par ce dernier dessin, tu apportes la preuve qu'on peut, à partir d'un objet tout bête, réaliser une jolie planche colorée. Bien des dobsoniens l'auraient laissé de côté, y compris moi.   Fabrice M.

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Encore une belle brochette, bravo Xavier :)

Bonne journée,

AG

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Encore un super CR Xavier :).

 

J'aime bien ton dessin de Mars. Pour l'instant je ne me suis pas encore vraiment frotté au dessin planétaire, mais avec les conseils fournis dans le bouquin que je suis en train de lire, je m'y mettrai peut-être ;). IC289, et la comète Giacobini Zinner sont bien détaillées aussi, c'est chouette.

 

J'ai déjà observé NGC 6166 en juin dernier (mais je n'avais pas vu les autres composantes de l'amas Abell 2199, trop faibles). Je ne sais pas si tu le sais, mais cette galaxie est classée comme Quasar dans la base de donnée Simbad. (avec le numéro 3C 338.0) A 496 millions d'années-lumière de distance, c'est probablement la galaxie NGC la plus lointaine qui soit aussi facilement accessible dans un télescope d'amateur.

Pour info le lien vers Simbad sur cette galaxie :

http://simbad.u-strasbg.fr/simbad/sim-id?Ident=NGC 6166

 

Pour cette raison je l'avais dessinée. Ce n'est pas aussi fréquent que cela, d'avoir des photons aussi lointains qui viennent frapper ma rétine ;):

 

d600a403d3dfa209e847e0ff140695ac026d2a5b

 

Modifié par yves65
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Des amas globulaires du NGC, une nébuleuse planétaire PK stellaire, Mars proche de l'opposition, des groupes de galaxies, une comète, une nébuleuse annulaire du IC et un amas ouvert de Stock ! On voit rarement une telle profusion d'objets si rares et si différents : un éclectisme  de qualité qu'il convient de souligner ! :x

 

La nuit fut belle également dans le Queyras, mais j'ai été moins productif que toi (en variété et en quantité):

http://www.astrosurf.com/cielextreme/bdo/11_08_18 - 12_08_18.html

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Il y a 9 heures, yves65 a dit :

J'ai déjà observé NGC 6166 en juin dernier (mais je n'avais pas vu les autres composantes de l'amas Abell 2199, trop faibles). Je ne sais pas si tu le sais, mais cette galaxie est classée comme Quasar dans la base de donnée Simbad. (avec le numéro 3C 338.0) A 496 millions d'années-lumière de distance, c'est probablement la galaxie NGC la plus lointaine qui soit aussi facilement accessible dans un télescope d'amateur

 

Tu as aussi NGC 6041 donnée à environ 470 millions d'AL avec la marge d'erreur... et son amas Abell 2151 qui est une "mine de galaxies", vraie merveille à contempler en été (je l'ai fait cet été justement, mais les moustiques ont pourri l'ambiance ce soir-là - retour sur Terre...:(). Abell 2151, qui se voit facilement dans du matériel amateur sous un ciel correct, est supposé se trouver à 510 millions d'AL globalement, pour les amateurs de distances vertigineuses 9_9

 

Quant à IC 289 dans Cassiopée, tiens quelle découverte ! :o En voilà une qui a échappé à mes innombrables épluchages en règle de Stellarium >:(;) Du coup merci Xavier, elle est très joliment dessinée en plus. 

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il y a une heure, Cédric Perrouriefh a dit :

Tu as aussi NGC 6041 donnée à environ 470 millions d'AL avec la marge d'erreur... et son amas Abell 2151 qui est une "mine de galaxies", vraie merveille à contempler en été (je l'ai fait cet été justement, mais les moustiques ont pourri l'ambiance ce soir-là - retour sur Terre...:(). Abell 2151, qui se voit facilement dans du matériel amateur sous un ciel correct, est supposé se trouver à 510 millions d'AL globalement, pour les amateurs de distances vertigineuses 9_9

 

L'amas d'Hercule Abell 2151 est sur mes listes d’objets à pointer depuis longtemps :), mais je n'ai encore jamais eu le temps de le faire :$... Toutefois, avec une magnitude de 13,3 cette galaxie NGC 6041 semble plus faible que NGC 6166 de magnitude 11,8. Je ne sais pas si j'arriverai bien à la voir avec mon T305.

