BobSaintClar

Mes nouvelles Nikon

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Elles sont belles, elles sont grosses, elles sont lourdes, elles sont (très) solides et que je sache, elles sont rares...

Mais leur qualité première, désormais ? Elles sont miennes !

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J'ai acquis cet engin lors d'une "star-party", le WE dernier dans la province de Nagano. Il s'agit donc de la dernière version - la première date de la seconde guerre mondiale - des 20x120 de Nippon Kogaku, "Étude de la lumière au Japon", alias Nikon dont le nom est apparemment un condensé.

 

Pourquoi ai-je opté pour cet instrument ? Sur le papier, ce n'est pas un choix raisonnable : elles sont chères, à visée droite, pèsent 16 ou 17 kg (ma balance n'est pas sûre), présentent une pupille de sortie de 6mm, n'ont pas d'oculaires interchangeables, n'acceptent pas de filtres. Histoire d'enfoncer le clou, j'ajoute que le ciel de mon jardin est médiocre en été et passable en hiver...

 

Pour répondre, dans l'ordre :

 

- Je les ai testées sur place, en mode diurne uniquement. La qualité de l'image délivrée - belle résolution, belle transparence, pas de courbure de champs, pas de liseré coloré sur les forts contrastes, faible dégradation centre-bord - m'a agréablement surpris. Je me suis souvenu des images que me donnaient les Vixen 30x125, celles que j'obtiens avec mes 20x80... aucun doute, c'est de la belle optique.

- Le prix : on trouve ces jumelles sur Ebay Japan et sur Amazon US (d'occasion), aux alentours de 6500 dollars. Je les ai négociées, au final, pour 2.200 euros. Ca tombe bien, je ne pouvais pas dépenser un centime de plus sans me mettre dans le rouge !

- La visée droite : ça ne m'a jamais vraiment gêné avec les 20x80. Mais là, c'est différent ! J'ai donc entrepris la construction d'un support à balancier qui me permettra d'observer par en-dessous, sur un siège inclinable ou une chaise longue. Il me reste des poutres de charpente de mes appentis de l'an dernier, même pas besoin d'acheter du bois !

- La pupille de sortie de 6mm : il se trouve que j'ai mesuré les miennes l'hiver dernier, avec 6,1mm des deux cotés. J'ai de la veine, c'est beaucoup à mon âge. J'ai aussi pensé à mon fils (6 ans) qui commence à reluquer dans mes instruments...

- L'absence d'oculaires interchangeables : c'est un vrai "moins", un tel diamètre  et de bonnes optiques  auraient supporté sans soucis des grossissements variés. Ceci dit, j'ai toujours considéré les jumelles comme des instruments dédiés aux grands champs : pour les grossissements importants en mode binoculaire, il y a les têtes binos. Et puis, le bon coté d'avoir des oculaires fixes (et bons), c'est qu'on n'a pas à prévoir un budget en sus, sachant que les très grosses binos sont toujours chères !

- L'absence de filtres : là aussi, c'est dommage. Comme je possède les filtres interférentiels "nébuleuses" pour jumelles de chez Fujinon (prévus pour les 30x150 de la marque), je vais voir si leur adaptation est possible. Ce devrait être assez simple, je l'ai déjà fait avec mes 20x80, il suffit juste d'avoir un bon relief d’œil (20mm sur les Nikon) et des œilletons amovibles (c'est le cas).

- Le ciel médiocre ou moyen : Bah c'est vrai quel que soit l'instrument, donc on fait avec ! Ca m'incitera à sortir ;)

 

Et quand on regarde dedans, ça donne quoi ?

 

Je vous épargne la vision en mode diurne, ce n'est pas le genre de jumelles qu'on emporte pour mater les oiseaux le WE !

On va se contenter du mode nocturne :

 

Je suis sorti cette nuit, dans mon jardin, avec les Nikon sur un trépied bricolé vite fait (tant pis pour la planche à pain, je n'avais pas de bois assez épais sous la main) et, pour comparer, mes Vixen 20x80. Comme les deux instruments présentent le même grossissement, je souhaitais constater "de visu" les bénéfices éventuels du diamètre supérieur (entre autres critères). Mon support à balancier n'étant pas fait, j'ai du me limiter aux objets situés à, disons, 50° d'élévation : exit Andromède, les Pléiades et le double amas !

