vaufrègesI3

Derniers vols des navettes spatiales > C'est pas la joie

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STS-133 Discovery > Encore une fuite détectée vendredi sur "l'ombilical" de remplissage du réservoir externe !...

Comme l 'avait précisé Thierry Legault plus haut, l’ombilical - ou GUCP "Ground Umbilical Carrier Plate" - avait déjà été mis en cause dans le dernier report du lancement, pour les mêmes raisons (fuite d'hydrogène).

Après plusieurs jours de tergiversation et bien que la fuite paraisse assez faible, compte tenu des aspects rédhibitoires et répétitifs de ce défaut, il a été décidé de démonter le GUPC, de l'inspecter, et de procéder au remplacement du joint avant de reconnecter l'ensemble. Des contrôles approfondis seront pratiqués ensuite..

La routine quoi..

Pour l'heure, la date de lancement est maintenue au 24 février..

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ça crève les yeux : ils sont morts de trouille à l'idée de renvoyer une navette dans l'espace...
Personne ne veut être responsable de la disparition d'un équipage au cours d'une des 2 ou 3 denières missions !

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J'irais pas jusque là Jack, ce genre d'incident est assez courant...

- Le hic là, c'est qu'ils ne semblent pas avoir tiré toutes les leçons du même incident qui a donné lieu à un report précédent..

- Le 2ème point, c'est quand même que ça commence à faire beaucoup. En tout cas, plus que la moyenne, et avec 2 ou 3 problèmes assez inédits.

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Je vous trouve bien pessimistes et critiques, les gars... La navette, le formidable oiseau blanc de la Nasa, cette incursion du futur dans le XXI eme siècle, la navette, sa centaine de vols dans l'espace, la navette, fier Pégase spatial, bijou technologique, fer de lance de la techno-science américaine... La navette qui dessert inlassablement la Station spatiale internationale et son vivier d'astronautes menant des expériences scientifiques. La navette, un grand pas pour des hommes, l'ISS, un bond de kangourou géant pour l'humanité.

Jaloux, défaitistes...

S

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Voui, voui, nous sommes d'accord.. Pleinement..

On a perdu 30 ans avec ces conneries inutiles de navettes et ISS...



[Ce message a été modifié par vaufrègesI3 (Édité le 08-02-2011).]

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Lien ci-dessous > interview du 8 février de l'astronaute Mark Kelly, qui demeurera à priori commandant de STS-134 Endeavour après avoir repris l'entrainement le 4 février dernier..

http://www.floridatoday.com/article/20110208/NEWS02/102080320/Astrona ut+Mark+Kelly+focuses+on+spaceflight


Résumé :

On demande à Kelly comment il va pouvoir piloter "un des véhicules les complexes du monde, parfois mortel – (je cite ! ) dans 2 mois, après que son épouse Gabrielle Giffords ait été blessé gravement à la tête et soit en longue convalescence, sans oublier que Mark Kelly est père de deux adolescentes..

Kelly répond qu'il s'attache à "se concentrer sur sa mission", qu'il a beaucoup d'expérience depuis 24 ans de pratique. La clé c'est "d'être capable de compartimenter les choses".

Selon les psychologues, mettre de côté les problèmes et les sentiments dans des petites boites, c'est ce que font les astronautes, les officiers militaires, les pompiers, les chirurgiens et les présidents – (je cite toujours )- font tout le temps. C'est une bonne technique particulièrement pour Kelly dans le cadre d'un problème familial. 

Selon Jim Lovell, c'est une technique "qui vous aide à survivre , vous vous concentrez sur ce qu'il y a à faire dans l'immédiat. On surmonte les problèmes un par un"
Fin de citation..

Je suis pas sûr que la comparaison avec les déboires d'Apollo 13 soit pertinente et je ne crois pas que le cas de Mark Kelly ait eu un précédent. On ne connait pas exactement la gravité des blessures de Gabrielle Giffords (secret médical oblige), mais leur nature laisse à penser à tout le monde qu'elle pourrait souffrir de séquelles importantes.

