jackbauer 2

Exoplanètes : dernières découvertes

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Et à 4,3 AL encore plus ...

 

Article faisant suite à un message de Jack' posté début juin, au sujet des recherches sur d'éventuelles planètes de type terrestre autour du système Alpha centauri :


https://www.scientificamerican.com/article/the-hunt-is-on-for-alpha-centauris-planets/


Non pas qu'il n'y ait plus rien d'extraordinaire à découvrir dans le système solaire, mais une partie du rêve d'autres mondes a déjà migré loin du Soleil, et plus particulièrement vers les exoplanètes accompagnant les étoiles les plus proches...
 

 

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ce type d'annonce ne sera plus affiché.
Photographier la Lune
Guide complet pour la photographier de la Lune.
Information et commande sur www.photographierlalune.com

https://arxiv.org/abs/1908.04717


La campagne de HARPS dédiée aux naines rouges vient de livrer un nouveau système planétaire. Il concerne GJ 1061, une étoile qui fait seulement 15% du rayon solaire et 12% sa masse ; Son âge est estimé à 7 milliards d'année et sa distance environ 12 a.l : c'est une voisine.


3 planètes ont été détectées par vitesse radiale
les périodes sont de 3.2 jours (masse minimum 1.38 fois celle de la Terre)
                                       6.7                                            1.75
                                      13.3                                            1.68
La 3ème planète est juste au milieu de la "zone habitable" de la naine rouge (c'est à dire dans la zone où l'eau peut demeurer liquide à la surface, dans certaines conditions)

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Une deuxième planète vient d'être annoncée officiellement autour de Beta Pictoris :

 

https://www.nature.com/articles/s41550-019-0869-x.epdf?shared_access_token=YperWa4RQRyoZVDDPDXGK9RgN0jAjWel9jnR3ZoTv0NpdYP9VLyaFqHXvR80LpthtdY_7MVPuQgO5G22HF9SWWx23g74MbBGzfA_0k-2U2JIbWobUYO8awymccMdR5Mfitj8HP6ION9LAocelQyoPw%3D%3D

 

A system of super Jupiters


 Careful measurements taken over 15 years have revealed a new planetary companion to the famous young star, Beta Pictoris, thereby unveiling one of the most massive extrasolar planetary systems yet discovered.

 

 

 

Ainsi qu'une deuxième autour de Proxima Centauri (on en avait déjà parlé il y a quelque temps) ; Là les chercheurs sont plus prudents :

 

https://eos.org/articles/nearest-star-system-may-have-a-second-planet

 

 

ECVy9XVXYAoSycC.jpg

ECVyEOZUwAE5eVo.jpg

ECVyhkkVUAAMaec.jpg

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https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/08/19/une-deuxieme-planete-geante-decouverte-autour-de-l-etoile-beta-pictoris_5500791_1650684.html

 

Un autre article (en français) sur Bêta Pictoris c

L'annonce a été faite au cours d'un meeting qui a lieu cette semaine en Islande

 

Au cours de celui-ci, une autre équipe a laissé filtré (mais c'est encore sous embargo) qu'une belle découverte a été faite concernant une autre jeune étoile proche de nous : AU Microscopii, à 32 a.l

Il y aurait 2 planètes détectées par transit grâce aux satellites TESS et SPITZER ; Une des deux aurait été mesurée en VR

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Hum, ça fait longtemps que ces 2 planètes autour d'AU Mic ont "fuités", et on a beau tourner les données dans tout les sens on ne les voit pas de notre côté.

 

Tant que l'article n'a pas été accepté je resterais sceptique.