 

J'ai d'abord visé Orion. La constellation, au sud-est, trônait en plein dans le halo de la pollution lumineuse tokyoïte : je savais d'avance que le résultat serait misérable. Les Nikon pourraient-elles pourtant m'en donner plus ?

 

Dans les Vixen, assez confortables (16mm de relief d’œil), la nébuleuse est blafarde mais bien présente. Sa forme en oiseau est reconnaissable, l'extension sud perçue en vision indirecte. Le Trapèze est un pâté informe, il ressemble à une étoile double asymétrique et non séparée. Je l'ai toujours vu comme ça aux jumelles, je ne m'en formalise pas (d'autant que je suis un peu astigmate). Sur la nébuleuse, je vois deux étoiles en surimpression (vision indirecte) : une sûre, l'autre devinée.

Je passe aux Nikon. Elles ont moins de champs apparent (60°), le fond de ciel remonte (normal) mais surtout, je remarque immédiatement deux choses : les étoiles sont plus fines, et elles sont en couleur ! Ca, je ne m'y attendais pas ! Du coup, le trapèze montre quatre étoiles séparées, j'en compte quatre de plus dans la nébuleuse, dont deux en vision directe. La nébuleuse elle-même est un peu plus festonnée que dans les Vixen, mais le fond de ciel dégueulasse tue le débat : à refaire en montagne !

 

Séduit par ma première impression, je vise la Rosette : aucune chance de voir du gaz avec la pollution locale, c'est l'amas ouvert associé qui m'intéresse...

Aux Vixen, ledit amas est bien là. Les étoiles faibles sont à peu près ponctuelles, mais les brillantes m'apparaissent désormais empâtées. Elles se dégradent en hirondelles (coma ?) à mi-chemin du centre vers le bord, c'est trop tôt pour être négligeable, on perçoit très bien cette aberration qui devient "gore" quand on s'éloigne davantage de l'axe optique. La courbure de champs n'arrange rien : centre net ou bord potable, il faut choisir ! En observant un certain temps, les nuances colorées des étoiles se précisent mais demeurent limitées à quelques astres.

Retour aux Nikon. La première impression se confirme et se renforce, je commence à "prendre le coup" : il y a nettement plus d'étoiles et surtout, elles présentent des nuances de couleurs incomparablement plus marquées ! Ca, c'est super agréable, vraiment une belle surprise en terme d'agrément visuel : désormais, je ne regarderai plus les étoiles comme un simple élément de décors pointilliste en arrière-plan des nébuleuses visées, elle seront des sujets à part entière ! Je n'ai pas d'explication à ce bonus inattendu : une meilleure transmission des couleurs elles-mêmes ? Le simple fait d'avoir plus de lumière par étoile, entre le bénéfice apporté par le diamètre, l'absence de fausses couleurs et la meilleure résolution de l'instrument ? J'imagine que c'est un combo des trois. Coté dégradation centre-bord, Nikon fait bien mieux que Vixen : on ne remarque rien jusqu'aux deux tiers de la distance à l'axe optique, puis les étoiles s'empâtent mais demeurent correctes jusqu'à la limite du champs apparent. On peut profiter des 60° sans problème, d'autant qu'il n'y a aucune courbure de champs. Quand c'est net au centre, c'est net au bord. A la décharge des Vixen, elles ont 70° de champs apparent à corriger, 10° de plus que leur monstrueux challenger.

 

Enthousiasmé par le spectacle offert grâce aux étoiles (j'insiste, c'était tellement inattendu ), je pars me promener dans la voix lactée faiblarde, au nord-ouest de Cassiopée : même sous mon ciel quelconque, c'est un enchantement. Les étoiles carbonées me sautent au visage, tandis que les autres présentent des nuances de bleu, de blanc, de jaune et d'orangé (pas de vert, tiens pourquoi ?) que les Vixen ne me proposent pas. Sur ces dernières, je dois vraiment me concentrer pour commencer à deviner les couleurs : seules les géantes rouges sont évidentes. Dans les Nikon, toutes les étoiles moyennes et lumineuses sont nuancées ! Purée, je n'ai pas fini d'en profiter !

