Kaptain

Schiaparelli

Messages recommandés

http://www.bbc.com/news/science-environment-37715202

Parachute déclenché trop tôt et fusée coupées trop tôt.

"In the downlinked telemetry, Schiaparelli then continues transmitting a radio signal for 19 seconds after the apparent thruster shutoff.

Many scientists here at mission control have taken all this information to mean one thing - that the probe crashed at high speed. It is likely it went into freefall a kilometre or two above the surface."

Donc chute libre commencée entre un et 2 km de la surface...

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...et c'est pour ça que le signal s'est interrompu plus tôt...

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Dommage.
Cela dit je trouvais le système d'amortisseur en nid d'abeille un peu bancal. L’atterrisseur se serait posé sur un gros rocher comment ça se serait passé ?

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quote:
Syndrome Mars Climate Orbiter ?

Non, dans ce cas, ils s'étaient mélangés les pinceaux entre inch et cm.

Ici, c'est peut-être du aux mesures radar? non?

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https://www.cieletespace.fr/actualites/tgo-en-orbite-schiaparelli-silencieux

Extrait de l’article sur le site de C&E :

« …Le module de 600kg reste silencieux. D'après les données récoltées par l'ESA, tout a bien commencé : parachute déployé et bouclier thermique éjecté. La descente était même conforme aux prévisions. Hélas le signal est perdu "environ 50 secondes avant l'atterrissage prévu", alors que l'atterrisseur devait se séparer de ses parachutes et de son bouclier thermque arrière. Schiaparelli se serait séparé de son parachute 15 secondes plus tôt que prévu, pour une raison encore inconnue. Puis il aurait activé ses rétro-fusées pendant seulement deux ou trois secondes... Là encore leur coupure brutale est mystérieuse. Pour rappel, lors de cette phase le rover Curiosity filait vers le sol à une vitesse de l'ordre de la centaine de mètres par seconde. Autant dire que Schiaparelli n'a probablement pas survécu au choc final. Pour le savoir avec certitude, les équipes attendront les données récoltées par le satellite MRO, le Mars Reconnaissance Orbiter, qui devrait nous fournir des images de la zone d'atterrissage… »

Par ailleurs, le vieux rover Oppy n'a pas réussi à prendre une photo de l'arrivée du module (peut-être justement parce qu'il a dégringolé trop vite...)

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En tout cas, moi j'ai envie de pousser un coup de gueule contre l'ESA bashing que je vois fleurir ici et là dans des commentaires d'articles.

Ils me saoulent les rageux qui y voient le signe de l'incompétence européenne ou française face à une Amérique triomphante (comme celui qui balance en commentaire : "Et oui... il y a deux ans, les Américains posaient Curiosity magistralement, mais n'est pas la NASA et le JPL qui veut.")

Les gens sont débiles à ce point pour ne pas se rendre compte de la complexité de poser un engin sur Mars ! En tout cas les gens ont la mémoire courte sur le nombre énorme d'échecs avant que les USA arrivent à poser un engin sur Mars "en routine".
Eh oui ! Le landing n'est pas une spécialité européenne, on en a d'autres. Donc il y a des compétences à rattraper !

On pourrait rappeler aux rageux l'efficacité d'Ariane Espace face à celle des navettes, le succès de Rosetta, le succès du module Huygens qui s'est posé sur Titan, ...
ou dans un autre registe l'échec magistral du SSC face au LHC...

Mais non ! La voilà la culture française ! C'est celle qui mine l'école, celle qui ne tolère pas l'échec (même partiel), y compris dans l'apprentissage... On devrait savoir avant d'apprendre ou réussir du premier coup !

C'est la culture qui fait que même quand un élève réussi (même si bien évidemment tout est perfectible) on dira à l'élève qu'il a quand même échoué, ou que l'on préférera lui faire remarquer ce qui ne va pas plutôt que ce qui va. Après on s'étonne que ce pays tourne aux antidépresseurs !

[Ce message a été modifié par Tournesol (Édité le 20-10-2016).]

