Kaptain

Schiaparelli

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Peut-être la trouille que le parachute ne vienne recouvrir l'atterrisseur ?

[Ce message a été modifié par BobMarsian (Édité le 21-10-2016).]

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Pas de soucis Kaptain, je suis d'ailleurs bien d'accord avec toi, les journalistes ont une com plus complète que l'ESA.
Mais je parlais non pas du lien de mon premier message, tiré du commentaire de l'ESA, mais de mon second message hier à 13h25 ou je cite ce même lien de la BBC que toi.

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Houlà, en plus je t'avais répondu ! Un peu patrac, le Kaptain en ce moment, désolé...

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Richard Guillaume : "J'imagine que les conditions météo locales sont connues avant l'entrée dans l'atmosphère mais peut être qu'un trou d'air peut se developer de façon si rapide et locale que les senseurs de la sonde n'ont pas le temps de répondre correctement."
C'est un des nombreux problèmes posés par l'atmosphère martienne via sa faible densité et ses conditions changeantes.
Dans les dernières phases de l'approche finale, on ne peut plus rien rectifier à distance à cause des délais de transmission, ni en local à cause des capacités limitées de traitements et d'analyses embarquées ; alors plus aucune correction n'est possible : l'engin est entièrement livré à lui même, à sa pré-programmation et aux conditions qu'il rencontre sur son chemin dans les dernières minutes durant sa phase de rentrée.
Or la sonde ne dispose que d'informations très parcellaires sur l'atmosphère sur sa trajectoire (l'un des buts de cette mission est justement de l'étudier avec l'orbiteur pour mieux préparer les missions futures) et les modélisations qui ont servi à l'optimiser peuvent se révéler caduques au dernier moment sans qu'on ne puisse plus rien faire pour ajuster le tir - ou même le savoir avant qu'il ne soit trop tard.
Aussi dans ces conditions, toute technique basée sur l'aérofreinage présente en soi des risques importants, on le sait depuis qu'on a osé cette approche pourtant ô combien élégante et économique (quand elle réussit ).
Car cela reste la moins pire manière de décélérer un engin en fin de parcours sans embarquer depuis le départ des masses déraisonnables d'ergols...
Non, on ne peut jeter la pierre si facilement aux concepteurs, mais Jean-Marc a quand même soulevé un vrai problème : la plupart des ingénieurs qui bossent sur ces engins n'a jamais foutu les pieds sur Mars, alors faut pas s'étonner que ça merde un chouilla (moi c'est plutôt qu'ils réussissent quand même à satelliser l'orbiteur qui m'épate : un gros coup de bol probablement )
Je te les enverrais faire vite fait un tour là-bas à grands coups de pompes dans le cul si c'était moi !
D'ailleurs si on forçait tous les ingénieurs, les informaticiens, les chercheurs du monde, tout ça, à se servir quotidiennement des objets mal foutus et des théories fumeuses qu'ils nous pondent - jusqu'à ce que mort s'ensuive s'il le faut (ou crise de nerf, à minima) - la sélection naturelle ferait que les survivants concevraient des trucs un peu moins débiles : un ouvre-boîte qu'ouvre les boîtes sans se trancher la main par exemple, ou un téléphone qui téléphone sans se faire exploser la tronche...
Enfin moi je dis ça... je sais que je vais encore me faire des potes ici, c'est sûr !
Pourtant qui n'a pas déjà hurlé de désespoir en pleine nuit, après que la dernière et irremplaçable vis de 13/64ème de pouce de collimation de son C8 ait bondi dans l'herbe et dans le noir, parce que trop courte de 3/73èmes de pouce ?
Tout ça parce qu'un ingénieur américain a "oublié" un jour (mais pour toujours) que le reste du système solaire fonctionne en pas métrique, et que l'économie de 0.003$ réalisée sur la longueur de cette vis doublement introuvable a coûté finalement au malheureux propriétaire du télescope plusieurs mois d'arrêt pour dépression nerveuse ?
Y a que moi à qui ça arrive ce genre de truc, dix fois par jour sous d'innombrables variantes ?
Que dès qu'on les analyse un tout petit peu (s'cusez-moi : c'est une seconde nature) on découvre dans l'immense majorité des cas une débilité conceptuelle à la base, enfantée par un pur esprit sûr de son intelligence ?

[Ce message a été modifié par Alain MOREAU (Édité le 21-10-2016).]