 

Après deux bonnes heures passées dehors, la fatigue gagne et je décide d'en rester là. Inutile d'écrire que j'ai hâte de remettre ça et de construire mon support spécial ! Dans trois semaines, je participe à un rassemblement dédié aux grosses binos, en montagne, pas très loin du mont Fuji : en espérant qu'on ne se prendra pas le 22ème typhon de l'année dans les dents, c'est pas le moment de chômer ! J'ignore quel(s) type(s) de verres sont utilisés dans ces jumelles ; sur leur site, Nikon indique simplement l'emploi de "verres spéciaux", sans autre précision. Il est également indiqué qu'on peut adjoindre des filtres polarisants en option  : ah, intéressant ! Il faut que je creuse la question, il y a peut-être un filetage de prévu quelque part...

 

Voilà :)

 

(PS : je m'aperçois que je n'ai pas parlé du parallélisme. C'est parce qu'il n'y a rien à dire : les deux images fusionnent parfaitement. Aucun soucis, après deux bonnes heures d'observation)

Edited by BobSaintClar
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salut ;) 

ouf, le poids et le tarif ;) 

bonnes observations  ;) 

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Il y a 4 heures, BobSaintClar a dit :

au final, pour 2.200 euros.

sympa ;) 

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Impossible de le savoir en les regardant. Mais comme je n'ai pas l'emballage d'origine, les caches adaptés ni le pied-colonne, je suis sûr qu'elles sont d'occasion. La facture est au nom de Takahashi Japon, qui en était donc le propriétaire officiel avant moi...

 

Voilà une photo de la bête sur son trépied provisoire. La grosse galette en bois qui solidarise le support Nikon à l'embase, c'est mon ancienne planche à pain...

nikon.jpg.9ea8914d5ea5a52714c5eb4227f57830.jpg

 

Je réalise d'ailleurs que le dit trépied, prévu pour des montures genre Great Polaris et autre Eq5, semble un peu faible pour sa nouvelle charge ! Là, ça passe encore, mais quand j'aurai finalisé mon système à bascule, dont le poids sera au moins double (contrepoids oblige), ça risque de coincer.

 

Vous auriez des idées de trépied ou de pied colonne costaud et abordable ? Sinon bah, je le fabriquerai aussi...

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A oui ... Quand même... belle bête...

C'est vrai que c'est dommage de ne pas pouvoir changer les oculaires.... A quoi pensent ils ces Japonais... :)

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Je pense que c'est pour conserver l'étanchéité : ces jumelles sont garanties à -2 mètres en immersion ^^

Plutôt conçues pour le pont d'un bateau que pour un observatoire ;)

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Il y a 3 heures, BobSaintClar a dit :

Vous auriez des idées de trépied ou de pied colonne costaud et abordable ? Sinon bah, je le fabriquerai aussi...

 

Tant qu'a faire tu te fabriques un truc comme ça! ;)

 

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MichelR> Ce qui est magique dans ce truc, c'est que le gars l'a construit pour des jumelles avec renvoi coudé xD

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Très bel achat bravo et merci pour cet intéressant croa ^_^...

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Il y a 5 heures, BobSaintClar a dit :

Ce qui est magique dans ce truc, c'est que le gars l'a construit pour des jumelles avec renvoi coudé

 

Oui, mais à 45° et pas 90, à sa décharge... 9_9

;)

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à l’instant, Cédric Perrouriefh a dit :

Oui, mais à 45° et pas 90, à sa décharge...

T'avoueras quand même... le gars est même obligé de décoller la tête de son siège pour avoir ses yeux en face des trous... un bête fauteuil vaguement incliné en arrière, genre de 40°, serait plus efficace (mais aussi, j'en conviens, trop banal). On sent qu'il s'est fait plaisir ^_^

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et avec une boite à chaussures?, bravo ;) , quel talent de recyclage ..... 