Il faudra que Mark Kelly soit très costaud, certes... mais sa femme et ses enfants, sa famille AUSSI, sans aucun doute, on l'oublie un peu dans cet article.. Imaginons le pire, que Kelly n'en revienne pas, hypothèse non farfelue... au final > deux gosses avec une mère handicapée...

C'est très très bizarre compte tenu de la mentalité, la culture des ricains sur ce point (la famille "sacralisée"...). Ou bien alors ils font volontairement l'impasse ?.. C'est fort possible..

[Ce message a été modifié par vaufrègesI3 (Édité le 09-02-2011).]

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« Liberty : une moitié d'Ariane 5 et un morceau de navette pour lancer Orion »
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/liberty-une-moite-dariane-5-et-un-morceau-de-navette-pour-lancer-orion_27893/#xtor=RSS-19

Comme si ils ne pouvaient pas y penser avant, plutôt que des dilapider des milliards dans des programmes hors de prix et abandonnés en cours de route….

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J'aime bien ce commentaire :

>>"Quant à la qualification pour le vol humain, elle ne sera pas trop difficile à obtenir."<<

C'est totalement faux, c'est pas si simple.. En fait, même si les éléments de ce projet ont déjà été utilisé, tout reste à faire s'agissant d'une nouvelle architecture, d'un nouveau concept d'utilisation..
Surtout, ce projet arrive un peu tard et je ne suis pas sûr que les ricains soient disposés à s'en remettre à un lanceur à moitié européen pour leurs astronautes..

[Ce message a été modifié par vaufrègesI3 (Édité le 10-02-2011).]

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Tu as raison, comme souvent, Vaufrèges...

Les Américains ne vont pas accepter un tel bricolage comme çà.

La sécurité en vol de leurs astronautes est la priorité numéro 1, évidemment, les procédures de vols sont extraordinairement pointues, ISO 15500, minimum.

Tiens, regarde, par exemple, la méticulosité avec laquelle ils préparent les vols de la navette spatiale. La navette est "man rated", elle, c'est du sérieux, mais Ariane 5... Penses tu qu'elle serait capable de voler une centaine de fois sans accident, elle ?

S

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Comme tu le sais Super, Ariane V est un lanceur commercial remarquable, suffisamment fiable à ce niveau, capable de lancer jusqu'à 10 tonnes en orbite de transfert géostationnaire (12 tonnes en 2017?), Ariane 5 peut également lancer 20 tonnes en orbite basse, 7 tonnes vers la Lune et 5 vers Mars.

Pour adapter Ariane V au man-rated, il faudrait entre autres retravailler la redondance concernant ses système et sous-systèmes de navigation et de pilotage des moteurs. Et ça, il paraît que c'est un vrai cauchemar pour ingénieur et que c'est cher, très très cher. Hors, en abandonnant le projet Hermès, la redondance des systèmes avait été abandonnée. Si on reprenait cette idée, cela imposerait de revoir tout le lanceur actuel pour au moins tripler tous les systèmes.
Pareil pout tout son environnement..

De plus, une telle qualification signifie une chasse coûteuse aux risques, une transparence complète des process et des composants, une maîtrise permanente de la mise en œuvre industrielle c’est-à-dire l’établissement d’une garantie zéro accident.
Avant tout, il faut savoir que tout ça est hors de prix.

Dans ce cadre, le coût d'un lancement d'Ariane V pourrait être multiplié par deux, trois, voire plus...

De toute façon, je ne sais plus qui a dit que le vol habité dans l'espace "c'est le sceptre du prince" , car la décision d'envoyer des hommes dans l'espace relève d'abord de la puissance étatique incarnée (Kennedy, Krouchtchev..).

L'Europe n'a pas de "prince" politique, et n'est pas vraiment disposée à en avoir : En conséquence, l'Europe n'est pas en mesure de prendre une décision éminemment politique que serait celle visant à qualifier une Ariane V man-rated..

