Vincent_L

[Spectro] Comète C/2019 Y4 (Atlas)

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bonjour,

 

belle nuit hier, j'en ai profité pour faire le spectre de cette comète, qui s'avère assez prometteuse !

le spectre est réalisé avec un Alpy600 monté sur un T250 Newton. Camera CCD Atik414. Le suivi est réalisé sur le noyau de la comète. Le setup est piloté par Prism 10. Les données sont traitées avec ISIS, VisualSPec et script Python. La résolution est de 580. Les interprétations des bandes sont reprises du post de D. Boyd depuis http://www.spectro-aras.com/forum/viewtopic.php?f=41&t=2496&p=13912#p13912.

 

bons cieux et prenez soin de vous !

 

vincent

 

 

 

 

Image2.png

Edited by Vincent_L
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Bonjour Vincent,

 

Bravo pour ce spectre, on retrouve de nombreux éléments effectivement.

 

Je vais essayer de refaire une sessions également pour tenter de capter plus de flux.

 

Matthieu

 

 

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Voici ma contribution sur cette comète réalisé avec un LISA (R=800 environ).

Contrairement à Vincent, je n'ai pas pu capter la raie CN en dessous de 400nm du fait de mon capteur pas assez large....

 

5e85f1a89ca0a_C2019Y4.png.001550fa8f086d3c388517ed2c12c28d.png

 

Et ce que l'on voit sur le capteur d'autoguidage ou j'ai pu autoguider sur le noyau.

 

CometeC2019Y4_Slit.png.9030f6265b0aa5b78c1703a2b94b3d98.png

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Bonjour,

 

Un nouveau spectre de la comète pris également le 01/04/2020. C'est plus cohérent que mon dernier spectre. J'ai affiné le positionnement des zones de fond de ciel/ binning + précisions de la RI avec ISIS puis Script Python perso. Je n'ai pas encore essayé sur Demetra. En tout cas tu avais raison Olivier, je ne les avais pas assez bien paramétrés.

 

C2019_Y4_ATLAS_20200401_matthieulel.png.90463827063c50e0f48828078e6a69fc.png

 

Toutefois, mes raies [OI] de l'airglow sont assez élevées. Vous faites un fond de ciel en plus lors des acquisitions ?

 

Bon ciel

 

Matthieu

 

 

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bonjour Mathieu,

 

très beau spectre ! pour les raies [OI], elles sont effectivement exceptionnellement fortes ... je ne sais pas à quoi est dû cet artefact ...

 

ci-dessous, un spectre du 03/04 et comparaison du spectre du 31/03:

 

image.png.8c438dbb53c430bd84cfef5e36472637.png

 

 

image.png.788fe92311d48d8075e7c014b18bc17f.png

 

 

Vincent

 

 

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Bonjour Matthieu,

 

Bravo pour le spectre !

 

En fait, on est pratiquement toujours obligé de faire un spectre du fond de ciel séparément  en pointant une région du ciel à proximité de la comète. Si on utilise le fond de ciel enregistré en même temps que la comète, on n'est jamais sûr du résultat quand on fait le retrait du fond de ciel.

J'avais fait l'expérience:

http://astrosurf.com/jpmasviel/20140515/C2012K1PANSTARRS.html

 

Je sais que c'est un peu frustrant de pointer une zone du ciel ne contenant aucune cible. Après, s'il y a une étoile intéressante à faire pas trop loin, ça permet d'en profiter pour enregistrer le fond de ciel.

 

Jean-Pierre

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Bonjour à tous

 

Enfin un premier spectre de cette comète à l'UVEX(3) 1200tr/mm.

Guidage manuel, PHD2 ne veut pas du noyau ! (pose 4s ZWO 290MM)

Si quelqu'un a un solution PHD2, je prends :-)

Matériel C8 avec red6.3 et bin 2x2 pour tenter de ramasser un maxi de photons.

Christian Buil m'encouragé à vérifier la vraie focale avec le reducteur, et surtout de poser fortement, genre 1200s unitaire...!