 

Si ça intéresse les amateurs de "distances vertigineuses" à l'oculaire, voici un tableau que j'avais établi il y a quelques années, et qui répertorie les amas Abell brillants. (on y voit NGC 6041 et aussi NGC 6166.) Mon but était de les observer tous... mais à ce jour je n'ai eu le temps de pointer que les 3 en jaunes, donc j'ai encore du travail pour compléter cette liste d'observations ;). J'ai surligné en rose les magnitudes des galaxies inférieures à 12 :

 

image.png.d88279da3d5eebf844add1a2f41eca5f.png

 

Modifié par yves65
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Il y a 3 heures, yves65 a dit :

Toutefois, avec une magnitude de 13,3 cette galaxie NGC 6041 semble plus faible que NGC 6166 de magnitude 11,8. Je ne sais pas si j'arriverai bien à la voir avec mon T305.

 

Si ton ciel est bien sombre et si tu as une bonne transparence le soir de ton observation, les membres de l'amas devraient bien ressortir dans ton 300. Mon observation de l'été dernier a été faite au C14 et il y a fort à parier que le ciel n'était pas parfait ce soir-là (il l'est rarement... :S)

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Merci à tous.

 

J'avais raté les réponses, la notification auto envoyée par Astrosurf ne marcherait plus?

 

Il y a une telle variété d'objets qu'on peut effectivement en une seule nuit présenter une bonne proportion du bestiaire céleste.

J'ai aussi redécouvert certains amas ouverts au 508, avec le piqué et l'explosion de couleurs de certains.

 

Yann, ton lien de CROA n'a pas aimé les espaces.

 

Yves, merci pour les précisions astrophysiques, la liste d'amas de galaxies accessibles et le dessin.

Pour pulvériser les distances, il faut ensuite passer aux quasars, pour espérer en voir jusqu'à 8-10 milliards d'années lumière avec nos instruments.

 

Coucou aussi à Serge, Alain et Fabrice.

 

Comme on parle d'Abell 2151, je l'avais dessiné avec ce même instrument au même endroit voici 2 ans :

Un mur de galaxies

Abell2151obs7472.jpg

et le CROA correspondant

http://xcamer2.free.fr/astrodessins/CROA/Valdrome_ete2016_T500/CROAValdrome2016_nuit07/CROAValdrome2016_nuit07.html

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il y a 14 minutes, xavierc a dit :

Pour pulvériser les distances, il faut ensuite passer aux quasars, pour espérer en voir jusqu'à 8-10 milliards d'années lumière avec nos instruments.

 

Avec nos instruments, vraiment ? O.o Je ne savais pas que c'était possible. Je pensais qu'on s'arrêtait à 2 ou 3 Md AL pour des quasars encore à peu près accessibles (magnitude 12 ou 13...). Là ça fait carrément l'autre bout de l'Univers observable ! :o Quels quasars et quelles magnitudes, par exemple ?

 

Bravo et merci aussi pour ton dessin d'Abell 2151, ça rappelle des bons souvenirs de nuits estivales (à part les moustiques...) ;)

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il y a une heure, Cédric Perrouriefh a dit :

Avec nos instruments, vraiment ? O.o Je ne savais pas que c'était possible. Je pensais qu'on s'arrêtait à 2 ou 3 Md AL pour des quasars encore à peu près accessibles (magnitude 12 ou 13...). Là ça fait carrément l'autre bout de l'Univers observable ! :o Quels quasars et quelles magnitudes, par exemple ?

J'en suis à z=4 avec SDSS J231818.77-004739.5 de mag.17 dans le bleu et mag.15 dans le rouge (là, le décalage vers le rouge prend tout son sens…B|). Ca représente (si ça doit représenter quelquechose) près de 11 milliards d'années de temps de trajet-lumière (et une vitesse de fuite supérieure au million de km/s…)

Voir la discussion intéressante en face : https://www.webastro.net/forums/topic/148337-le-club-très-select-des-milliardaires/

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Il y a 9 heures, yapo a dit :

J'en suis à z=4 avec SDSS J231818.77-004739.5 de mag.17 dans le bleu et mag.15 dans le rouge

 

Ha oui :D Mais là je crois que c'est trop demander au pauvre C14 de mon club avec son ciel moyen. Et mon Mak 127 inutile d'en parler :DMais en tout cas bravo !