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de nouvelles révélations intéressantes :
http://www.floridatoday.com/article/20110213/NEWS02/102130319/-We-were-lucky-NASA-underestimated-shuttle-dangers?odyssey=mod|newswell|text|Home|s]
Estimées à 1/100000 initialement, les "chances" d'accident catastrophique pour les lancements des années 80 viennent d'être rééstimées, selon de nouvelles analyses de risques, à 1/10 (et même 1/9 pour les 9 premières missions, avant Challenger). "On a eu chaud". Tu parles !... Qui a envie de monter dedans, maintenant ?

Les risques estimés les plus importants actuellement sont : impact de micrométéorite, panne d'un moteur principal, perte de débris au décollage, erreur de pilotage à la rentrée dans l'atmosphère, explosion de booster.

http://www.floridatoday.com/article/20110213/NEWS02/102130318/Shuttle-s-close-calls?odyssey=mod|newswell|text|Home|s
Plusieurs vols sont passés à deux doigts de la catastrophe, ce dont on pouvait se douter vu l'article précédent

http://www.floridatoday.com/article/20110212/NEWS01/102120314/Ex-shuttle-worker-Tile-thefts-common?odyssey=mod|newswell|text|Home|s
Accessoirement, un employé vient d'être arrêté, il récupérait les tuiles usagées et les revendait sur Ebay. Apparemment la récup de "souvenirs" est assez répandue.
J'ai à la maison un morceau du revêtement externe de Discovery après la mission de réparation de Hubble de 1999, mais il n'a pas été volé !

[Ce message a été modifié par Thierry Legault (Édité le 13-02-2011).]

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Pour faire écho à ton intervention, Thierry, ceci me rappelle la fin des vols Apollo dont on sait que les millésimes 18 à 20 ont été rayés d’un trait de plume non seulement pour des raisons budgétaires, mais aussi à cause de la crainte d’une catastrophe imminente.

Tout ceci avait si bien marché finalement, que c’en était presque trop beau, a tel point que même Apollo 13 avait été présenté comme un incident parfaitement maitrisé, alors que la cause en était déjà une baisse de vigilance des constructeurs.

Il serait intéressant, comme c’est fait actuellement avec STS, de réévaluer objectivement les risques réels de catastrophe avec lesquels les équipages Apollo ont flirté. Comme évoqué par Armstrong d’ailleurs…

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On fait comment pour passer d'un risque de perte estimé de 1/100 000 à 1/10?
Les modes de calcul ont changé? On arrive à mieux calculer la résistance des matériaux? On prend d'avantage en compte certains risques (comme la perte d'isolant au décollage)? Parce que la différence est énorme...

Antoine

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>>"On fait comment pour passer d'un risque de perte estimé de 1/100 000 à 1/10?"<<

A l'origine, s'agissant de technologies et de concepts souvent novateurs, portés aux limites de nos connaissances, la méthode d'évaluation des risques n'a pu être qu'empirique. Il faut bien se souvenir, que dans l'esprit des concepteurs, la navette spatiale devait symboliser une forme radicale de banalisation des vols humains dans l'espace. A l'époque, même si beaucoup tiraient la sonnette d'alarme, cette vision était assez largement partagée et, à la Nasa, on baignait volontiers dans un optimisme béât..

Manifestement, on a eu tendance à sous-estimer gravement les risques qu'engendrent en particulier et par nature la démesure de la complexité.
C'est bien sûr à postériori, à l'expérience, en incluant les multiples incidents et les deux catastrophes de Columbia et Challenger, que la réévaluation a pu être effectuée de façon plus réaliste..

Il en a été de même pour Apollo : La NASA avait visé une probabilité de succès de mission de 99 % tandis que celle de perte de l'équipage devait être inférieure à 0,1 % ! Comme le souligne Bernard Augier, on a bien réalisé après coup que tous ces vols auraient pu assez facilement tourner à la catastrophe, probablement avec un niveau de risques encore supérieur aux navettes..

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Demain 15 février à 23h13mn devrait être lancée la 200ème Ariane (56ème Ariane V) du centre spatial de Kourou..
Ce succès d'Ariane doit beaucoup au fiasco des navettes pour les lancements commerciaux, les lanceurs classiques US ayant alors été abandonnés pour un "tout navettes", ce qui s'est avéré une très mauvaise idée..