A suivre de ce coté là.

Les specialistes vairont je l'espère des détails dans la raie CN principale ?

 

5e89f28251d4f_Spectre3730to4384net.png.710a474e7810ed78a8047b006d535db3.png

 

A suivre

 

Pierre

Edited by pierre2nice

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Bonsoir,

 

Merci beaucoup @Vincent L & @JPMasviel pour vos retours ! Prochaine session je ferai un fond de ciel pour améliorer ça.

 

@pierre2nice génial ce spectre dans l'uv, vraiment performant cet UVEX quand même...

 

Matthieu

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Pierre, avec PHD2, tu peux guider sur une étoile du champ tout en maintenant la comète dans la fente.

Il faut rentrer les deux taux de déplacement de la comète donnés par Cartes de Ciel :

interfaceCdC_PHD.jpg.5024c2fb5c189dbff0d504485f3b85c8.jpg

 

Je reprends la méthode envoyée récemment par un adhérent du CALA:

 

En spectro, pour guider sur la comète, j'ai trouvé une méthode qui marche bien avec Phd2 et CartesDuCiel (CdC), en utilisant la boite à outil Phd2 intégrée à CdC.
En 2 mots, on connecte CdC à Phd2, CdC calcule les valeurs de déplacement apparent de la comète et les envoie par la connexion directement à Phd2.

La recette, testée et validée récemment:
- Phd2 : Le lancer et connecter les équipements. Vérifier les valeurs de focales, de taille de pixel, etc...
- CdC :
--- Le lancer.
--- Étape à ne faire que la 1ère fois : menu Configuration->Gérer les boites à outils. Dans la case F2 (ou F3, ou Fx), colonne script, cliquer et sélectionner le script PHDGuiding.cdcps. Fermer.
--- Presser F2 (ou F3, ou Fx). A gauche s'affiche la boite à outil de Phd (en anglais)
--- Dans l'entrée 'PHD Host et port', il doit y avoir localhost et 4400. Ne pas y toucher, sauf si votre Phd2 ne tourne pas sur la même machine que CdC.
--- Cliquer sur Connect (ce qui connecte le client CdC au serveur Phd2).
--- Si ce n'est pas fait, mettre à jour les éphémérides des comètes (Mise à jour -> éléments des comètes)
- Phd2 :
--- Centrer la comète avec son utilitaire préféré (pour moi, c'est CdC connecté aussi au télescope, mais chacun sa solution)
--- Sélectionner une étoile de guidage, et commencer le guidage pour initier l'étalonnage (ou calibration) si elle n'est pas à jour.
- CdC :
--- Dans l'entrée de pointage en haut, sélectionner la comète (C/2019 Y4 (ATLAS) par exemple). CdC va générer une vue du ciel centrée sur la comète, et surtout calculer la vitesse de déplacement apparent qui va s'afficher dans la boite à outils Phd2 sous le label 'Lock shift'. Genre -226,25 et 7.23, par exemple.
--- Dans cette boite à outil, cliquer sur 'Set rate puis 'Enable', ce qui envoie ces valeurs de déplacement à Phd2, et les valide.
- Phd2:
--- Lancer l'outil 'Comet tracking' pour vérifier que les valeurs sont bien prises en compte, et que le suivi 'dérivant' est actif.
--- Affiner le centrage de la comète dans la fente avec l'outil 'Lock position' si nécessaire.
C'est tout bon, on peut lancer les poses. Sauf si, comme hier, c'est à ce moment-là que la brume tombe, masquant même la Lune. Grrr.

Au début ça semble un peu compliqué, mais en fait c'est assez logique. Pour éviter de ratatouiller en pleine nuit, le mieux est de s’entraîner de jour, au calme, avec ces 2 logiciels en utilisant les simulateurs de caméras, télescope, etc... qu'on connecte à Phd2 (et CdC si besoin). Sous Linux, les pilotes Indi incluent de tels simulateurs, je ne sais pas si l'équivalent existe avec Ascom.