 

Il y a 9 heures, yapo a dit :

Ca représente (si ça doit représenter quelquechose) près de 11 milliards d'années de temps de trajet-lumière

 

Difficile de voir beaucoup plus loin encore... Non mais tu te rends compte de ce que tu fais ? :o:D

 

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Le 21/11/2018 à 10:00, Cédric Perrouriefh a dit :

Difficile de voir beaucoup plus loin encore... Non mais tu te rends compte de ce que tu fais ? :o:D

 

 

Oui, après il y a un problème de contraste par rapport au bruit de fond cosmologique... :D

Au 127, tu dois pouvoir aller jusqu'à mag.13.5-14.0, non ? Avec mon 115 dans les Alpes, j'arrive à 13.5.

Notre plus brillant specimen, 3C273 à m=12.9, est à presque 3 milliards d'années-lumière avec son z=0.158 !

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il y a une heure, yapo a dit :

Oui, après il y a un problème de contraste par rapport au bruit de fond cosmologique...

 

Ha oui je vois, nous autres pauvres mortels c'est la pollution lumineuse qui nous cherche des noises, mais toi c'est carrément le fond diffus cosmologique ! :D Non mais sérieux j'hallucine... :D

 

il y a une heure, yapo a dit :

Au 127, tu dois pouvoir aller jusqu'à mag.13.5-14.0, non ? Avec mon 115 dans les Alpes, j'arrive à 13.5.

 

Peut-être, sous un excellent ciel de montagne où je n'ai jamais encore conduit ce Mak. 14 me paraît en tout cas délirant pour le ciel de mon club. J'ai prévu de continuer les essais commencés le mois dernier, mais en ciel profond cette fois pour approcher la magnitude limite accessible à ce tube avec le ciel du club, pour commencer... Si ça arrive à 13 je serai déjà très content, à mon avis ;)

 

Il y a 1 heure, yapo a dit :

Notre plus brillant specimen, 3C273 à m=12.9, est à presque 3 milliards d'années-lumière avec son z=0.158 !

 

Oui, c'est à lui que je pensais plus haut... c'est pourquoi des quasars à z=4, 11 milliards d'AL, magnitude 17 dans le bleu, comment dire... ça chiffonne un peu mon entendement au premier abord :D

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    • Par xavierc
       Dobson Strock 254/1200.
       4 dessins : 8449 à 8452.
       
       Je suis arrivé à 21h45, le crépuscule est encore visible.
       
       Lors de cette courte soirée avant une nouvelle journée de travail, je vais observer surtout des galaxies du Verseau.
       
       Observation 8449 : NGC7184.
       Cette galaxie n'est pas facile mais il faut avouer qu'elle est basse. Je la vois effilée à 109X, diffuse avec un centre faible à très faible tandis que le reste est VI2 à 5.
       
       
       Observation 8450 : NGC7180.
       Elle reste petite à 150X avec un centre faible à très faible tandis que le reste n'est vu qu'en vision indirecte VI1 à 2.
       
       
       Observation 8451 : NGC7185.
       Cette galaxie observée à 150X est très faible, allongée en vision indirecte et diffuse.
       
       
       Un petit vent se fait sentir mais ça ne m'empêchera pas d'observer le dernier objet de la soirée, une galaxie du Triangle.
       
       Observation 8452 : NGC669.
       Et j'ai bien fait de l'observer celle-là! Elle est hétérogène, effilée, et montre des nodosités en vision indirecte VI4, son centre faible à très faible, et ses autres extensions vues VI1 à 5 à 150X.
       
       
       Je remballe un peu après minuit car il faut bien aller travailler demain.
    • Par RIGEL33
      2019 commence bien !!
       
      Alors que nous n’avions pas pu maintenir de sorties officielles depuis début novembre, la période des fêtes de fin d’année 2018 a été plutôt pourrite ! L’anticyclone, pourtant bien présent en Aquitaine, maintenait sur place le brouillard et les nuages bas.
      Mais le début de l’année 2019 a vu un tout autre visage… le ciel s’est enfin montré à la faveur du froid qui s’est installé. Et même si des voiles nuageux ont persisté, le ciel du samedi 5 janvier au soir s’est montré très étoilé.
       
      Un peu de monde lors de cette première nuit : du forum Astrosaucats, étaient présents : Denis, Florent B, Fredastro, Geotowicz, Hageshii, Ju, LostFred, Patou, Petrus, Sandrine et moi-même.
      Un astram bourguignon, depuis peu sur Bordeaux, prénommé Vincent, était aussi de la partie.
       