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Bon, pratiquement toutes les pièces de ma "nouvelle" monture à balancier sont terminées, et j'ai adapté mes deux filtres Fujinon "nebulae", originellement conçus pour les 30x150 de la marque, aux oculaires de la Nikon ! Je vous mets des photos demain ou après-demain, en fonction de mes possibilités :)

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Visée droite, tu n'as pas peur pour tes cervicales ? o.O

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Bah si, d'où la monture à balancier. Le but, c'est d'observer sur un siège incliné, voir couché :

photo-212902.jpg?_r=0&f=1&nofb=1

 

Ma monture sera juste nettement plus maoussss costaude !

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La monture à balancier est finie :)

Il y aura des petits fignolages à droite à gauche, mais elle est parfaitement fonctionnelle et c'est bien l'essentiel !

 

La voici, démontée : je me suis un peu compliqué la tâche pour pouvoir la transporter, avec le plus long élément mesurant moins d'un mètre (97cm exactement), de sorte à ce que ça rentre sans soucis dans le coffre de la Suzuki Alto (une version cubique de la Fiat 500). Les longerons sont des poutres de charpente, donc solides et traités contre les insectes et les intempéries.

M0.thumb.jpg.2e5b9925bae23aa433939a1df4a79899.jpg

 

Vous vous demandez à quoi servent les deux bidons bleus - mais moches quand même - du bas ?

Réponse en image avec l'ensemble monté :

M1.thumb.jpg.73fe157634d752384a574adb221ea2bd.jpg

 

Lesdits bidons sont le contrepoids (2x10L). Leur position penchée vers "l'arrière"est voulue : cela empêche le transfert d'eau vers l'axe central lorsque je modifie l'inclinaison, ce qui déplacerait dangereusement le barycentre. La sangle passée entre l'axe et la fourche des jumelles a pour mission de retenir ces dernières en cas d'inclinaison horizontale... ou pire : elles pourraient glisser et sortir de leur logement, la fourche Nikon étant conçue initialement pour fonctionner en position verticale.

 

Un gros plan sur les deux bidons :

M2.thumb.jpg.afad8ff8a3066ad8b6c9bb47de6033ac.jpg

 

Je penserai à un contrepoids classique (moins laid) pour plus tard. Là, c'est la version "nomade" de la monture, avec des contrepoids que je transporte vides et que je remplis d'eau sur place ;)

 

La partie centrale :

M3.thumb.jpg.b6a09a91722723f54c3c1cca97c4e063.jpg

 

On ne le voit pas dans l'image, mais la poutre verticale fixée sur le trépied Vixen a une "âme" en métal, une tige filetée de diamètre 10 en inox. La rotation horizontale est assurée par un support de télévision (100kg de poids admissible). L'ensemble est calculé pour que j'observe confortablement depuis une chaise inclinée ou longue sans avoir à déplier les pieds du tripode : je ne pense pas qu'il survivraient longtemps à l'opération, il soutiennent une cinquantaine de kilos à pleine charge...

 

J'ai évidemment testé le tout avec les jumelles et les contrepoids pleins. Rien n'a plié, cassé ou même couiné :)

 

Voilà. Y'a plus qu'à !!

Edited by BobSaintClar
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    • By xavierc
       Dans le virage du fond du parking.
       Nuit du 5 au 6 août 2019
       Dobson 508/1920
       
       10 dessins : 8931 à 8940.
       
       Il y a encore du public ici, l'engouement ne faiblissant pas, pourtant après 3 nuits des étoiles d'affilée, quand je suis opérationnel à 23h15.
       Je montre Saturne et M8 à 2 jeunettes puis vaque à mes cibles plus ténues.
       
       La première est le Sextet de Seyfert dans le Serpent, qui m'avait laissé sur ma faim.
       
       Observation 8931 : NGC6027/A/B/C/D/E ou Sextet de Seyfert.
       A 85x, l'ensemble est une tache faible. Le groupe est éclaté à 276x en membres faibles à VI3. Ce grossissement permet de voir les extensions diffuses. 402x les détaille dont la petite hors des lignes râtée la fois précédente. Mais je n'arrive pas à voir les 6.
       
       
       Il fait chaud comme hier, je n'ai pas mis de pull sous le manteau qui est lui indispensable pour garder à portée de main mes oculaires.
       