 

Jean-Pierre

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Merci Jean Pierre

 

Je vais lire attentivement et mettre ca en musique.

 

Ce soir j'ai repris mon soft de guidage sur fente, j'ai guidé sur le noyau pendant 2h sans voir un bout de noyau  sortir !

comme quoi les fondamentaux sont parfois utiles. ;-)

 

Demain je dépouille , 8x1200s !. (Christian, je t"ai écouté, pas de bruit supplémentaire semble-t-il )

 

 

Bonne nuit

 

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Pierre, pour t'aider à indentifier les raies, tu as la page de M. Brown:

http://web.gps.caltech.edu/~mbrown/comet/

Using high-resolution spectra obtained with the Hamilton echelle spectrograph at Lick Observatory, we have constructed a catalogue of emission lines observed in comets Swift-Tuttle and Brorsen-Metcalf. The spectra cover the range between 3800 and 9900 A with a spectral resolution of ~ 42000. In the spectra, we catalogue 2997 emission lines of which we identify 2437. We find cometary lines due to H, O, C2, CN, NH2, C3, H2O+, CH, and CH+. We list 559 unidentified lines compiled from the two spectra.


Jean-Pierre

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Bonjour à tous,

 

Super Post sur cette belle Comète, qui, j'espère, va nous éblouir à l'approche du soleil. Avec une magnitude autour de 8, je m'y suis lancé aussi ce week-end. Voici mon humble contribution en basse définition, sur la base de 5 poses de 600 secondes (en guidage manuel même si j'ai appris dans ce Post que l'on peut dorénavant autoguider dans la fente, directement sur l'objet !) : 

 

5e8cbf9f0b1e2_CometAtlasC2019Y4.jpg.8440457bc0dba233a05b4d19e675d31b.jpg

 

 

Merci à Pierre pour le spectre avec l'UVEX, le détail dans le bleu est vraiment très intéressant et la définition autour de la raie à 3880 Angströms impressionnante.  Cela m'a permis du coup de jauger mon Alpy 600. Ci-dessous zoom de mon spectre entre 3680 et 4550 : 

 

5e8cbfca5b57c_zoomUVCometC2019Y4.jpg.0213409898b6b0583a7be8a14c28f4ba.jpg

 

A bientôt.

 

Frédéric

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Ce qui va être intéressant à suivre dans ces derniers jours de la comète, c'est l"évolution du rapport d'intensité des raies des différents radicaux, et aussi le rapport raies/continuum (gaz/poussières?).

Le spectre dans l'UV est sympa, mais a priori à cette résolution ce qu'on va commencer à séparer c'est les sous bandes P et R de CN, un peu indépendantes de la comète... Lors des cas rares où on a une raie de N2+ juste à côté de CN (391 vs 389nm - à vérifier) là, cette résolution devient fort intéressante.

Nicolas

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hier soir j'ai pointé la comète et affiché le champs d'autoguidage pose 20s ou l'on distingue la fente de 25µ. .

Je ne vois franchement pas une comète brillante comme annoncé ! :-)

je dirais plutôt mag 16 bien étalé, pas de noyau ...

 

COMETE-7-4-2020.jpg.08fe162ed12891166315db07c2fd1f52.jpg

 

Elle ne va pas être facile à spectrographier dans ce conditions .

 

A suivre

Pierre

 

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Superbes ces spectres de la comète. La résolution à l'UVEX est super intéressante. Si je ne m'abuse, ce ne serait pas le premier spectre d'une comète avec ce spectro qui est justement particulièrement adapté à ce type d'objet ?

Quand je vois l'image de guidage de Pierre, on voit clairement qu'elle est en train de se vaporiser complètement. Ce qui relevait encore de l'hypothèse il y a quelques jours parait maintenant une certitude. L'ayant observer fin Mars, je vais la retenter ce soir pour constater sa disparition.

Et bien, il faudra repasser encore pour une belle comète bien visible à l'oeil nu.