      Une fois sur place, il faisait encore plutôt bon, environ 3 à 4°C. Le Soleil commençait à être bas sur l’horizon ouest. L’installation finie, je constatais avec amusement que le tube de Vincent brillait, pensant à une customisation. En fait, c’était la gelée qui avait fait son apparition à l’occasion de la baisse de la luminosité. La polaire étant en vue, je repartis vers mes setups (APN au foyer d’une lunette + APN au foyer d’une StarAdventurer) pour faire la mise en station.
       
      Les astrams arrivaient petit à petit. Au gré des salutations et des vœux, je m’attelais déjà à réaliser les Flat grâce à mon écran (à flat) avec l’aide de Denis. Je préfère les faire sur le fond du ciel mais les voiles nuageux du tout début de soirée me l’avait interdit. J’attaquais dans la foulée la mise au point. Il était déjà 19h… Je décidais de pointer la comète Wirtanen à la lunette mais j’avais un peu de mal. Je connaissais sa position mais je n’arrivais pas à mettre le capteur au bon endroit. J’utilisais alors le Dobson de Denis pour la trouver… j’y arrivais sans trop de difficulté bien qu’elle était assez pâlichonne. Je retournais alors à ma lunette maintenant que j’avais bien enregistré sa position et je la trouvais sur la première pose photo… deux minutes suffirent pour la cadrer et je lançais les poses.
       
      Je me reportais sur le second setup : l’APN sur la StarAdventurer. Je la captais facilement mais je n’avais pas de suivi correct. En vérifiant si aucun câble ne contraignait le suivi, je m’aperçus que la monture bougeait. Je n’avais pas serré les vis et ça ne pardonnait pas. Je réalignais la monture et refis la mise en station. La première image me confirmait la bonne tenue du suivi. Je réussis le cadrage voulue, à savoir inclure bien sûr la comète mais aussi les galaxies M81 et M82. Malheureusement ces deux objets se situant en haut à gauche de l’image, se retrouvent pris dans la coma de l’image, soit à l’endroit de l’objectif où les étoiles filent un peu. Je laissais le cadrage tel quel car la vedette restait la comète. Je lançais les poses et put enfin aller voir les camarades.
       
      Je m’aperçus qu’une famille était déjà sur place. Trois générations de femmes d’une même famille : la grand-mère, la mère et la fille. Elles voulaient voir la comète. Alors, je leur montrais mes premières images. Puis nous allâmes vers le Dobson de Denis et je la captais assez vite. Je les guidais pour qu’elles puissent toutes trois la voir. Alors qu’on discutait, je commençais à avoir froid. Je n’avais pas encore ma doudoune et je ressentais les premiers frissons. Alors que Denis prit le relais, je partis à la voiture pour mieux me couvrir en mettant la chapka, la doudoune et une seconde paire de gants.
       
      Patou fit des essais sur une nouvelle monture, une HEQ5, cadeau de noël qu’elle s’était fait. Après un peu de prise de tête, la monture répondait correctement.
      Peu après une seconde famille arriva : un couple et leur fille. Ils demandèrent de l’aide pour l’installation et l’utilisation de la lunette de leur fille. Je leur expliquais qu’avec la nuit et le gel, il était difficile de faire ça maintenant. Le mieux étant de reporter leur venue sur une autre soirée et de venir un peu avant le coucher du Soleil. On leur donna toutefois quelques conseils pratiques.
       
      Je commençais à avoir faim… Denis me dit qu’il était temps d’aller manger car il était déjà 21h. Je n’avais pas vu l’heure passée. On mangea alors nos sandwichs près de la table de réconfort suivis d’un bon chocolat chaud. Un autre thermo de chocolat et un thermo d’infusion avaient pris place, ainsi que des papillotes de chocolat. En en goûtant une, je fus surprise par sa dureté... le gel était passé par là aussi !
      On discuta technique et pratique de l’astro avec les uns et les autres. Nous pûmes voir quelques belles filantes. Était-ce-ce des Géminides retardataires ? Ou des Orionides même si on n’est plus à la bonne époque ? En tout cas, le radiant semblait être la constellation d’Orion. En candidates possibles, il y aurait bien les quadrantides, dont le pic était la veille, vendredi 4 janvier, mais d'après les infos prises, elles ne montraient le bout de leur nez qu'en seconde partie de nuit.
       