       Le croissant lunaire témoin de l'avancée inexorable du séjour se couchera vite avant le premier dessin.
       
       Je règle quelques soucis de la lampe de la planche à dessins au début.
       
       Je reste dans le domaine des galaxies, un poil plus haut et plus à l'est dans Hercule.
       
       Observation 8932 : NGC6098/99.
       201x, 85x. Elles sont vues séparées facilement à 85x. NGC6098 est considérablement faible et NGC6099 considérablement faible à faible.
       
       
       Le vent qui contourne la montagne génère un fond sonore fourni dans les basses. La turbulence reste moyenne pourtant.
       
       Observation 8933 : NGC6484.
       Cette galaxie est visible assez faible à 85x, petite. A 201x, elle semble condensée et reste minuscule.
       
       
       Observation 8934 : NGC6482.
       Condensée comme la précédente à 201x, elle est minuscule et assez brillante à 85x.
       
       
       Bruno galère avec une calibration, il ira quérir les conseils d'autres astrophotographes du terrain pour s'en sortir. Où il faut être ingénieur pour faire de l'astrophoto!
       
       Observation 8935 : NGC6500/1.
       201x, 85x. Ce duo est constitué de 2 galaxies respectivement faible NGC6500 et assez faible NGC6501.
       
       
       Après un petit coup de barre à 1h50 dont m'extraient un peu des éclairs d'orages lointains vers l'Ouest, je poursuis avec les herculéennes galaxies (à moins que ce soit dans l'autre sens, je ne sais plus avec la fatigue?).
       
       Observation 8936 : NGC6490 et NGC6495.
       201x. Les galaxies aiment former des duos dans ce coin de ciel! Ici 2 galaxies de même brillance, faibles.
       
       
       L'objet suivant, atypique, est une idée de Michel Nicole, l'astronome québécois dont les fiches d'observation m'inspirent de nombreux sujets d'observation, adaptés à mon télescope vu qu'il utilisait un Dobson de 56cm.
       C'est une nébuleuse bipolaire du Lézard.
       
       Observation 8937 : LKHalpha233.
       276x. Objet de Herbig-Haro et très faible, elle s'étend surtout à l'ouest de l'étoile faible. Elle ne réagit à aucun filtre. C'est dingue de pouvoir observer ce stade de proto-étoile avec nos moyens d'amateurs!
       
       
       Je pointe ensuite quelques galaxies de Pégase.
       
       Observation 8938 : NGC1 et 2.
       201x. Les 2 premiers objets du catalogue NGC sont assez faible et faible dans l'ordre numérique.
       
       
       Des nuages arrivent à 3h20.
       Je vérifie quand même sur les animations météo satellite que l'orage qui s'approche par l'ouest en grondant va passer bien au nord de nous, ce qui est le cas.
       Par contre sa proximité gênera sur les 2 derniers dessins en me flashant la vision nocturne, le ciel devenant brièvement blanc à l'oculaire lors des éclairs les plus brillants.
       La menace ne faisant que nous raser, je dessine donc un groupe de galaxies sous ces contraintes dans Pégase.
       
       Observation 8939 : NGC7765 à 7768.
       278x, 201x. C'est un quintet mais pas de Stephan, composé de NGC7765 et NGC7766 très faibles, NGC7767 considérablement faible, NGC7768 assez faible, complétés de CGCG477.020 très faible. Groupe intéressant.
       
       
       Un bolide aussi brillant que les éclairs s'est invité dans le coin de mon champ de vision et a laissé une trainée persistante une dizaine de secondes vers 4h50.
       
       Observation 8940 : NGC7769 à 7771.
       201x. Je continue de monter dans la numérotation NGC avec NGC7769 assez faible au bord sud plus net, NGC7770 faible et NGC7771 assez faible.
       
       
       Je finis fatigué à l'aube à 5h sous les grondements de l'orage voisin.
    • By fljb67
       
      Bonjour ou bonsoir.
       
      - Optique concernée : Maksutov 127/1500 de chez Sky-Watcher.
       
       
      J'ai testé cette bestiole avec une caméra ZWO 294 MC ( 4144 x 2822 ; pixels de 4.63 micro mètres ) sur la Lune.
       