 

Jean-Christophe

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Il y a 16 heures, Jean-Christophe Dalouzy a dit :

Si je ne m'abuse, ce ne serait pas le premier spectre d'une comète avec ce spectro qui est justement particulièrement adapté à ce type d'objet ?

Il me semblait avoir quand même noté une légère limitation de l'UVEX pour l'observation des comètes.

 

Christian BUIL donne la précision suivante sur sa page dédiée à la présentation du projet :

Noter que de par son principe optique, UVEX produit un spectre bien net que sur une hauteur de fente relativement restreinte (suivant la direction spatiale). UVEX est surtout fait pour observer des objets ponctuels, comme des étoiles (mais vous pouvez aussi réaliser le spectre de petites nébuleuses, de noyaux de galaxies…). En dehors de la zone de netteté, une forme d’astigmatisme se produit, qui a pour effet d’élargir les raies spectrales, et donc de faire perdre en résolution spectrale. Examinez l’image spectrale ci-après :

capture-d-ecran-2019-06-07-a-10_56_56-822.jpg.7c61c8457f5e1c8d7f5fd96f5db42454.jpg

http://www.astrosurf.com/buil/UVEX_project 

Mais ça ne doit pas trop poser de problème, sauf peut-être pour une comète très étendue type Hale-Bopp, que l'on attend toujours. En tout cas, ce ne sera pas C2019 Y4, en voie des désintégration:

c2019y4-20200408-610-3_crop_itgauss.png.cde38b8da8fdbb132c79bbb57dcab841.png

April 8th 23:40 to 01:54 April 9th

220mins of 10sec subs, with the Baader 610 filter, ASI1600MM, 12" Newt

Nick Haigh

 

Jean-Pierre

 

 

 

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Certes pour une zone de binning large, dans le cas présent la zone est centrée sur le noyau  avec la zone de netteté y= 10 pixels ce qui est acceptable .

 

j'en ai profité pour donner une idée sur les raies, avec l'outil FWHM d'ISIS (informatif).

noyau_cometeID.PNG.b6019935571779b9a366064ac9940cff.PNG

 

Pierre

 

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Pierre,

J'avais trouvé ce graphique de la région de CN:

5e8ee82f0d706_CN(dtails)001.jpg.99e16f21345615d4ea1193b3ac2f723f.jpg

En tout cas, félicitations pour ce premier essai d'UVEX en spectro cométaire.

 

Jean-Pierre

 

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Merci Jean-Pierre pour ces précisions. En effet pour une comète de petite taille ça doit le faire sans trop de problème. Pour une plus grande, il faudra se concentrer sur la partie centrale du spectro quitte à le décaler aux fils des observations et des besoins.

 

L'image de Nick Haigh est superbe et très parlante.

 

Jean-Christophe

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Bonsoir à tous

 

hier soir j'ai tenté de nouveau la comète, très chaud le guidage sur le noyau, avec de "grosses" étoiles très proche pendant les 2h, soir 6x1200s.

Je pense que c'est la fin des observations pour moi avec une magnitude en baisse, voir l'image ci-dessous, magnitude 14.5 voir 15  très étalée.

comete-guidage_20200409net.png.cd5c1248d391827abcb17393e1e446ec.png

 

Le spectre est très bruité...

5e90bc2f60cd4_Spectre3732to4381.png.9c14506aecba7120f9352a27e75a2453.png

 

zoom

Comete_Zoom.png.65a41ec2e0b1065ec6fd3abb37fd74f3.png

 

Bon weekend confiné , je vous souhaites de bonne observations.

 

Pierre

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bien joué Pierre !

 

tu n'as pas lésiné sur le temps de pose, ça a payé ! mais clairement, ça commence à devenir compliqué :)

 

vincent

 

 

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J'avais noté les raies que l'on pouvait éventuellement s'attendre à trouver dans cette plage spectrale. Sauf erreur, il s'agissait de:

- CN à 3870-3880

- C3 à 4019

- N2+ à 3905,5

- CO+ à 3999 et 4016,5

 

Maintenant, il faudra attendre la prochaine comète un peu pêchue pour tenter d'observer ces raies.