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Au fait, est-ce qu'on connait les causes du crash de Beagle, qui a été retrouvé par un satellite américain, avec son parachute.
@ bobmarsian.
Huygens est bien descendu jusqu'au sol de Titan avec son parachute que l'on voit sur les photos.
@fredogoto
peut-être que la vitesse de descente est trop importante sous parachute et qu'il faille des rétrofusées.
Oppy et Spirit avait des coussins gonflables et Curiosity un parachute et des rétrofusées ( skycrane)

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Fredo > "j'ai une question con : pourquoi ne pas laisser le module avec son parachute ???"


Pour Schiaparelli un parachute de 13 m de diamètre a été déployé grâce à un mortier alors que le module de descente se déplaçait à la vitesse 1700 km/h. Le largage devait avoir lieu à 240 km/h et les rétrofusées devaient lâcher le lander à 4 km/h. C'est à dire une vitesse impossible à obtenir sur Mars avec les seuls parachutes compte tenu que la pression moyenne y est de 600 Pa (0,6 kPa, soit 6 millibars, environ 170 fois moins que sur Terre).


Richard Guillaume > "Est ce que les sondes américaines rentrent avec un angle plus razant dans l'atmosphère ?"

Je crois que non , pour MSL la méthodologie était exactement la même, mais il existe un aspect important que ne possédait pas Schiaparelli et que le module de descente de MSL intégrait : Le bouclier arrière de la capsule de MSL était percée de quatre orifices par lesquels débouchaient les tuyères de 8 moteurs fusées permettant de contrôler son angle d'orientation et aussi sa trajectoire.

Alors que tous ses prédécesseurs avaient eu durant cette phase un comportement passif, MSL a pu adapter en permanence son angle d'attaque à l'aide de petits moteurs-fusées. Cela lui a permis d'une part de prolonger la phase de descente : la trajectoire de la sonde décrit des S en jouant sur l'inclinaison latérale. Le gain de temps obtenu permet à MSL de diminuer plus tôt sa vitesse et donc se poser à une altitude supérieure. D'autre part les moteurs-fusées permettent de corriger les écarts par rapport à la trajectoire conduisant au site visé en jouant également sur l'angle d'attaque. Cette technique permet de restreindre la zone d'atterrissage probable à une ellipse de 10 km sur 5 km de large contre 80 km sur 12 km pour les rovers MER et 100 km sur 12 km pour Schiaparelli.

De plus, toujours pour MSL, des lests en tungstène, représentant une masse totale de 300 kg, ont été largués avant et après la rentrée atmosphérique pour modifier le barycentre de la sonde.

Sachant qu'il faut noter la grande différence de masse au début de la rentrée atmosphérique entre MSL (3299 kg) et Schiaparelli (600kg)..

Alain Moreau > "la plupart des ingénieurs qui bossent sur ces engins n'a jamais foutu les pieds sur Mars, alors faut pas s'étonner que ça merde un chouilla.."

Absolument !!
Faudrait tous les inscrire d'office sur "Mars One" ..

[Ce message a été modifié par vaufrègesI3 (Édité le 21-10-2016).]

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Bon ben c'est plié...

quote:
L'atterrisseur européen s'est écrasé sur Mars, révèle une photo

Paris - Le module européen Schiaparelli s'est écrasé à la surface de Mars mercredi, a annoncé vendredi à l'AFP Thierry Blancquaert, responsable de l'atterrisseur à l'Agence spatiale europénne (ESA).

C'est la deuxième fois que l'Europe spatiale échoue à faire atterrir en douceur un engin sur Mars, treize ans après les mésaventures de l'atterrisseur britannique Beagle 2.

L'ESA, qui était sans nouvelles du module depuis deux jours, a été fixée sur son sort grâce à une photo prise par la sonde américaine MRO en orbite autour de la planète rouge.

Schiaparelli est arrivé à une vitesse beaucoup plus rapide que prévu à la surface de Mars, a expliqué Thierry Blancquaert depuis le Centre de contrôle des opérations de l'ESA à Darmstadt.

Il a atterri pratiquement à l'endroit prévu, à quelques kilomètres près, a indiqué à l'AFP Michel Denis, directeur des opérations en vol de la mission ExoMars.

L'image de la Nasa permet de voir une tache blanche, cohérente avec la taille du parachute. Environ deux kilomètres plus loin, il y a une tache noire, aux contours moins nets. C'est certainement le point d'impact de Schiaparelli, a dit Michel Denis.