      Bref :  j'ai été - positivement - étonné  que la Lune "entre" aussi facilement ( car le champ théorique avec 1500 mm de focale était vraiment "limite" d'après les calculs avec f = 1500 mm ).
       
       
      Après une prise de vue "full frame", le diamètre de la Lune est de ~ 2600 pixels ) :
       

      (  Etant une burne niveau traitement "planétaire", c'est un "one shot" ... donc désolé pour la qualité de l'image ).
       
       
      Sachant qu'au moment de cette prise de vue ( 09/11/2019 ), la Lune avait un diamètre apparent de 1790,1 " :
       
      Cela donne un échantillonnage :  E = 1790,1/2600 ~ 0,6885 "/pixels.
       
       
      Du coup, avec la formule E ~ 206,3 x p/f   ( avec E en "/pixels ; p = largeur des pixels en micro mètres ; f = focale en mm ), cela donne :
       
      f ~ p / ( E/206,3 ) ~ 1387 mm ... au lieu des 1500 mm annoncés. ( donc ~ 7,5 % de moins ).
       
       
      Donc : si le miroir a bien 127 mm de diamètre, cela correspondrait à un rapport f/D de ~ 10,9 au lieu de ~ 11,8.  ( ce qui ferait une "luminosité" photographique ~ 17 % supérieure ).
       
       
      Voilà : c'était pour info. ^^
       
       
    • By AstroSylv1
      Salut tous, suite à une occasion, suis allé voir à deux reprises une vieille Manent de 1930-1935 près de chez moi... elle était hyper bien conservée, couverte de taches de gras, de crottes de mouche, d’huile (peut-être pour la protéger de corrosion éventuelle), de poussière, mais un fort potentiel de « belle lunette » une fois sa toilette faite. Pour faire court, voilà le résultat, une mécanique exceptionnelle. Nettoyage uniquement avec une microfibre humide, zéro produit, je le souligne parce que c’est bluffant de voir la peinture qui a toujours son vernis d’origine, le laiton si brillant après 90 ans, et sa mécanique toujours précise... Pour les optiques, idem. Mais elle a deux trois trucs à réparer : il manque 2 vis au chercheur, la base en bois est fendue, le réticule du chercheur est détendu, l’optique mérite d’être nettoyée en profondeur, et je dois me trouver un adaptateur coulant 27mm —> 31,75mm. Hélioscope en accessoire avec 2 oculaires et un filtre variable, tout est opérationnel !




















    • By xavierc
       Dans le virage du fond du parking.
       Nuit du 4 au 5 août 2019
       Dobson 508/1920
       
       10 dessins : 8921 à 8930.
       
       Plein de public venu pour la nuit des étoiles se tient au sud dont des gamins turbulents que les parents inconscients laissent courir autour des télescopes.
       Cela engendre pas mal de lampes blanches gênantes, des astronomes qui râlent du coup au sud du virage, et un sacré brouhaha, le calme de la nuit ne reviendra que dans une heure.
       
       L'ouest du ciel est voilé, je vise au plus loin de cette menace, bas vers l'est une galaxie de Cassiopée car ces nuages arrivent assez vite.
       J'ai chaud avec mon manteau.
       
       Observation 8921 : NGC185.
       Cette galaxie naine du Groupe Local est considérablement faible et diffuse à 201x.
       Les voiles arrivent sur ma cible à 23h06. Le ciel est maintenant tout voilé.
       
       
       J'attends en m'assoupissant dans l'auto.
       Beaucoup de gens ont remballé et le public est parti faute de ciel.
       
       Le ciel se redégage à 1h du matin.
       Je reprends les observations avec une nébuleuse planétaire d'Hercule.
       
       Observation 8922 : NGC6058.
       402x, 631x, 85x. La nébuleuse qui répond bien au filtre Oxygène 3 est une étoile très floue assez faible à 85x. L'étoile centrale est considérablement faible à 402x.
       La nébuleuse est trop sombre à 631x, et l'usage du filtre HBêta l'éteint totalement, ce qui permet de confirmer la présence de l'étoile centrale qui seule ressort. Deux portions d'anneau symétriques se distinguent en vision décalée VI2 à 3.
       