Edited by Farsight

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https://nouvelles.umontreal.ca/article/2019/09/10/de-l-eau-detectee-sur-une-exoplanete-situee-dans-la-zone-habitable-de-son-etoile/

 

Pour la 1ère fois on a détecté de la vapeur d'eau dans l'atmosphère d'une exoplanète  située dans la "zone habitable" de son étoile ! Cet exploit a été réalisé par Hubble sur l'exoplanète K2-18b, découverte par le satellite Kepler autour d'une naine rouge distante d'environ 111 a.l
Son rayon est de 2.24 fois celui de la Terre et sa masse 8 fois ; Avec une période de 32 jours elle reçoit la même insolation que notre planète vis-à vis du Soleil

 

extrait :

 

De la vapeur d’eau détectée dans l’atmosphère de l’exoplanète K2-18b
Une nouvelle étude menée par le professeur Björn Benneke, de l’Institut de recherche sur les exoplanètes de l’Université de Montréal (iREx), son étudiante au doctorat Caroline Piaulet et plusieurs collaborateurs a permis de détecter de la vapeur d’eau et peut-être même des nuages d’eau liquide dans l’atmosphère de l’exoplanète K2-18b. «Il s’agit du plus grand pas effectué à ce jour vers notre objectif ultime de trouver de la vie sur d’autres planètes, de prouver que nous ne sommes pas seuls. Grâce à nos observations et à la modélisation du climat de la planète, nous avons démontré que la vapeur peut se condenser en eau liquide. C’est une première», expose le professeur Benneke.
L’exoplanète K2-18b, qui est environ neuf fois plus massive que la Terre, se trouve dans la zone habitable de l’étoile autour de laquelle elle orbite. Cet astre, de type M, est plus petit et plus froid que le Soleil, mais à cause de sa plus grande proximité, K2-18b reçoit pratiquement la même quantité totale d’énergie de son étoile que la Terre en reçoit du Soleil.
Les similarités entre l’exoplanète K2-18b et la Terre font dire aux astronomes que l’exoplanète aurait potentiellement un cycle hydrologique permettant à l’eau de se condenser en nuages et à la pluie liquide de tomber. La détection a été rendue possible en combinant huit observations de transit ‒ lorsque l’exoplanète passe devant son étoile ‒ faites par le télescope spatial Hubble.
Les scientifiques estiment à l’heure actuelle que l'enveloppe gazeuse épaisse de K2-18b empêcherait probablement l'existence de la vie telle que nous la connaissons à la surface de la planète. Cependant, l’étude montre que même ces planètes de masse relativement faible et donc plus difficiles à étudier peuvent être explorées par des instruments astronomiques qui ont été conçus au cours des dernières années. En analysant celles qui sont situées dans la zone habitable de leurs étoiles et sur lesquelles sont réunies les conditions propices à la présence d'eau liquide, les astronomes font un pas de plus vers la détection directe de signes de vie au-delà de notre système solaire.

 

Papier de la découverte : https://arxiv.org/abs/1909.04642

 

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Bien vu, Jackbauer2 :)

De l’eau détectée sur une exoplanète en zone habitable

De la vapeur d’eau se trouve dans l’atmosphère de l’exoplanète K2-18b, affirment des astronomes québécois et américains, qui croient aussi qu’elle pourrait même posséder des nuages d’eau liquide.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1295879/exoplanete-bjorn-benneke-k2-18b

Edited by MCJC
Lien
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Pour tempérer les délires qu'on entend et lit à propos de cette nouvelle "Terre" "habitable" un article d'un spécialiste…………………………………….

 

astrophy.u-bordeaux.fr/k2-18b-une-exoplanete-entre-monde-tellurique-et-geante-gazeuse/
 

 

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Je n'en peux plus d'attendre les premiers résultats d' ESPRESSO et d'EXPRES, le concurent américain. Pour l'un et l'autre les découvertes sont en phase de publication, ça ne devrait plus tarder. Dix fois plus précis que HARPS, ces deux spectrographes doivent enfin nous livrer des exoplanètes de 1 masse terrestre à 1 U.A d'une étoile solaire...
En attendant, pour patienter, voyons une des plus intéressantes découvertes du satellite TESS publiée cet été ; Il s'agit d'un système de 3 planètes autour de la naine rouge L 98-59 à environ 35 a.l qui va fournir une belle cible pour le JWST... s'il est un jour lancé !