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Etant un peu loin (au DPS à Pasadena où on a essayé de suivre qqch hier matin), je ne sais pas comment les médias français ont repris l'"échec" de Schiaparelli, mais ne sont-ils pas réduits à ne parler que des choses quand elles se passent mal (avec le sponsoring des vendeurs d'anti-dépresseurs comme le dit si bien tournesol )?
Et sinon, oui, tout ne se passe jamais comme sur des roulettes dans le spatial, et je citerai par exmple les problèmes de pressurisation des moteurs de correction de trajectoire des sondes qui ont aussi bien affecté Akatsuki (JAXA/Vénus -> arrivée retardée de 5 ans!), Rosetta (passé inaperçu pour l'orbiteur qui a du modifier la manière dont les corrections de trajectoires ont été faites en mai-juin 2014 à l'arrivée près de 67P ou encore pour Philae et le petit moteur à gaz froid inutilisable/inutilisé en novembre 2012), et maintenant aussi JUNO (NASA) qui doit revoir comment réduire sa période orbitale autour de Jupiter (sans parler du safe mode d'il y a 48h)...
Donc les problèmes il y en a toujours et c'est avec ça qu'on progresse.

Nicolas

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+1 avec Tournesol

Ce qui me sidère c'est qu'on focalise sur l'EDM alors que le TGO qui a parfaitement fonctionné et qui représente l'essentiel de la mission est mis au second plan !

Et même pour l'EDM, parler d'échec alors que beaucoup de choses ont parfaitement fonctionné (et pas des moindres !) et que de nombreuses données ont été acquises et serviront très certainement pour les succès futurs, ça aussi c'est typique d'une certaine mentalité

Un livre paru récemment qui ferait du bien à beaucoup : https://www.allary-editions.fr/publication/les-vertus-de-lechec/

JP

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L'ESA bashing me fait penser au French bashing, hélas très en vogue et ce dans de nombreux domaine... C'est regrettable, lamentable...

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L'échec de l'atterrissage de Schiaparelli pourrait être très productif si les données recueillies permettent de reconstituer les évènements avec précision, et il semble qu'il y ait un espoir raisonnable sur ce point.

Alors même si le but de Schiaparelli n'était pas de réaliser un crash-test , il est clair que l'Esa va engranger ce qui lui manque jusqu'ici pour réussir les atterrissages martiens : De l'expérience..
Et justement c'était le but de cette mission expérimentale..

Et puis bravo pour TGO, on devrait avoir le fin mot sur le méthane martien et sur plein d'autres choses fondamentales pour construire l'histoire de Mars


Non... perso ce qui me désole encore, même si des progrès notables sont à signaler (on part de loin), c'est la com' de l'ESA..

Sur le site du "Forum de la Conquête Spatiale" que je consulte quelquefois pour lire les commentaires de quelques-uns des participants très pointus en astronautique, j'ai noté l'intervention récente du dénommé "Nirgal" que je soupçonne fortement d'être Pilippe Labrot, l'auteur de l'excellentissime site "Nirgal.net" d'où je tire parfois des références..


J'espère qu'il ne m'en voudra pas de citer ses commentaires ici :


"Sur le sujet de la communication, je pense aussi que l'ESA a de gros efforts à faire.

Pour Mars Express, vous rappelez-vous ce qui avait été fait pour le grand public ? Alors voyons Mars, humm, c'est rouge, donc, humm ... pour le public c'est quoi le rouge ?, OH ! je sais, allez hop, on met un pot de peinture Ferrari dans la sonde. Oui oui, véridique, c'est ce qui s'est passé. De plus, la perte de Beagle 2 a complètement éclipsé la réussite de Mars Express (ici ce sera la même chose).

Huygens, les premières images ont été diffusées sur Internet par un amateur. Elles n’apparaîtront que plusieurs heures plus tard sur le site officiel de l'agence.

J'ai suivi la fin de Rosetta avec des planétologues dans un labo du CNRS. Au moins l'un d'eux n'a pas caché sa consternation. Utilisation de skype, passage en direct de personnalités qui n'étaient même pas prévenues que la diffusion avait commencé (confusion sur les visages, et je ne parle même pas du cadrage), passages de vidéo récapitulatives DURANT la descente, pas de compte à rebours, pas de scénarisation explicitant le plongeon de l'orbiteur vers la comète, graphique de la porteuse et des données apparaissant à l'écran sans la moindre explication ou mise en contexte (super pour susciter des vocations), ambiance d'enterrement, défilé de types austères dans des costumes gris, pas le moindre jeune, et le clou du spectacle après la perte du signal : les caméras ont filmé la salle de contrôle en train de se vider à vitesse grand V. A un moment, on a vu un type à l'air ennuyé balancer un crayon sur sa table, foutre son portable dans son sac et sortir, comme ça, genre marre de ce truc, heureusement que c'est fini.