       
       Je pars pas très loin observer quelques galaxies d'Hercule sur la même carte de l'Uranométria.
       
       Observation 8923 : UGC10200.
       Cette galaxie condensée assez faible à considérablement faible est vue à 85x et accompagnée à 201x de LEDA57100 très faible à VI1.
       
       
       A 2h, Bruno T. est revenu imager sur la butte à l'est.
       
       Observation 8924 : NGC6155.
       Cette galaxie considérablement faible à 85x montre comme une barre centrale à 276x, râtée à 201x.
       
       
       Observation 8925 : NGC6239.
       201x, 276x. Considérablement faible à 85x comme la précédente, elle révèle de la structure, sous forme d'une barre grumeleuse s'infléchissant à l'ouest.
       
       
       A 2h40, une moto particulièrement bruyante repart de l'entrée du parking, je l'entendrai pétarader dans la montagne plusieurs minutes.
       
       Je peux enfin voir une nébuleuse diffuse du Cygne, la X Nebula, autre objet mythique qui me semblait alors hors de portée à l'époque du magazine Ciel Extrême, comme l'était Shakbazian 16 finalement vu aux NAT 2016.
       
       Observation 8926 : Simeis 57.
       Dénommée aussi la X Nebula. A 85x j'y verrais plutôt un lambda. La nébuleuse n'est pas sûre sans filtre. Le filtre Oxygène 3 montre quelques traces. C'est le filtre HBêta qui la dévoile vraiment. Alors la partie facile est vue VI1 (100% du temps mais qu'en vision indirecte) et 2 autres branches sont vues VI3. La zone où s'effectue la jonction de ces branches est difficile à détailler. Cet objet atypique est aussi dans les fiches de Michel Nicole.
       
       
       Après cette revanche sur l'histoire, je dirige le T508 vers des galaxies du Verseau.
       
       Observation 8927 : NGC7665.
       85x, 201x, 276x. Elle reste faible et petite à 85x, mais à plus forts grossissements je remarque ses bords nets et une étoile dedans excentrée  en VI4 (25% du temps en vision indirecte).
       
       
       Comme les dernières nuits, j'entends le troupeau de moutons sur l'Aup.
       
       Observation 8928 : NGC7721.
       85x, 201x. A 85x je vois déjà son allongement, elle est considérablement faible à faible.
       Elle est déjà sombre à 201x. Quelques détails durs apparaissent sous forme de glimpses VI4 à 5 (10 à 25% du temps en vision décalée).
       
       
       Des voiles éparses au nord-ouest deviennent gênants, dégradant la transparence.
       Je tente une galaxie Arp dans le Verseau bien que les voiles passent dessus par moments.
       
       Observation 8929 : NGC7727 ou encore Arp 222.
       138x, 201x, 276x. Hormis son centre assez brillant à assez faible, le reste est faible et les détails sont incertains, les nuages n'aidant pas.
       
       
       Retour de nuages éparses s'avancent par l'ouest.
       Je m'obstine en observant une autre galaxie dans le voisinage et dans les voiles.
       
       Observation 8930 : NGC7724.
       201x. Son observation est alternative : très faible quand vue hors des voiles, sinon fantômatique à invisible.
       
       
       A 5h, je capitule, ça devient trop pourri dans l'aube avec ces voiles contrariants.
       De nombreux météores et satellites artificiels sont passés dans le champ de mes oculaires cette nuit.
    • By Hyphene
      Bonjour à tous,
       
      Tout est dans le titre ! Enfin presque... J'ai besoin d'un petit coup de main. Je souhaite faire construire un dobson de 508mm par un artisan à l'étranger. Je dois donc commander les miroirs au préalable et lui envoyer. Mais je suis une tache en calcul et je ne suis pas sur d'avoir bien compris l'effet du paracor sur la taille du miroir secondaire.
       
      En clair: Quelle taille de miroir secondaire choisir pour un primaire de 508mm à 3,7 avec un paracor type 2 ?
      Si vous avez des conseils diverses et variés n'hésitez pas !
      Merci d'avance!
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