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Rebouchage trou central miroir "cassegrain"

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Bonjour à tous

 

j’ai récupéré un miroir de 400 mm avec un trou central de 50mm de diamètre . Il doit être retaillé ; reprise au C120 mini .

Mais vu la focale du primaire (F/d 5,2) , je le vois assez mal en « cassegrain » . Et comme , il est très très fin , je ne pense pas toucher à la courbure initiale.

Je le vois plus en dobson.

Donc ma question et de savoir comment reboucher le trou afin qui puisse tenir longtemps (tenue mécanique) et qu’il puisse passer dans la cloche à vide (Pb dégazage)

 

Je ne pense pas que la technique du plâtre fonctionne dans ce cas !?

 

Je souhaite garder le centre pour faire la collimation rapidement , si pas possible je ferais sans !!.

 

Merci d’avance

 

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Tu parle de boucher le trou ou de refaire "du miroir" dans le trou ?

Dans le premier cas, ce doit être possible (c'est pas rare d'aluminer un miroir percé), au pire le bouchon temporaire sera aluminé également.

Mais je ne connais pas de cas où on a "refait du miroir". Maintenant je ne suis pas non plus un spécialiste de la chose !

 

Marc

 

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tu peux revendre ce disque et en racheter un neuf un peu plus épais et sans le trou que tu pourras tailler au rayon de courbure qui t'intéresse.

sinon refaire une pièce dans le même matériau et au même rayon de courbure qui s’emboîtera exactement et que tu colleras, est une autre solution mais qui ne prendra pas forcément moins de temps.

 

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Je souhaite reprendre le miroir au C120 pour cela il me faut reboucher le trou de 50 mm avec une "pastille" .reste que normalement on enleve la pastille a la fin du polissage (pour aluminure) Dans mon cas , je souhaite qu'elle reste. 

Normalement , on la "colle" temporairement avec du platre

Mais dans mon cas , je ne pense pas que ça suffise ?

 

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Tu peux reprendre un disque percé même sans la carotte,jai déjà fait 

Il faut juste veiller à faire un outil en plâtre  sur la courbure du miroir avec un cylindre sur le contour du trou pour éviter que le plâtre s'y engouffre. Tu n 'auras  plus qu'a coller des pastilles en céramique partout sauf au centre vu que tu ne pourras pas

Exemple

20191224-200326.jpg

Douci entièrement  jusqu'au w6

Edited by ABDEL

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Tu vas chez un vitrier qui te coupera deux rondelles de verre au diamètre du trou central du miroir, et ensuite tu les colles à la poix 

Une fois terminé et prêt pour  l’aluminure, retiré la carotte, puis faire allumer le miroir et la carotte séparément, ensuite recoller cette dernière et le tour est joué 

Edited by danielL

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Je ne pense pas qu'il soit possible de reboucher le trou définitivement, ou en tout cas cela sera difficile.

Classiquement pour polir un tel miroir, on recolle le morceau qui a été carotté avec un mélange poix dure-cire à cacheter. Mais il est impératif de décoller puis de supprimer toute trace de poix  avant le traitement.

Après il existe des colles qui sont homologuées "spatial" et qui ne dégazent que très peu: 3M DP490 et 3M EC2216 notamment. Mais leur mise en œuvre doit être faite avec précision (nettoyage et décontamination des faces, application du primaire, mélange précis...)

 

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Bonjour,

Un miroir avec trou central se met bien plus vite en température. Et sur un diamètre de 400mm qui est déjà un gros diamètre c'est intéressant.

David.

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Merci pour vos réponses  .

Je me doutai que cela poserai pas mal de pb . Notamment le dégazage , pas envie de polluer la cloche  .

Le plus sage sera d'enlever les bouchons après polissage .

Je vais voir mais je pense qu'il va rester "cassegrain" et effectivement  acheter un blank de 400 pour un newton

 

A+

 

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      Vous avez certainement déjà vu ce post où l'on voit l'influence de l'obstruction sur la tache de diffraction (PSF)
      http://www.astrosurf.com/viladrich/astro/instrument/sensitivity/spider-diffraction.htm
       
      En fin de page de ce lien vous trouverez la phrase :
      "The previous images were calculated with Iris software using the formula" : PSF = [ Module FFT (Aperture) ]^2
      Autrement dit, le module au carré de la transformée de Fourier de l'image de la pupille donne la PSF, c'est utiliser pour retrouver l'impact des obstructions des miroirs secondaires, araignée ...
       
      Alors j'ai fais le test avec IRIS (<fftd) et effectivement cela fonctionne

       
      J'ai voulu utiliser la même méthode pour un front déformé et comme WinRoddier permet de faire des simulations je suis parti d'une coma pure car la PSF est bien déformée (voir la capture d'écran WinRoddier plus loin).
      En utilisant la transformation de Fourier d'IRIS en appliquant directement la commande  <fftd sur l'image front-d'onde ci-dessous, voici ce que j'obtiens

      On est très loin du résultat escompté produit par WinRoddier et l'image ne ressemble pas à celle d'une coma.
      Je peux donc dire que dans ces conditions avec IRIS la formule PSF = [ Module FFT (Aperture) ]^2   ne fonctionne pas pour un front-d'onde déformé , sait à dire lorsque tous les points de la surface d'onde ne sont pas en phase, comme au travers d'une optique imparfaite ou via les turbulences atmosphériques ...
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      Dans la littérature j'ai trouvé des formules comme celles-ci

       
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      L'observatoire de Paris m'a répondu en la personne de Monsieur Anthony Boccaletti qui avec patience et courtoisie m'a bien aidé. Je ne peux donc que le remercié une nouvelle fois ici.
       