Et ensuite ... Schiaparelli : deux LIVES (lequel choisir, on ne sait pas !), les journalistes du Figaro qui commencent à paniquer quand ils s’aperçoivent que les LIVE ne démarrent pas (ils ont aussi émis quelques commentaires éloquents), le correspondant à Darmstadt qui ne peut pas mettre la main sur la moindre info, et surtout, le truc qui me fait bondir, au moment où l'atterrissage a lieu, l'ESA a passé un résumé de la mission, avec des images du lancement.

Je veux dire, OK, il fallait le temps d'analyser les changements survenus sur la porteuse (encore que les américains font ça en temps réel avec leurs sémaphores), la télémétrie arrivait dans le pire des cas le lendemain, mais bon sang, quand une sonde atterrit sur Mars, et même si la seule chose qui nous rattache à l'événement c'est une ligne verte qui bouge sur un écran, on se place dans l'instant présent et on commente le truc en direct !

Mais là encore, comme Rosetta, rien, pas de compte à rebours, pas d'explication sur les LIVE du déroulement de la séquence EDL, aucune explication, nada. A côté de ça, le LIVE du CNES était bien plus passionnant à suivre, c'était plus dynamique, mieux filmé, et les intervenants étaient intéressants (même si, n'ayant rien à dire sur Schiaparelli, il fallait meubler). Le seul machin sensé de l'ESA, finalement, c'était le fil twitter."

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Article du Figaro, assez complet :

quote:
Selon toute vraisemblance, le module de descente européen Schiaparelli a raté son atterrissage sur Mars. Le centre de contrôle de l'Agence spatiale européenne (ESA) de Darmstadt, en Allemagne, est sans nouvelle de l'atterrisseur depuis son arrivée dans l'atmosphère martienne mercredi en fin d'après-midi. Schiaparelli a néanmoins pu envoyer des données sur son état tout au long de la périlleuse descente de six minutes, remplissant un des objectifs de ce premier volet de la mission ExoMars.

Le module a fonctionné correctement pendant la première partie de sa rentrée atmosphérique (qui s'effectuait à 21.000 km/h). Sa trajectoire est conforme à ce qui était attendu et le bouclier thermique chargé de dissiper la chaleur générée par les frottements de l'air semble avoir correctement protégé la capsule. Le déclenchement du parachute, programmé à 11 km d'altitude, trois minutes après la rentrée dans l'atmosphère, semble avoir fonctionné. «La première anomalie dans le vol arrive au moment de la séparation du parachute, 50 secondes avant le moment prévu pour le contact avec le sol», explique Michel Denis, directeur de vol de la mission ExoMars. Selon le plan de vol, le module devait alors être à 1200 m d'altitude et descendre à 250 km/h. Il devait alors ralentir avec des rétrofusées mises à feu pendant 30 secondes. Mais mercredi après-midi, les fusées de descente n'ont fonctionné que 3 à 4 secondes. Et 19 secondes après, le signal radio de la sonde a été définitivement perdu.

Que s'est-il vraiment passé? Dans le meilleur des cas, la descente a été un peu plus rapide que prévu, et les rétrofusées n'ont fonctionné que très peu de temps avant un atterrissage probablement assez brutal, mais qui aurait permis à la radio de continuer à fonctionner quelques secondes. Il est aussi possible d'imaginer un problème grave sur les rétrofusées ou le logiciel qui commande leur mise à feu, qui aurait entraîné une chute libre catastrophique depuis plus d'un kilomètre d'altitude.
Schiaparelli n'a plus communiqué depuis avec les différentes sondes en orbite autour de Mars, laissant présager le pire. Les chercheurs venus à Darmstadt pour dépouiller les mesures météorologiques qui devaient être réalisées pendant au moins 4 jours par Schiaparelli, ont d'ailleurs changé leurs billets d'avion pour rentrer dès jeudi dans leurs pays respectifs...