 

Jean-Pierre

 

 

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Une nouvelle comète (SWAN) qui devrait (en théorie) être bien visible dans les prochaines semaines:

 

It should be reaching a peak pre-perihelion mag of c. 7-9 in early May (at an elongation of ~50 degrees), and a peak post-perihelion mag of c. 4-7 in early June (at an elongation of ~20 degrees). Both far enough north that most northern hemisphere observers should be able to observe without much difficulty.

 

Visible dans le Cocher vers magnitude 4 fin mai.

 

A vos spectros !

 

Jean-Pierre

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    • By Bungert
      Bonsoir,
       
      En Lorraine la nuit dernière offre un ciel "gentil" entre les nuées diffuses.
      Là une image de cette comète.
      Daniel Skywatcher officie en même temps quelques kilomètres plus à l'Est.
      Merci Daniel pour l'empilement des 50 brutes à 6 ou 8 secondes de pose faite au T300 Marcon.
      Il est enfin équipé d'un bon correcteur de coma, mais je n'enserre pas le filtre CLS afin de garder après traitement l'éventuel vert de la chevelure.
      La comète est décentrée pour aussi enregistrer l'amas ouvert.
       
      Bon ciel;
      f.
       
      Ah oui... petit cadeau noctulescent à l'aube.
       
      Champ complet au Canon R

       

       

       

       

    • By COM423
      Bonsoir,
       
      La comète C/2022 E3 (ZTF) a été découverte récemment, le 02 mars 2022 à la magnitude 17.2.
      Elle ne passe au périhélie que 12 janvier prochain (à 1.1 ua du Soleil) et elle passera très près de la Terre (périgée à 0.3 ua) dans les semaines qui suivent.
      Elle pourrait alors atteindre la magnitude 5 ou 6, et en plus ses conditions d'observation seront excellentes en février 2023

      ©Seiichi Yoshida : http://www.aerith.net/comet/catalog/2022E3/2022E3.html
       
      Elle était quasi-stellaire il y a quelques mois encore, la queue a commencé à apparaître en mai et je la trouve déjà plutôt photogénique en ce mois de juin, je vous laisse en juger :

       
      Elle est dans un champ très dense d'étoiles, j'ai guetté les rares nuits où elle avait le bon goût de passer enfin dans un coin de ciel qui ne soit pas saturé d'étoiles, ce qui était le cas ce 01 juin au matin.
       
      Pas d'objet de ciel profond spécialement intéressant dans le champ de cette nuit-là, mais juste pour le plaisir je vous mets quand même la full :
       
      ( Clic droit puis Ouvrir dans un Nouvel onglet/Nouvelle Fenêtre pour voir l'image à 100% )

      La comète est juste sous la grosse étoile jaune brillante au centre
       
      Newton SW 200/800 avec correcteur de coma, caméra ASI 294-MCpro + IR-cut,  Nord à peu près en Bas
      Monture AZ-EQ6 - ASIAir - poses guidées avec dithering
      Le 01 juin 2022 de 01h09 à 02h34 utc
      Température  -15°C et Gain 120
      Traitement Siril 1.0.2, Finition avec Gimp 2.10.28
      Échantillonnage natif  : 1,25"/pixel
       
      C'est donc une comète qui devrait s'avérer intéressante à suivre
       
      Bonne nuit.
       
    • By COM423
      Bonjour,
       
      La comète C/2021 O3 (ICARE Panstarrs) a été découverte le 26 juillet 2021 quasiment à la magnitude 20 mais on s'est vite aperçu qu'elle passerait très près du Soleil, le 21 avril 2022, à 0,29 ua seulement, soit plus près que l'orbite de Mercure !
      Elle avait donc le potentiel de devenir une comète brillante et a suscité l'espoir de flirter avec la magnitude 4 ou 5 vers la fin avril 2022.
       