      Après avoir profité de quelques objets à l’oculaire, les familles nous quittèrent, le froid ayant raison de leur motivation. Les astrams sur place poursuivirent leurs occupations, que ce soit en photo ou en observation. Régulièrement on entendait untel annoncer l’objet qu’il tenait à l’oculaire… et deux ou trois participants se déplaçaient pour observer à leur tour.
      Les astrophotographes, dont je faisais partie, étaient plutôt content de leurs acquisitions. Le ciel devenait très bon au zénith malgré la montée du brouillard sur les horizons.
       
      Chara était enfin monté dans la voiture. Quelques temps auparavant, elle patrouillait à la recherche de rongeur. En la caressant, je m’aperçus qu’elle était plutôt froide et humide. On la voyait assez bien dans les champs avec sa loupiote rouge accrochée au harnais. Je me demandais comment elle faisait pour supporter ce froid. Mais maintenant, couchée en boule, la tête dans les pattes, elle tremblait. Je remontais sa couverture sur elle, la frictionnait un peu et la bordait.
       
      Une nouvelle réunion se fit autour de la table de réconfort où les discussions sur les pratiques et techniques étaient de rigueur. Les thermos de boissons chaudes se vidèrent. Le froid était plus intense bien qu’encore raisonnable. Quelqu’un annonça -4°C. Les tubes, les tables, les jupes… tout était givrés.
      Vers 23h, le brouillard s’évanouit presque totalement. Il restait une légère brume mais rien de méchant. Certains astrams commencèrent à plier. Quant à moi je lançais les dark.
       
      Encore un peu d’observation au dobson de Sandrine, celui de Denis étant totalement embué, en comparaison avec la vision au Newton de Patou, nous nous occupèrent encore un moment. Puis, après avoir attaché la sangle de sécurité au harnais de la chienne et remis la couverture sur elle, je constatais qu’elle ne tremblait plus et s’était profondément endormie. Je rangeais mes setups pendant le téléchargement des images vers mon ordi, puis après sur une clé USB. Tout était presque rangé quand les derniers participants nous quittèrent. Nous étions les derniers.
      A presque qu’une heure du matin, nous repartîmes vers la maison. J’étais heureuse… j’avais enfin pu faire les deux acquisitions sur 46P qui me tenaient à cœur… reste à espérer que le résultat soit à la hauteur de mes ambitions !
    • Par Maïcé
      Cette année, nos vacances de Noël tombent vraiment mal, à la Pleine Lune ! Et cerise sur le gâteau de la malchance, j’ai attrapé un rhume qui me transforme en fontaine à soubresauts. J’aurais bien aimé jeter un œil à la visiteuse du moment, on la dit brillante, visible à l’œil nu… Si bien que le soir de Noël, emmitouflée comme un esquimau, je suis invitée à la fenêtre ouverte sur la nuit, face au Cocher qui se lève à me saisir des jumelles pour chercher Wirtanen P46. Ce ne sont pas les taches floues qui manquent dans l’hexagone du Cocher mais la comète est hors de ses limites, à quelques degrés de Capella. Elle m’apparaît comme une boule diffuse sans queue. Mais les éternuements ont raison de mes observations et je ne m’aventure même pas à la chercher à l’œil nu.
      Ce n’est que le 26 que je retrouve suffisamment de tonus pour l’observer au dobson 300. Elle s’éloigne déjà de Capella, mais elle est bien visible à l’œil nu en effet, donc facile à trouver. Au télescope, elle présente un peu l’aspect diffus et rond de Holmes. Avec de l’attention, on distingue le départ d’une queue, large mais léger renforcement dans son halo, proche du pseudo noyau. Pour être sûre qu’il ne s’agit pas d’un effet de mon imagination, nous nous succédons à l’oculaire pour décrire son orientation. Et comme nous sommes tous d’accord, ce doit bien être elle .
      Avant le lever de la lune nous avons profité des quelques instants de nuit pour admirer les couleurs de M42 en grand champ avant de rentrer soigner mes éternuements à coup de tisane d’Hysope… Je remercie vivement notre voisin de m’avoir obligeamment servi ce remède efficace ! Dès le lendemain, la source de mes sinus s’est tarie et le 28 décembre, nous avons pu profiter du T1000 pour revisiter un peu du ciel profond d’hiver. Rien d’extrême, la transparence n’était pas optimale, SQM de 21,4 (ce qui est plutôt bas pour ce site) mais le seeing était réellement très bon !
       