Officiellement, les responsables de l'ESA refusent toujours de prononcer le mot «échec» . Les éléments de langage ont été soigneusement choisis: peu importe que le module européen Schiaparelli ait raté ou non son atterrissage sur Mars mercredi. Ce qui compte, c'est que les ingénieurs disposent désormais des données nécessaires pour comprendre ce qui s'est passé lors de la descente. Jan Wörner, directeur général de l'ESA, puis Andrea Accomazzo, directeur de la division des missions solaires et planétaires à l'ESA (ex-directeur de vol de la sonde Rosetta) et enfin David Parker, directeur du programme d'exploration humaine et robotique de l'agence ont tous les trois lourdement insisté jeudi matin sur le fait qu'il s'agissait d'un «test» et qu'il n'y avait à ce titre aucun impératif de réussite.
Ils ont rappelé, à raison, que le coeur scientifique de la mission était l'orbiteur TGO, que ce dernier avait parfaitement réussi sa mise en orbite et que son fonctionnement était «nominal» jeudi matin. TGO est destiné à opérer pendant plusieurs années, à servir de relais au futur rover européen en 2021 et à ramener des résultats scientifiques de premier plan. Schiaparelli aurait néanmoins pu lui voler un peu la vedette en devenant le premier objet européen à se poser avec succès sur le sol de Mars. A priori, ça ne sera pas le cas.


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quote:
"Sur le sujet de la communication, je pense aussi que l'ESA a de gros efforts à faire.

Tout à fait d'accord, le flux était perturbé et la direct du Cnes beaucoup plus intéressant.

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L'ESA c'est de la daube, ils sont capables de nous faire rêver avec Tchoury mais leurs "landeurs" sont à l'ouest, rebelote pour Mars, beaucoup plus facile pourtant.

Un sacré "turnover" doit être envisagé chez leurs ingénieurs, qu'ils embauchent d'anciens de la NASA voire chez les russes...

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jmpg86, si tu sais comment faire mieux va leur dire...
Côté Russe, ils ont plutôt à apprendre des Européens pour Mars, car Mars Express a déjà fait mieux que la seule sonde russe Phobos-2 qui ait réussi à atteindre Mars en fonctionnant, car depuis Mars96 et Phobosgrunt se sont contentées d'explorer le fond du pacific... et c'est peut-etre la contribution Russe à exomars qui était de trop ?

Nicolas

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quote:
L'ESA c'est de la daube, ils sont capables de nous faire rêver avec Tchoury mais leurs "landeurs" sont à l'ouest, rebelote pour Mars, beaucoup plus facile pourtant.

Un sacré "turnover" doit être envisagé chez leurs ingénieurs, qu'ils embauchent d'anciens de la NASA voire chez les russes...


Quand je lis ce genre de commentaires j'associe toujours un pseudo à quelqu'un de peu crédible et de déraisonnable. Et je garde en mémoire cette impression pour ses futurs posts.

Je crois que la réussite dans l'exploration spatiale se construit aussi sur des échecs. Si comme tu le prétends, la solution consiste à virer tous le monde. Je peux te garantir que la tentative suivante sera un échec aussi. Réduire la responsabilité d'un échec aux simples compétences d’ingénieurs est tres injuste.
C'est aussi une vision trés simpliste et immature du progrès technique.

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Bon, la télémétrie a l'air d'avoir causé : parachute largué beaucoup trop tôt, suivi par un allumage bien trop court des rétrofusées. Reste à connaître les causes :