Elle est plus grande que si Schiaparelli était en un seul morceau. Il s'est donc cassé, a-t-il ajouté.

Les réservoirs de carburant du module, qui n'étaient pas vidés, pourraient avoir explosé au moment de l'impact, avance de son côté Thierry Blancquaert.


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Hé bé !! Z'ont pas trainé les américains !!
Je me demande à quelle distance se trouve Oppy de la zone d'impact ?

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Les images démontrent que l'impact est non loin du centre de l'ellipse d'atterrissage, à 70 / 80 km de la position d'Oppy.

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C'est mieux comme ça : autant que la décharge PPEA (Pollution Poubelle Europe Amérique) soit regroupée dans un même périmètre !

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Il est vrai que si on prend l'exemple d'Opportunity, l'image de son bouclier thermique et de deux ressorts posés dans la plaine de Meridiani sont absolument insoutenables ! :

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Quand même, on n'aura pas l'air fin à l'ESA quand, dans moins de dix ans, Elon Muscle va faire atterrir sur Mars son "Interplanetary Transport System", c'est à dire en gros la masse de cinq ou six autobus avec une centaine de touristes en goguette..

[Ce message a été modifié par vaufrègesI3 (Édité le 22-10-2016).]

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L'ellipse d'atterrissage (100x15km) recouvre le parcours d'Oppy. A noter que Schiaparelli s'est crashé à 5,8 km du centre de l'ellipse :

Concernant le bouclier thermique, les participants des forums d'Unmannedspaceflight.com et NASAspaceflight.com ont souligné un point sur l'image "après" qui est une possibilité, situé dans la bonne direction et à une distance appropriée de l'atterrisseur :



Source : http://www.planetary.org/blogs/emily-lakdawalla/2016/10211542-schiaparelli-update-ctx.html


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Bon allez, hauts les coeurs ! On apprend toujours de ses erreurs, la prochaine sera la bonne. Et TGO est une réussite, il ne faudrait pas l'oublier.

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Kaptain > "Et TGO est une réussite.."

Ce sera définitivement le cas si toutes les manœuvres se déroulent comme prévus d'ici décembre 2017 et que les opérations scientifiques démarrent enfin ensuite avec des instruments pleinement opérationnels.. Faut être prudent dans le spatial..
Mais bon, l'ESA a déjà eu l'expérience avec Mars Express.. et la réussite.

[Ce message a été modifié par vaufrègesI3 (Édité le 22-10-2016).]

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Au sujet de la politique de communication de l'ESA, la diversité des langues parlées dans ses états membres ne facilite sans doute pas la tâche. La Nasa n'a pas ce problème. Si je vais pour me renseigner sur un site de l'ESA, j'y trouve des explications en anglais et rien qu'en anglais (et d’une actualité pas toujours mise à jour). Les pays anglophones (l'Angleterre et l'Irlande) ne représentent pourtant que moins de 10 % du financement de l'ESA, à comparer avec les plus de 30 % du financement assuré par des pays francophones (France, Belgique, Suisse).

L'anglais est logiquement choisi comme langue internationale au sein de l'ESA , mais en matière de communication grand public cet organisme devrait faire un effort linguistique avec des sites adaptés à la langue maternelle des principaux pays membres, en particulier la France et l'Allemagne, les deux principaux bailleurs de fond (plus de 45 % du budget). Tout le monde ne maîtrise pas parfaitement l'anglais et si l'ESA veut intéresser les gens à ses activités et développer sa communication efficacement, mieux vaut parler leur langue maternelle. Pour Schiaparelli, au lieu d'un « hard landing », on aurait eu un atterrissage violent ce qui est davantage susceptible d’être compris par tous dans nos chaumières.

S’il faut aller sur les site du Figaro, du Monde ou d’Astrosurf pour être informé des dernières nouvelles à propos de Schiaparelli, ou lire la revue américaine Nature, c’est qu’il a un problème de communication à l’ESA.

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Géo Le Curieux, il faut pas exagérer... L'Anglais est à peu près connu de tous, et, en plus, la plupart des mots anglais ont une racine commune avec les langues latines.

Le communiqué de Presse de l'ESA concernant Schiaparelli est quand même très facile à comprendre, même pour un non angliciste :

"We are absolutely desoled of your apprendre that Schiaparelli is vautred at 300 kilometres by heures on Mars, not far from Opportunity which was explosed of laughing."

S

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