      Au menu c’est la fête des pupilles, IC 418, le trapèze de M42, le casque de Thor, NGC 1999, M1 et M77.
       
      IC 418 montrait sa coquille d’un rose soutenu, rose, ni bordeaux, ni saumon, rose délicat, un peu passé comme les édredons en satin de ma grand-mère et la centrale était une tête d’épingle brillante ! Par contre, même à fort grossissement, je n’ai pas vu de détails de la structure interne.

      M42 C’est un plaisir à tous les grossissements, de son aspect "technicolor" à faible grossissement ou au crépuscule aux innombrables détails floconneux de sa surface en passant par la détection des myriades de petites étoiles en train de s’allumer au cœur de la nébuleuse.
      Comme le ciel était très stable, avec les 6 étoiles du trapèze parfaitement séparées ( les 4 plus brillantes avec des aigrettes!), nous avons monté « un peu » en grossissement. Je n’ai jamais eu autant de facilité à voir G et H. G en permanence alors que d’habitude je la trouve difficile, plus même que H à cause de l’éclat dansant de D. J’étais donc surprise que H soit moins facilement accessible, même en sachant où la chercher. Et tout autour, nombres d’étoiles faibles qui apparaissent comme des épingles brunâtres. C’est d’ailleurs une remarque que je me fais à chaque fois. Les étoiles qui entourent le trapèze, contrairement aux autres astres faibles qui apparaissent par glimpses, sont bien présentes mais colorées d’une teinte chaude voire « brûlée » est-ce dû à la présence de poussières qui les enchâssent encore dans leur prime jeunesse ?
       
      NGC 2359 alias le casque de Thor, à cause de la présence de deux ailes quasi symétriques de part et d’autres de la bulle autour de l’étoile WR centrale. Ici, ces ailes étaient parfaitement définies, les fines lignes qui s’enroulent autour de WR7 brillantes et fines et les jugulaires plus diaphanes et floues mais bien visibles, l’une plus ramassée que l’autre. Il y avait des années que je n’avais pas rendu visite à cette magnifique nébuleuse parfaitement reconnaissable au premier coup d’œil.
       
      NGC 1999, un objet dont on a pas mal parlé sur Astrosurf ces derniers jours. Parsamyan 34 est vraiment très sombre et parfaitement définie, l’étoile qui la borde est brillante mais son halo semble s’arrêter au bord du trou sombre, la nébuleuse diffuse qui l’entoure n’a pas de contour bien défini et semble se fondre dans le fond de ciel. Je n’ai pas noté le détail qui a fait l’objet de la discussion récente, j’y reviendrai c’est certain.
       
      M1, j’ai failli l’oublier alors que nous en avons eu une vision inédite ! On connaît tous cette tache ovale dont on est souvent bien content de saisir les petites échancrures et parfois des zones plus brillantes sur sa surface. Mais ce sont des détails qui restent difficilement accessibles. Au T1000, il y a tant de lumière qu’on peut l’observer avec le filtre OIII 3nm d’Astrodon… Et là, la vision en est transfigurée, exit la tache floue, elle disparaît dans le fond de ciel mais le réseau de filaments apparaît soudain avec une facilité déconcertante, et ce n’est pas juste 3 branches mais toute une toile de fils, «gris» malgré le diamètre, visibles sans difficulté. C’est comme d’observer le squelette d’une personne sur une radio, la chair s’efface mais toute l’ossature apparaît.
       
      M77, brillante galaxie spirale de face. Dans sa partie la plus dense, on y devine l’amorce des bras. En surimpression proche du noyau, je discerne une étoile évaluée à au moins magnitude 16 par Fred. Elle est visible tout contre l’un des bras. Je ne connais pas assez M77 pour identifier cette étoile et je lance à la cantonade : « J’ai découvert une SN dans M77 ». C’est au retour à la maison qu’on a l’idée de regarder des photos de la galaxie pour apprendre qu’une SN a effectivement été découverte le 24 novembre dans M77, très proche d’un bras de la galaxie et non dans son halo externe comme c’est souvent le cas. Sa magnitude qui a été évaluée à 14,5 lors de sa découverte, était encore de 15 le 10 décembre. Par contre, on peut voir des zones H2 actives dans les bras de M77 et mon interrogation est de savoir si elles sont assez denses et brillantes pour les confondre avec des étoiles (l’une de ces zones est justement assez proche de la position de SN 2018ivc). Vue ou non, la recherche du détail aura été un excitant prolongement de l’observation.