Sa charge utile, l'ATV 2, sera la plus lourde jamais injectée en orbite par Ariane V (plus de 20 tonnes)..

http://www.youtube.com/watch?v=ROBBAym9ghA&feature=player_embedded

Une autre in french :
http://www.dailymotion.com/video/xgw47o_l-atv-2-johannes-kepler-decollage-imminent_tech#from=embed


A noter que l'arrimage de l'ATV à l'ISS est prévu le 23 février, veille du lancement de Discovery.. Ce n'est pas un hasard, les deux lancements ayant été coordonnés..
Ariane dispose de 3 jours pour réaliser ce lancement (du 15 au 18 février), sachant que chaque report impliquerait un glissement du lancement de Discovery (du 24 au 26 février).

[Ce message a été modifié par vaufrègesI3 (Édité le 14-02-2011).]

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Je n'ai aucune compétence technique en analyse des risques, mais il me semble que prétendre envoyer une navette spatiale en orbite, à 400km d'altitude, 8 Km/s, accrochée à un énorme réservoir d'hydrogène liquide, et la faire freiner par de grands virages lors de la rentrée, en limitant les risques à 1/100000, c'est vraiment se raconter des histoires.

Ça sent à plein nez le calcul biaisé, tous les risques individuels minorés autant que possible.

À titre de comparaison, le transport aérien civil a un taux d'accident d'environ 1/500000 soit seulement 5 fois moins. Tous ces accidents ne sont pas mortels, bien sûr, mais disons qu'un accident sur la navette, même bénin, a bien plus de chances d'être mortel que sur un A330.

Si monter dans un avion n'est que 5 fois moins dangereux que monter dans la navette, juré, je me limite au train.

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"...Ce succès d'Ariane doit beaucoup au fiasco des navettes pour les lancements commerciaux, les lanceurs classiques US ayant alors été abandonnés pour un "tout navettes", ce qui s'est avéré une très mauvaise idée.."
(Vauffy)

Le succès d'Ariane est du à 100 % à la compétence de toutes les entreprises,et tous les organismes européens qui ont patiemment mis au point une famille de lanceurs fiables et performants sur plusieurs decennies, et pas sur les erreurs supposées des américains, qui par ailleurs disposaient et disposent encore de toute une batterie de lanceurs classiques pour lancer des satellites commerciaux !
Faut quand même remettre les choses à leur place !!

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OK, merci pour le lien vers les remarques de Feynmann, ça confirme.
Le 1/100000 inacceptable par le simple bon sens était totalement bidonné.

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Jack, j'ai dis plus haut qu'Ariane est un lanceur remarquable, et il était vital que l'Europe puisse avoir son propre lanceur pour assurer son indépendance dans ce secteur stratégique.

Mais il est de notoriété publique que son succès aurait été plus limité si, au lieu de la navette, les américains avaient investi dans un lanceur commercial efficace et compétitif. Il en avaient parfaitement les moyens...

Demande toi pourquoi les lanceurs américains actuels auquels tu fais allusion n'ont de succès qu'auprès des institutionnels US, en particulier les militaires.. Les lanceurs américains Delta IV et Atlas V, dont la conception remonte à la fin des années 1990, devaient initialement permettre aux constructeurs américains de revenir sur le marché des lancements commerciaux. Mais leur coût s'est avéré trop élevé et leurs constructeurs se sont concentrés sur le marché captif des agences gouvernementales américaines.


Merci pour ce lien intéressant PascalD..

Il s'agit d'une analyse "à postériori" suite à l'accident de Challenger. Les 1/100000 n'étaient déjà plus crédibles, et l'auteur insiste sur le fait que ces chiffres étaient donnés par les "gestionnaires" de la Nasa, ses adiministrateurs, pas par les ingés..

Il en conclue que, pour ces gestionnaires, il s'agissait d'assurer le gouvernement US de la justesse du choix de la navette, pour garantir son financement, et peut-être aussi à la base par un manque de communication "incroyable" avec les ingénieurs.