https://arxiv.org/abs/1905.10669


Characterization of the L 98-59 multi-planetary system with HARPS : two confirmed terrestrial planets and a mass upper limit on the third

 

https://drive.google.com/file/d/14ZfNbPc77kEplcXbUzSxfEhaNOFq7N4I/view


A compact system of small characterizable exoplanets at 11 pc

 

 

1.JPG

2.JPG

3.JPG

4.JPG

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Detection d'un système compact d'au moins 4 planètes en résonance 3:2 avec SOPHIE. La cible en question a été observée dans le champ 17 de TESS et apparaît dans la liste des TOI, ce qui sent très bon. C'est la première découverte d'un tel système par la méthode des vitesses radiales. 

 

https://arxiv.org/abs/1911.13296

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Tu es l'un des auteurs du papier ?

 

J'imagine que cette étoile va être réobservée par CHEOPS (lancement prévu dans 15 jours)

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Il y a 7 heures, jackbauer 2 a dit :

Tu es l'un des auteurs du papier ?


C'est exact, 5e auteur.

Nathan Hara a du temps CHEOPS, normalement c'est prévu.

On a aussi obtenu du temps sur une autre cible très intéressante le papier est en préparation.

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Bonnes nouvelles !

Heureux de voir que SOPHIE est toujours en 1ère ligne ! Il me semble avoir lu que l'instrument allait être amélioré dans un proche avenir ?

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Non Roul, non, SOPHIE est un spectrographe installé sur le 1,93 m de l'OHP (observatoire de Haute Provence)

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Les astronomes proposent une nouvelle méthode pour détecter des atmosphères  sur les mondes rocheux à l'aide du futur télescope spatial James Webb :


https://webbtelescope.org/contents/news-releases/2019/news-2019-59


Extraits traduits :


Lors du lancement du télescope spatial James Webb de la NASA en 2021, l'une des contributions les plus attendues par les astronomes sera l'étude des exoplanètes. Parmi les questions les plus pressantes en science exoplanètaire, on peut citer : Une petite exoplanète rocheuse en orbite autour d’une étoile naine rouge peut-elle conserver une atmosphère ?


Dans une série de quatre articles publiés dans Astrophysical Journal, une équipe d'astronomes propose une nouvelle méthode d'utilisation du Telescope Webb pour déterminer si une exoplanète rocheuse a une atmosphère. La technique, qui consiste à mesurer la température de la planète lorsqu'elle passe derrière son étoile, puis se repositionne devant, est nettement plus rapide que les méthodes de détection atmosphérique plus traditionnelles, telles que la spectroscopie à transmission.
"Nous pensons que le Webb Telescope pourrait facilement déduire la présence ou l'absence d'une atmosphère autour d'une douzaine d'exoplanètes rocheuses connues en moins de 10 heures d'observation par planète", a déclaré Jacob Bean de l'Université de Chicago, co-auteur de trois des papiers.


Les astronomes sont particulièrement intéressés par les exoplanètes en orbite autour des étoiles naines rouges pour plusieurs raisons. Ces étoiles, plus petites et plus froides que le Soleil, sont le type d’étoile le plus répandu dans notre galaxie. De plus, comme une naine rouge est petite, une planète qui passe devant semblera bloquer une plus grande fraction de la lumière émise par l'étoile par rapport aux étoiles plus grandes, comme notre Soleil. Cela rend la planète en orbite autour d'une naine rouge plus facile à détecter grâce à cette technique de "transite".


Les naines rouges produisent également beaucoup moins de chaleur que notre Soleil. Pour profiter de températures d'une zone habitable, une planète doit alors orbiter assez près de la naine rouge. En fait, pour être dans la zone habitable - la zone autour de l'étoile où de l'eau liquide pourrait exister à la surface d'une planète - l'exoplanète doit orbiter beaucoup plus près de son étoile que Mercure du Soleil. En conséquence, elle passera plus fréquemment devant l'étoile, ce qui facilitera la répétition des observations.