      Toutefois, compte-tenu de sa magnitude absolue (mag à 1ua de la Terre et du Soleil) révélant un astre de taille modeste, on se doutait qu'à trop flirter avec le Soleil, elle risquait de se consumer entièrement...
      On utilise la limite de Bortle (si intéressé, voir ici : https://earthsky.org/astronomy-essentials/bortle-survival-limit-for-comets/  in english) et C/2021 O3 se classait sous cette limite...
       
      Peu après son périhélie, la comète était très basse et difficilement tentable mais clairement pas détectable à la magnitude espérée. Puis, début mai, quand son élongation a un peu augmenté, ses restes ont pu être imagés : elle n'a pas survécu, mais il reste un nuage de débris, d'ailleurs décalé de la position attendue.
       
      J'ai pu l'imager pour ma part le 17 mai au soir, première nuit où la lune autorisait une courtee séance d'imagerie crépusculaire sans qu'elle n'illumine le ciel :

      ( 2"/pixel )
       
      Cette image travaillée sous Gimp la révèle au mieux, mais elle est un peu trompeuse sur l'aspect fantomatique des restes de la comète, voici le crop Siril du compositage somme en visu Auto-ajustement (100%, 1,25"/pixel):

       
      La mesure de magnitude d'un astre aussi diffus et étendu n'est pas aisée, d'autant qu'elle se baladait dans un champ assez riche et qu'en augmentant la fenêtre de mesure, on intègre fatalement des étoiles...
      La coma mesure a minima 2,2' de diamètre, même si elle n'est facilement visible que sur 0,8' seulement :

      ( Canal Vert )
      En prenant une ouverture de 120 pixels, on trouve une magnitude globale m1=12.7
       
      Pas sûr qu'il reste vraiment un noyau, mais la magnitude du centre des débris, pour un rayon de 6", donne : m2 = 18.2
       
      Si le champ complet vous tente, voici la full ( Clic droit/ Ouvrir Nouvel onglet ou Nouvelle Fenêtre ) :

      Newton SW 200/800 avec correcteur de coma, caméra ASI 294-MCpro + IR-cut,  Nord à peu près en Haut
      Monture AZ-EQ6 - ASIAir - poses guidées avec dithering
      143 poses de 30s, Gain 120, bin1x1 à -15°C : temps d'intégration de 01h 11min 30s
      Traitement Siril 1.0.2, Finition avec Gimp 2.10.28
      Échantillonnage ramené à 2"/pixel
       
      Le plus amusant dans l'histoire, c'est que je la trouve plus photogénique maintenant qu'avant son périhélie, où elle était assez brillante mais d'aspect stellaire
      Bon ciel à vous.
    • By Presikheaven
      Une nouvelle étude réalisée par une équipe belge à l'aide des données du Very Large Telescope de l'Observatoire européen austral (VLT de l'ESO) a montré que du fer et du nickel existent dans l'atmosphère des comètes de notre système solaire, même celles qui sont éloignées du Soleil. Une étude distincte menée par une équipe polonaise, qui a également utilisé les données de l'ESO, a signalé que de la vapeur de nickel est également présente dans la comète interstellaire glacée 2I/Borisov. C'est la première fois que des métaux lourds, habituellement associés à des environnements chauds, sont découverts dans l'atmosphère froide de comètes lointaines.
       
      "Ce fut une grande surprise de détecter des atomes de fer et de nickel dans l'atmosphère de toutes les comètes que nous avons observées au cours des deux dernières décennies, soit une vingtaine d'entre elles, et même dans celles qui sont éloignées du Soleil, dans l'environnement froid de l'espace", déclare Jean Manfroid de l'Université de Liège, en Belgique, qui dirige la nouvelle étude sur les comètes du système solaire publiée aujourd'hui dans Nature. 
       