Il recommande que les fonctionnaires de la Nasa entrent dans le monde de la réalité en appréhendant correctement les faiblesses technologiques et les imperfections de la navette pour essayer de les éliminer activement.

Malheureusement, toutes les leçons n'ont pas été tirées et cette analyse objective n'aura pas suffit.


[Ce message a été modifié par vaufrègesI3 (Édité le 14-02-2011).]

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Ariane V : Ce soir, compte à rebours stoppé à H-4mn environ..

Report du lancement au mieux demain 16 février...

Ce qui de facto entraine le report de Discovery au 25 février au mieux aussi..
Les emmer.... continuent.

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Vaufrèges : "Il recommande que les fonctionnaires de la Nasa entrent dans le monde de la réalité en appréhendant correctement les faiblesses technologiques et les imperfections de la navette pour essayer de les éliminer activement.

Malheureusement, toutes les leçons n'ont pas été tirées et cette analyse objective n'aura pas suffit."


Le mensonge est inhérent à une entreprise aussi stupide et insensée que "l'exploration" habitée de l'espace.

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Oui Gordon, mais il faut aussi remettre l'histoire des navettes en perspective..

Dans les années 60 et 70, les responsables politiques US et les administrateurs de la Nasa baignaient dans l'atmosphère particulière de cette époque, celle ou après tous les succès de l'astronautique et Apollo, tout ou presque paraissait possible, les progrès de la technologie semblaient pouvoir être sans limites.

Il faut se souvenir que le "cahier de charges" des navettes prévoyait carrément un vol... par semaine, une cinquantaine de vols par an minimum ! On envisageait pouvoir planifier jusqu'à 70 vols par an !!!..

On imaginait alors que, tant par ses performances techniques qu'économiques, la navette allait écraser le marché des lancements. C'est l'époque où la Nasa, pour son plus grand malheur, abandonne totalement le développement des lanceurs classiques : Les navettes disposent alors par décret d'un monopole sur le marché américain des lancements des satellites publics, civils et militaires, ainsi que des satellites privés ! C'est dire...

Au niveau des responsables, à ce stade, on est encore totalement dans la "Grande illusion".
C'est plus tard, dans les années 80 et dans le cadre de la dure réalité de la phase opérationnelle que les mensonges naissent et prospèrent, on peut même parler d'une forme d'entêtement aveugle aussi.


[Ce message a été modifié par vaufrègesI3 (Édité le 16-02-2011).]

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"United Space Alliance", émanation de la Nasa, chargée de l'exploitation des navettes spatiales a une idée : devenue indépendante de la Nasa, elle continuerait à faire voler Endeavour et Atlantis pour son propre compte, en la louant, en quelque sorte, à la Nasa. Discovery, elle, serait mise au rebut, vraisemblablement dans un musée. L'USA promet de garantir à la Nasa deux vols par an, de 2013 à 2017, pour un coût annuel de 1,5 milliard de dollars, soit environ 500 millions de moins que le coût d'exploitation actuel.

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronaut ique/d/endeavour-et-atlantis-continueront-elles-a-voler_28001/#xtor=RSS-19

Décidément, cette "idée" tend à perpétuer tout ce qui a fait que ce programme soit pervers : l'irrationnel et les promesses non tenues.

En premier lieu, même à 1,5 milliards, le coût reste démesuré..

De plus, l'exploitation de ces navettes vieillissantes sera de plus en plus couteuse, et le maintien des structures et du personnel au sol pour seulement 2 appareils et 2 vols par an serait une pure aberration. S'il existe encore quelqu'un de censé à la Nasa, cette proposition saugrenue n'a aucune chance de passer..

Sur un autre fofo, Supernikon lui voit même dans cette démarche une opération cynique de com à usage interne : "voyez les gars, nous on fait le max pour sauver les navettes, pas comme ces pelés, ces galeux de la Nasa" , pour se dédouaner quoi, avant de licencier..

[Ce message a été modifié par vaufrègesI3 (Édité le 16-02-2011).]

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