Mais une planète orbitant si proche d'une naine rouge est soumise à des conditions difficiles. Les jeunes naines rouges sont très actives et produisent d’énormes éruptions de matière ionisée et de plasma. L'étoile émet un fort vent de particules chargées. Tous ces effets pourraient potentiellement détruire une atmosphère planétaire, laissant derrière elle un astre nu.
"La perte atmosphérique est la principale menace à l'habitabilité des planètes autours de ce type d'étoile",  déclare Bean.


Une autre caractéristique des exoplanètes en orbite autour des naines rouges est une clé pour cette nouvelle technique : elles doivent être en orbite synchrone, ce qui signifie qu'elles ont un angle de jour et de nuit permanent. En conséquence, nous observons différentes phases de la planète à différents points de son orbite. Quand elle traverse le disque stellaire, nous ne voyons que la face nocturne de la planète. Mais quand elle est sur le point d'être masquée par l'étoile (un événement connu sous le nom d'éclipse secondaire), ou est en train de émerger de l'arrière de l'étoile, nous pouvons observer sa face éclairée.
Si une exoplanète rocheuse est dépourvue d’atmosphère, sa face diurne sera très chaude, comme on le constate avec la Lune ou Mercure. Cependant, si une exoplanète rocheuse a une atmosphère, on s'attend à ce que cette présence abaisse la température de cette face mesurée par le JWST. Il pourrait le faire de deux manières. Une atmosphère épaisse pourrait transporter la chaleur de la face éclairée vers la face nocturne par une circulation des vents. Une atmosphère plus mince pourrait encore avoir des nuages qui réfléchiraient une partie de la lumière reçue de son étoile, abaissant ainsi la température du côté ensoleillé de cette planète. Le JWST convient parfaitement à ces mesures car il possède un miroir beaucoup plus grand que d'autres télescopes, tels que Hubble ou Spitzer, ce qui lui permet de collecter plus de lumière et de cibler les longueurs d'onde infrarouges appropriées.


Les calculs de l'équipe montrent que Webb devrait être capable de détecter la signature thermique de l'atmosphère d'une planète en une à deux éclipses secondaires, soit quelques heures d'observation. En revanche, la détection d’une atmosphère au moyen d’observations spectroscopiques nécessiterait généralement huit transits ou plus pour ces mêmes planètes.
L’équipe a insisté sur le fait qu’une température ambiante plus froide que prévu constituerait un indice important, mais ne prouverait pas la présence d’une atmosphère. Tout doute subsistant quant à l'existence d'une atmosphère peut être écarté par des études de suivi utilisant d'autres méthodes telles que la spectroscopie à transmission.


La nouvelle technique aura pour véritable force de déterminer quelle fraction d’exoplanètes rocheuses a probablement une atmosphère. Environ une douzaine d'exoplanètes, qui sont de bons candidats pour cette méthode, ont été détectées au cours de l'année écoulée. On en trouvera probablement d’autres  que le JWST sera opérationnel.


"Le satellite Transiting Exoplanet Survey Satellite, ou TESS, trouve des tas de ces planètes", a déclaré Kempton.


La méthode éclipse secondaire présente une limitation: elle fonctionne mieux sur les planètes trop chaudes pour être situées dans la zone habitable. Cependant, déterminer si les atmosphères hôtes de ces planètes chaudes a aussi des implications importantes pour les planètes des zones habitables.
"Si les planètes chaudes peuvent conserver une atmosphère, les plus froides devraient pouvoir le faire tout aussi bien", a déclaré Koll.


Le télescope spatial James Webb constituera le premier observatoire des sciences spatiales au monde lors de son lancement en 2021. Webb résoudra les mystères de notre système solaire, explorera les mondes lointains autour d'autres étoiles et explorera les mystérieuses structures et les origines de notre univers et de notre lieu. en elle. Webb est un projet international mené par la NASA avec ses partenaires, l'ESA (Agence spatiale européenne) et l'Agence spatiale canadienne.