      Les astronomes savent que des métaux lourds existent dans les intérieurs poussiéreux et rocheux des comètes. Mais, comme les métaux solides ne se "subliment" généralement pas (deviennent gazeux) à basse température, ils ne s'attendaient pas à les trouver dans l'atmosphère des comètes froides qui voyagent loin du Soleil. Des vapeurs de nickel et de fer ont même été détectées dans des comètes observées à plus de 480 millions de kilomètres du Soleil, soit plus de trois fois la distance Terre-Soleil.
       

       
      L'équipe belge a trouvé du fer et du nickel en quantités à peu près égales dans l'atmosphère des comètes. Les matériaux de notre système solaire, par exemple ceux que l'on trouve dans le Soleil et dans les météorites, contiennent généralement environ dix fois plus de fer que de nickel. Ce nouveau résultat a donc des implications pour la compréhension par les astronomes des débuts du système solaire, bien que l'équipe soit encore en train de décoder ce que sont ces implications. 
       
      "Les comètes se sont formées il y a environ 4,6 milliards d'années, dans le très jeune système solaire, et n'ont pas changé depuis. En ce sens, elles sont comme des fossiles pour les astronomes", explique Emmanuel Jehin, co-auteur de l'étude et également de l'Université de Liège.
       
      Alors que l'équipe belge étudie ces objets "fossiles" avec le VLT de l'ESO depuis près de 20 ans, elle n'avait jusqu'à présent pas repéré la présence de nickel et de fer dans leurs atmosphères. "Cette découverte est passée sous le radar pendant de nombreuses années", explique M. Jehin. 
       
      L'équipe a utilisé les données de l'instrument Ultraviolet and Visual Echelle Spectrograph (UVES) du VLT de l'ESO, qui utilise une technique appelée spectroscopie, pour analyser les atmosphères des comètes à différentes distances du Soleil. Cette technique permet aux astronomes de révéler la composition chimique des objets cosmiques : chaque élément chimique laisse une signature unique - un ensemble de lignes - dans le spectre de la lumière des objets.
       
      L'équipe belge avait repéré des lignes spectrales faibles et non identifiées dans ses données UVES et, en y regardant de plus près, a remarqué qu'elles signalaient la présence d'atomes neutres de fer et de nickel. L'une des raisons pour lesquelles les éléments lourds étaient difficiles à identifier est qu'ils existent en très petites quantités : l'équipe estime que pour chaque 100 kg d'eau dans l'atmosphère des comètes, il n'y a qu'un gramme de fer et à peu près la même quantité de nickel.
       
      "Habituellement, il y a 10 fois plus de fer que de nickel, et dans les atmosphères de ces comètes, nous avons trouvé à peu près la même quantité pour les deux éléments. Nous sommes arrivés à la conclusion qu'ils pourraient provenir d'un type particulier de matériau à la surface du noyau de la comète, se sublimant à une température assez basse et libérant du fer et du nickel dans des proportions à peu près identiques", explique Damien Hutsemékers, également membre de l'équipe belge de l'Université de Liège.
       
      Bien que l'équipe ne soit pas encore certaine de la nature de ce matériau, les progrès de l'astronomie - tels que l'imageur et le spectrographe METIS (Mid-infrared ELT Imager and Spectrograph) du prochain Extremely Large Telescope (ELT) de l'ESO - permettront aux chercheurs de confirmer la source des atomes de fer et de nickel présents dans l'atmosphère de ces comètes.
      L'équipe belge espère que son étude ouvrira la voie à de futures recherches. "Maintenant, les gens vont rechercher ces lignes dans leurs données d'archives provenant d'autres télescopes", explique Jehin. "Nous pensons que cela va également déclencher de nouveaux travaux sur le sujet".
       
      Métaux lourds interstellaires

      Une autre étude remarquable publiée aujourd'hui dans Nature montre que des métaux lourds sont également présents dans l'atmosphère de la comète interstellaire 2I/Borisov. Une équipe polonaise a observé cet objet, la première comète extraterrestre à visiter notre système solaire, à l'aide du spectrographe X-shooter du VLT de l'ESO lorsque la comète est passée à proximité il y a environ un an et demi. Ils ont découvert que l'atmosphère froide de 2I/Borisov contient du nickel gazeux. 
       