      En fait quand on sait c'est relativement simple.
      Voici l'exemple, j'ai choisie un front déformé de coma pure car la PSF résultat est bien dissymétrique comme dans le cas général des tavelures mais en plus simple.
      WinRoddier permet de faire des simulations

      L'image du front d'une coma pure sera toujours la même, ce qui change sera l'amplitude de la déformée, son PTV, ici il est de 848 nm pour la longueur d'onde de 490nm et le terme Z8(3,-1) est de 150nm
      848 / 490 = 1.73 donc le PTV exprimé en rapport d'onde est de 1.73
      La différence de marche optique (ddm) entre le point le plus en avance et le point le plus en retard est de 1.73 onde
      Voici l'image front-d'onde :  
      Avec IRIS on peut soustraire la constante correspondant au fond de l'image, le fond devient 0 (zéro), ainsi les pixels positifs on une ddm en avance de marche et les pixels négatifs sont en retard de marche.
      donc le ddm d'un pixel de l'image par la règle de trois est :  
      ddm = valeur pixel * 1.73 / 251
      La phase s'écrit    phi = valeur pixel * 2 * pi * 1.73 / 251
      L'image phi est alors proportionnelle à l'image ddm et celle de départ.
       
      L'image pupille est simplement remplie de 1 dans la pupille et de 0 hors de la pupille :  
       
      Iris permet de transformer une image en tableau avec la commande < export_asc [nom] qui produit le fichier nom.asc
      Il s'ouvre avec l'éditeur de texte et se rentre facilement dans un outil type tableur excel
      Il y a 3 colonnes, les 2 coordonnées des pixels et sa valeur,  (x , y, valeur), on peut ainsi faire les calculs nécessaires et recréer l'image résultat. La commande < import_asc [nom] dans IRIS
      Ainsi l'image phi est la même que l'image d'entrée (proportionnelle), sauf qu'au lieu d'avoir un PTV en pixel de 251, le nouveau PTV en pixel va de -5.43 à +5.43 pour cet exemple
       
      La formule de la littérature peut s'écrire    PSF = | FFT ( A*exp( i phi)) |²   ou A est la fonction pupille. Le | |² correspond au module de la FFT au carré ce qui confirme la formule de départ lorsque le front est plan (phi = 0), sans ddm
      Mais qu'en est-il du exp( i phi)
      i c'est le nombre complexe imaginaire tel que i² = -1
      et exp( i phi) = cos(phi) + i*sin(phi)
      Dans le tableur il suffit de calculer en fonction de la valeur de la colonne phi, une colonne cos(phi) et une autre sin(phi). toutes les valeurs seront alors comprises entre -1 et 1
      Et comme les valeurs pixels ne peuvent être que des nombre entier il faut les multiplier par une constante par exemple 30000 pour remplir la plage d'IRIS 16 bits (32767 max)
      On peut ainsi créer les images cos(phi) et sin(phi)
      cos(phi)              et sin(phi)
      cos(phi)_30000.fit   et   sin(phi)_30000.fit
       
      Détail qui a son importante :
      sin(0) = 0 donc le fond reste à zéro
      cos(0) = 1 donc tous les points du fond qui étaient à zéro passent à 1. Et  multiplier par 30000 ils passent à 30000. Il faut alors multiplier cette image cos par l’image pupille (constituée de pixels 0 et 1), multiplier par 0 pour retrouver le fond à zéro, le reste est multiplier par 1 pour que l’image cos reste inchangées dans la zone pupille.
       
      Je fait simplement remarquer ici qu’une FFT est indépendante de l’intensité des pixels dans la mesure où les 2 images de même format sont proportionnelle en intensité.
      Mais que faire de ces 2 images ? On en cherche qu'une la PSF !
      De plus le module d'une FFT donne toujours une image symétrique alors qu'une PSF dans le cas général pour un front non plan est dissymétrique (exemple la PSF de la coma pure)
      Il reste que la solution de faire une FFT-1 la fonction inverse de la FFT qui à partir de 2 images l'une réel ou de fréquence, l'autre imaginaire ou de phase, donne une image résultat unique.
      Il est précisé également que le fond à zéro doit être agrandi au minimum à un format couvrant 2 fois le diamètre de la pupille (< padding dans IRIS)
      Et il faut que les images soit centrer pour une FFT-1   (fonction ffti dans IRIS)
       
      Au final voici ce que l'on obtient avec les 2 images au 2048 x 2048 :
       
      Capture d'écran dans ImageJ :

       
      On retrouve donc bien la PSF recherchée .
       
      En fait la formule de départ dans la littérature pour des novices comme moi aurait pu s'écrire
      L'image PSF est la transformée de Fourier inverse mise au carré, du couple d'images ( A*cos(phi) , sin(phi)) où phi est la phase en chaque point de l'image front-d'onde et A l'image pupille (0,1)         PSF = [ FFT-1[ A*cos(phi) , sin(phi)] ]²
       
      CPI-Z
       
       
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