 

Trouvant les explications de cet article (dans son intégralité) très approximatives, je vous oriente aussi vers la présentation des trois articles publiés dans Astrophysical Journal :


https://iopscience.iop.org/article/10.3847/1538-4357/ab4c90

Le lancement prochain du télescope spatial James Webb signifie que nous aurons bientôt la capacité de caractériser les atmosphères d'exoplanètes rocheuses. Cependant, on ne sait toujours pas si de telles planètes en orbite proche d'étoiles type M naines rouges, peuvent conserver leur atmosphère, ou si une irradiation à haute énergie de l'étoile détruirait les enveloppes gazeuses de ces objets. Nous présentons une nouvelle méthode pour détecter une atmosphère sur une exoplanète rocheuse à rotation synchrone autour d'une naine K / M, en utilisant l'émission thermique au cours d'une éclipse secondaire pour déduire un albédo de haut niveau du jour pouvant uniquement être expliqué par des nuages brillants. Sur la base de calculs pour des conditions de surface plausibles, nous concluons qu'un albédo élevé pourrait être interprété sans ambiguïté comme un signal d'atmosphère pour les exoplanètes avec des températures entre 410 - 1250 K. Cette gamme correspond à des températures d'équilibre de T eq  = 300 - 880 K. Nous comparons les albédo inférées de huit compositions de surface de la planète possibles, avec des  calculs d'albédo de nuages. Nous déterminons qu'une couche de nuages avec des profondeurs optiques supérieures à τ  = 0,5 – 7 devrait avoir un albédo suffisamment élevé pour pouvoir être distinguée d'une surface rocheuse nue. Cette méthode de détection d’une atmosphère sur une planète rocheuse est complémentaire aux méthodes existantes de détection d’atmosphère, car elle permet de détecter des atmosphères dont la pression est inférieure à 1 bar (Mars, par exemple), trop ténus pour transporter de la chaleur, mais suffisamment épaisses pour héberger des nuages à albédo élevé.

 

https://iopscience.iop.org/article/10.3847/1538-4357/ab4c91

La plupart des planètes rocheuses de la galaxie gravitent autour d'une étoile hôte froide, et les modèles théoriques ne savent pas vraiment si ces planètes peuvent conserver une atmosphère. Le télescope spatial James Webb ( JWST ) pourrait peut-être résoudre cette question de manière empirique, mais la plupart des propositions en ce sens nécessitent un effort d'observation important, car elles sont basées sur la spectroscopie. Nous montrons ici que la photométrie infrarouge d’éclipses secondaires pourrait rapidement identifier les atmosphères "candidates", en recherchant des planètes rocheuses d’atmosphère suffisamment épaisse pour que le transport de chaleur par l’atmosphère réduise sensiblement leur émission thermique côté éclairé par rapport à celle d’un rocher nu. Pour une planète prête au suivi atmosphérique, nous constatons que le JWST devrait pouvoir détecter en toute confiance le signal de redistribution de chaleur d'une atmosphère d'un bar lors de une à deux éclipses. Une à deux éclipses serait beaucoup moins que l'effort nécessaire pour en déduire une atmosphère via la spectroscopie d'émission ou de transmission. Les atmosphères candidates peuvent être encore validées par spectroscopie de suivi ou courbes de phase. De plus, cette technique étant rapide, elle pourrait permettre une première étude atmosphérique des exoplanètes rocheuses avec le JWST . Nous estimons que le TESS trouvera ~ 100 planètes trop chaudes pour être habitables, mais qui peuvent être rapidement sondées via la photométrie à éclipse. Savoir si les planètes chaudes et rocheuses entourant des naines M ont une atmosphère est important non seulement pour comprendre l’évolution de mondes inhabitables. Voir si les atmosphères sont courantes sur les planètes chaudes impliquerait que les planètes plus habitables autour des mêmes étoiles sont également susceptibles d'être fréquentes.