quote:
Telemetry data recovered from the probe during its descent indicates that its parachute was jettisoned too early.
The rockets it was supposed to use to bring itself to a standstill just above the ground also appeared to fire for too short a time.
The European Space Agency (Esa) has not yet conceded that the lander crashed but the mood is not positive.
Experts will continue to analyse the data and they may also try to call out to Schiaparelli in the blind hope that it is actually sitting on the Red Planet intact.
In addition, the Americans will use one of their satellites at Mars to image the targeted landing zone to see if they can detect any hardware. Although, the chances are slim because the probe is small.
For the moment, all Esa has to work with is the relatively large volume of engineering data Schiaparelli managed to transmit back to the "mothership" that dropped it off at Mars - the Trace Gas Orbiter.
This shows that everything was fine as the probe entered the atmosphere. Its heatshield appeared to do the job of slowing the craft, and the parachute opened as expected to further decelerate the robot.
But it is at the end of the parachute phase that the data indicates unusual behaviour.
"We cannot resolve yet under which, let's say, logic that the machine has decided to eject the parachute. But this is definitely far too early compared to our expectations," Andrea Accomazzo, the head of operations for Esa's planetary missions, told BBC News.
Not only is the chute jettisoned earlier than called for in the predicted timeline, but the retrorockets that were due to switch on immediately afterwards are seen to fire for just three or four seconds. They were expected to fire for a good 30 seconds.
In the downlinked telemetry, Schiaparelli then continues transmitting a radio signal for 19 seconds after the apparent thruster shutoff. The eventual loss of signal occurs 50 seconds before Schiaparelli was supposed to be on the surface.
Many scientists here at mission control have taken all this information to mean one thing - that the probe crashed at high speed. It is likely it went into freefall a kilometre or two above the surface.
Officially, though, Esa experts say they cannot at this stage fully interpret what happened until a velocity profile for the probe is properly reconstructed.
Once that is done, a match can be made against known events and their predicted altitudes. It ought then to be possible to gauge with some confidence whether Schiaparelli did indeed hit the ground at a catastrophic speed.

Source BBC


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Si il y a bien une chose que l'on apprend en faisant de la recherche ou de l'ingénierie, c'est que les longues heures de réflexion, l'expérience personnelle cumulée à d'autres, les équations, les calculs, et la simulation ne permettent pas de tout anticiper.

In fine, les sciences dures, comme l'ingénierie, sont des sciences expérimentales, et nécessitent de l'expérimentation pour valider concepts et modèles.
Il est donc totalement normal de connaître des échecs qui sont par ailleurs formateurs. Les retours d'informations de ces crash-tests permettent d'affiner les conceptions et les modèles.

Un concept soit-disant nouveau et qui fonctionne du premier coup, ce n'est pas de l'innovation.
Par définition dans ExoMars EDM le EDM c'est pour ExoMars Entry, Descent and Landing Demonstrator Module,.... DEMONSTRATOR !

Dites vous bien que si l'équipement scientifique était réduit à rien sur ce module, c'est bien parce que c'était un test, un démonstrateur dont on savait qu'il y avait des chances qu'il se crashe !

Tient, je vais enfoncer le clou. Quand on lance sur le marché un produit fini sans s'être donné la peine de le tester avant pour essuyer les plâtres à moindre frais (encore une fois EDM n'était pas équipé), ben ça donne des flop façon Samsung !

[Ce message a été modifié par Tournesol (Édité le 21-10-2016).]

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C'est marrant, ça me rappelle vaguement un truc.....

Non rien ...

@kaptain

C'est l'article que j'ai cité hier.

[Ce message a été modifié par brizhell (Édité le 21-10-2016).]

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La gravité de Mars étant assez faible avec 0.3g, la colonne d'air sur Mars est beaucoup moins 'tassée' par son poids que sur Terre, donc plus haute et plus sensible aux variations de températures. J'imagine que les conditions météo locales sont connues avant l'entrée dans l'atmosphère mais peut être qu'un trou d'air peut se developer de façon si rapide et locale que les senseurs de la sonde n'ont pas le temps de répondre correctement.

Est ce que les sondes américaines rentrent avec un angle plus razant dans l'atmosphère ?

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Mon beauf qui fût à l'origine du moteur du 3ème étage d'Ariane disait toujours :
"Plus ça merde et plus on a des chances que ça marche !"
Bonne journée à vous,
AG

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j'ai une question con : pourquoi ne pas laisser le module avec son parachute ???
c'est un truc validé qui fonctionne depuis la nuit des temps..

ou au moin minimiser les risques en réalisant un largage du parachute 20m avant le sol... un truc du genre
braf pourquoi fair si complexe alors que la simplicité existe ?
d'ailleur comment se sont posé les autres attérisseur a part spririt, oppy et cury ?

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