      La photo est de Koishi Itagaki. J'ai volontairement inséré directement le lien vers l'original (et non une copie) pour rendre à César ce qui est à César.
       
      La lune nous a délogés bien tôt, il y a tant d’objets que nous aurions aussi voulu voir et revoir, mais cette session était inespérée, ne boudons pas notre plaisir !
       
    • Par xavierc
      Pour bien commencer cette année 2019, je vous adresse mes meilleurs voeux et partage la suite de mes observations de l'automne 2018.
       
       Dobson Strock 254/1200
       
       7 dessins : 8415 à 8421.
       
       Ce soir, je n'ai pas emporté le télescope de 508 à cause d'une contrainte le lendemain matin m'empêchant d'observer toute cette nuit donc je prends le Strock.
       La lune se couche à mon arrivée à 22h35.
       
       Je commence en allant chercher dans le Petit Renard des objets d'un type inhabituel pour cette constellation à savoir des galaxies.
       
       Observation 8415 : NGC7052.
       La galaxie est vue faible et allongée à 75X et j'ai confirmé à 150X sa forme, notamment en vision indirecte, car elle est assez diffuse.
       
       
       Observation 8416 : NGC7080.
       Cette galaxie est nettement plus diaphane que la précédente, pas sûre à 75X, étant très faible à VI1, peu condensée à 109X.
       
       
       A noter que ces deux galaxies sont dans le Petit Renard du côté qui jouxte Pégase, ceci expliquant du coup la présence de ces galaxies à cet endroit-là de la constellation.
       
       Observation 8417 : Mars.
       480x.
       
       
       Comme lors de la dernière nuit, des chiens se manifestent encore par leurs aboiements au nord-est assez loin heureusement.
       Puis je me dirige dans une constellation réputée pour ses objets galactiques à savoir le Verseau.
       
       Observation 8418 : NGC7600.
       A 150X, elle est évidente avec un centre considérablement faible à faible et un halo bien diffus autour.
       
       
       En plus des chiens cette fois-ci c'est les vaches qui deviennent bruyantes.
       
       Observation 8419 : NGC7606.
       Je l'observe à 109X et 150X, elle commence à montrer du détail.
       Si ce n'est pas déjà fait, il faudra que je l'observe au Dobson de 508 aussi car au 250 je vois déjà une structure spirale avec des nodosités qui sont en VI 4 à 5 à 150X tandis que la galaxie est faible et diffuse.
       J'arrive à voir tout ça malgré un coup de fatigue et de la buée intermittente sur l'oculaire.
       
       
       Je dors debout après ce dessin, du coup je préfère aller dormir couché dans la voiture sur la banquette arrière et je ne me réveille qu'au bout de 3h, heureusement il fait encore nuit.
       Je rends visite à mon réveil à la comète Giacobini-Zinner 21P qui est encore dans le Cocher comme la précédente nuit.
       
       Observation 8420 : Comète Giacobini-Zinner.
       Sa position est intéressante pour une photographie grand champ car elle est à peine à un demi-degré avant de passer sur M35 le bel amas ouvert des Gémeaux.
       Le centre et la coma de la comète sont plutôt faibles tandis que sa queue étirée est faible à perceptible et diffuse.
       Le noyau a été placé à 4h44.
       J'ai essayé plein de grossissements à savoir 75X, 109X et 218X.
       
       
       Le froid s'accentue et j'ai mis mes gants.
       Je termine la nuit sur une petite galaxie d'Andromède
       
       Observation 8421 : NGC662.
       J'observe cette galaxie condensée à 150X où elle m'apparaît très faible à VI1 avec l'étoile brillante dans le champ qui gêne.
       L'aube semble poindre.
       
       
       Un hibou et son chant régulier sont assez proches et m'agacent un peu pendant 5 minutes à cause de cette régularité.
       Le camion de lait est passé aussi, je suis allé me protéger les yeux plus loin.
       Je remballe avant l'aube effective car aujourd'hui je dois passer à la banque pour envoyer mon virement au Chili afin de payer mon séjour du mois de novembre.
       Voilà pourquoi je n'avais pas pris le Dobson de 508 cette nuit car sinon je n'aurais pas pu dormir beaucoup avant d'aller à la banque.
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