 

https://iopscience.iop.org/article/10.3847/1538-4357/ab4a05

Le télescope spatial James Webb ( JWST ) permettra de mesurer de manière exhaustive les spectres d'émission thermique des exoplanètes rocheuses en orbite autour des naines M et de caractériser ainsi leurs atmosphères. En prévision de cette opportunité, nous présentons des modèles d'atmosphères pour trois planètes naines particulièrement adaptées à la spectroscopie secondaire des éclipses - TRAPPIST-1b, GJ 1132b et LHS 3844b. En utilisant trois cas limites de compositions atmosphériques candidates (H2O pur, CO2 pur et abondances solaires), nous calculons les profils température-pression et les spectres d'émission en équilibre radiatif-convectif, y compris les effets d'une surface solide. Nous constatons que le transfert radiatif atmosphérique est influencé de manière significative par la faible irradiation de l'étoile M. Les bandes d'absorption de H2O et du CO2 dans le proche infrarouge sont suffisamment puissantes pour absorber une fraction non négligeable de la lumière stellaire, ce qui entraîne des inversions de température dans la haute atmosphère. Les fenêtres d'opacité étant atténuées lorsque les températures atmosphériques sont élevées, nous nous attendons à ce que les inversions de température ne soient communes que sur des planètes suffisamment froides. Nous trouvons également que les atmosphères de CO2 pur présentent des températures globales plus basses et des spectres de réflexion plus forts par rapport aux modèles d'autres compositions. Nous estimons que pour GJ 1132b et LHS 3844b, nous devrions pouvoir distinguer différentes compositions atmosphériques avec le JWST. Les raies d'émission issues des inversions de température prévues sont actuellement difficiles à mesurer, mais une spectroscopie à haute résolution avec de futurs télescopes extrêmement grands pourrait être en mesure de les détecter.

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Communiqué de presse de l'ESO :

 

https://www.eso.org/public/france/news/eso1919/?lang


Première découverte d’une planète géante autour d’une naine blanche
Des observations de l’ESO suggèrent que cette exoplanète de type Neptune s’évapore

 

extraits :


Afin de mieux cerner les propriétés de cette étoile atypique baptisée WDJ0914+1914, l’équipe l’a analysée au moyen de l’instrument X-shooter installé sur le Very Large Telescope de l’ESO dans le désert chilien de l’Atacama. Ces observations de suivi ont confirmé la présence d’hydrogène, d’oxygène et de souffre dans l’environnement de la naine blanche. L’étude détaillée du spectre acquis par X-shooter a permis à l’équipe de localiser ces éléments, non pas dans l’atmosphère stellaire, mais au sein d’un disque de gaz tourbillonnant autour de la naine blanche.
“Quelques semaines de réflexion furent nécessaires pour aboutir à la seule conclusion plausible : la création de ce disque doit résulter de l’évaporation d’une planète géante”, avance Matthias Schreiber de l’Université de Valparaiso au Chili, auteur des simulations numériques de l’évolution passée et à venir de ce système.
(...)
Aux dires des chercheurs, l’exoplanète découverte au moyen de l’instrument X-shooter de l’ESO orbite la naine blanche à quelque 10 millions de kilomètres seulement, ce qui représente quinze rayons solaires, et correspond aux enveloppes internes profondes de la géante rouge. L’actuelle position occupée par cette planète suggère que cette dernière migra en direction de l’étoile après qu’elle se fut transformée en naine blanche. Cette nouvelle orbite pourrait résulter d’interactions gravitationnelles avec d’autres planètes du même système, ce qui laisse entrevoir la possibilité que d’autres planètes aient survécu aux phases évolutives de leur étoile hôte.

 

 

eso1919a.jpg

Edited by jackbauer 2
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Si je comprend c'est le futur de notre système solaire?

Heureusement que nous (humains) ne seront plus là pour assister à ce phénomène?

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