       
      "Au début, nous avions du mal à croire que le nickel atomique pouvait réellement être présent dans 2I/Borisov si loin du Soleil. Il nous a fallu de nombreux tests et vérifications avant de pouvoir nous convaincre", explique l'auteur de l'étude, Piotr Guzik, de l'université Jagiellonian en Pologne. Cette découverte est surprenante car, avant les deux études publiées aujourd'hui, les gaz contenant des atomes de métaux lourds n'avaient été observés que dans des environnements chauds, par exemple dans l'atmosphère d'exoplanètes ultra-chaudes ou de comètes en cours d'évaporation qui passaient trop près du Soleil. 2I/Borisov a été observée alors qu'elle se trouvait à quelque 300 millions de kilomètres du Soleil, soit environ deux fois la distance Terre-Soleil.
       
      L'étude détaillée des corps interstellaires est fondamentale pour la science, car ils sont porteurs d'informations inestimables sur les systèmes planétaires extraterrestres dont ils sont issus. "Nous avons tout à coup compris que le nickel gazeux est présent dans les atmosphères cométaires dans d'autres coins de la Galaxie", explique le coauteur Michał Drahus, également de l'Université Jagellonne. 
       
      Les études polonaise et belge montrent que 2I/Borisov et les comètes du système solaire ont encore plus en commun que ce que l'on pensait. "Imaginez maintenant que les comètes de notre système solaire aient leurs véritables analogues dans d'autres systèmes planétaires - comme c'est cool !", conclut Drahus.
    • By COM423
      Bonsoir les amis,
       
      C/2019 T4 (ATLAS) est une comète moyennement brillante, qui sera bientôt au périhélie (le 09 juin) et remonte surtout peu à peu en déclinaison (là elle était à -13°).
      Je tenais à l'imager du coup cette lunaison, et elle s'ajoute à la (longue) liste des comètes du moment en conjonction avec des galaxies
       
      J'avais vu que NGC 3831 était dans le même champ qu'elle en ce soir du 08 mai, bon elle est loin d'être transcendante mais c'est toujours intéressant une conjonction et finalement, il y en a quelques autres, dont une qui m'a vraiment intrigué par son aspect et sa couleur bleutée : je l'ai retrouvée sous l'appellation 2MASX J11423118-1257592.
       
      * Commençons par le champ annoté avec les protagonistes principaux :

       
      * Et le crop de cette nouvelle conjonction :

       
      J'ai mesuré la comète vers m1=12,7, elle a une chevelure de 1,6' de diamètre et une queue de 4,1' vers PA=233° (le Nord est vers le bas de l'image).
       
      Je suis un simple contemplatif en matière de galaxies et absolument pas un spécialiste, et je trouvais que la galaxie 2MASX J11423118-1257592 avait un aspect inhabituel : du coup, j'ai fait quelques recherches et appris au passage un terme nouveau : c'est une ELG pour "Emision-Line Galaxy". Ce terme désigne des galaxies lointaines et indique qu'elles forment des étoiles à haute cadence. Elle est de mag 17,3.
      Elle reste discrète sur mon image, voici comment la montre Aladin Lite :

       
      * Pour conclure, voici le champ complet si vous avez envie defaire un tour sur la full :
      ( Clic droit puis Ouvrir dans un Nouvel Onglet/Nouvelle fenêtre pour la voir à 100% )

      Newton SW 200/800 avec correcteur de coma, caméra ASI 294-MCpro + IR-cut,  Nord à peu près en Bas
      Monture AZ-EQ6 - ASIAir - poses guidées avec dithering
      Le 08 mai entre 19h58 et 21h05 utc
      21 poses de 03min à -20°C et Gain 120, Temps d'intégration de 01 h 03 min
       
      Traitement Siril 1.0.1, Finition avec Gimp 2.10.28
      Échantillonnage ramené à : 2"/pixel
       
      Bonne nuit.
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