Fourmi103

Actualités de Curiosity - 2013

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"Putain ! Huit ans déjà ! " O.o

 

En fait, ce serait "un peu" comme si on atteignait la cible qui pourrait permettre d'investigationner le principal objectif scientifique de cette mission.

Perso, je considérerai cela comme un accomplissement de premier ordre qui n'aurait pas son égal depuis le l'atterrissage. :)

 

Merci pour tout Daniel !  :)

Mais ne te relâche pas !

On attend la suite...

 

 

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il y a 21 minutes, Huitzilopochtli a dit :

En fait, ce serait "un peu" comme si on atteignait la cible qui pourrait permettre d'investigationner le principal objectif scientifique de cette mission.

Perso, je considérerai cela comme un accomplissement de premier ordre qui n'aurait pas son égal depuis le l'atterrissage. :)

 

Exactement.

En tout cas, il est remarquable que ce soit la toute première fois depuis l'atterrissage du rover qu'on puisse voir l'équipe scientifique du rover s'avancer aussi loin et ouvertement sur  un terrain aussi sensible.. Il y avait eu quelques prémices du même genre sur le site "Glen Etive" où le rover s'était attardé et avait déjà réalisé deux forages le 4 août 2019 (sol 2486) et le 15 septembre 2019 (sol 2527) et où il y a quelques semaines l’équipe avait envisagé sérieusement de revenir pour un troisième forage ! 

Ils ont d'ailleurs très vite trouvé des similitudes entre "Glen Etive" et "Mary Anning" et on peut parier que ce sont les résultats préliminaires d'analyse du labo SAM suite au premier forage "Mary Anning 1" qui justifient (et autorisent) leur enthousiasme.

 

Restons prudents, mais pour une fois qu'ils "déverrouillent" un peu leur black out, on va pas faire la fine bouche !..

 

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Confirmation de l'emplacement de "Mary Anning 3" par Phil Stooke.

C'est bien celui déterminé par le test de charge du 30 août (sol 2867) - dernière image plus haut. 

 

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Le forage "Mary Anning 3" a été réalisé aujourd'hui !

 

Place à l'analyse d'échantillons dans les prochains jours !!

 

 

NAVCAM - 2 SEPTEMBRE 2020 (SOL 2870) :

 

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Il s'agit d'une enquête sur la possibilité de la vie sur Mars et je vois que le secret de l'instruction est bien respecté...

 

Scott Guzewitch  nous dit que ces analyses ont pour but "de nous aider à comprendre si les ingrédients nécessaires à la vie étaient présents dans le cratère Gale." Il s'agit de la recherche des ingrédients nécessaires à la vie (ou du moins certains), pas de traces de vie (ces ingrédients nécessaires n'étant pas forcément suffisants pour que la vie existe).

 

Après les conditions climatiques favorables et la présence d'eau liquide sur Mars, nécessaires à la vie, on avance dans notre enquête, grâce à Curiosity, avec la recherche des composés chimiques également nécessaires.

 

Vivement qu'on trouve un os ou une coquille de moule martienne, ou bien les restes d'une antique cité précolombienne, ce sera plus facile.

Las, si la vie a pu exister là-bas, elle est sans doute restée très rudimentaire et sans doute microscopique.

 

L'enquête se poursuit sous l'oeil attentif et bien informé de notre spécialiste et envoyé spécial Vaufy.
 
(à suivre)

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Tu resumes parfaitement les enjeux, et  je pense comme toi: on n'est pas à l'abri de decouvertes fracassantes, aux consequences impensables: si on trouve des traces de chimie prebiotique, voir de vie passée (voire quiescente enterrée profondement) il faudra en conclure que l'Univers grouille de vie, puisque la planete Mars l'a engendré ou en a engendré les ingredients en si peu de temps. On sera quasi-obligé de conclure que ce sera systematiquement le cas ailleurs, dans des conditions plus propice.   

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Excellent texte, Daniel, comme d'habitude ! Grand merci pour toutes ces précieuses analyses et infos.

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Il y a 13 heures, Géo le curieux a dit :

Las, si la vie a pu exister là-bas, elle est sans doute restée très rudimentaire et sans doute microscopique.

 

C'est précisément cette foutue vie microscopique, invisible, insignifiante, qui nous pose un putain de problème pandémique sur notre maudite planète !  :S

Donc, côté martien, ne pas la sous-estimer, merci ! :ph34r: ... Et gaffe aux futurs colons d'Elon !

Edited by BobMarsian
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Merci Daniel pour ce superbe résumer. Mais sur Mars je me demande si d'autre contexte serait aussi à l'oeuvre, exemple (et là je rêve un peut) on peut pensé à des phénomènes d'hydrothermalisme de surface impliquant par exemple des processus de Serpentinisation (l'hydratation d'olivine) suivit de lessivage de type argile ferreux-ferrique ou thiol et souffre (en période volcanique), qui par exemple remplacerait l'hydratation de la tectonique des plaques et des cheminées des fumeur noir des dorsale et des zones de subductions.

 

Bon ce n'est qu'un délire de plus...

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Il y a 5 heures, glevesque a dit :

Bon ce n'est qu'un délire de plus...

Non, pas un délire du tout, mais au contraire !  La serpentinisation nécessite la presence de trois choses: eau liquide, chaleur, et profondeur. Or, sur Mars en tout cas, ce sont les meme qu'exigerait la vie (la profondeur pour se proteger des radiations).... Donc decouvrir une serpentinisation n'excluerai nullement l'hypothése du vivant, mais presque le contraire. Une remarque en passant.

Edited by dfremond
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Il y a 5 heures, glevesque a dit :

sur Mars je me demande si d'autre contexte serait aussi à l'oeuvre, exemple (et là je rêve un peut) on peut pensé à des phénomènes d'hydrothermalisme de surface

 

Tu me conduis à reparler de Spirit (un de mes deux rovers préférés :)).

Il faut se souvenir que la région de "Home Plate" sur les collines Columbia à Gusev (le tombeau de Spirit en Mars 2010) faisait partie des 3 derniers sites encore en course pour le site d’atterrissage de Perseverance.  

La raison en était que la région de "Home Plate" préserve d'étranges gisements de silice d'origine hydrothermale et presque certainement formés dans une ancienne source chaude il y a des milliards d'années. Pas de processus de serpentinisation ici, mais d'interaction avec la silice.

 

C'était une époque sur Mars où de l'eau liquide coulait en surface et de grands volcans étaient actifs, tous maintenant éteints. L'eau et les volcans sur Terre créent des sources chaudes. Aujourd'hui, dans les sources chaudes sur Terre, ces mêmes types de caractéristiques de "silice digitée" se trouvent dans de nombreux endroits.

 

Ci-dessous comparaison des structures de "silice digitée" (en forme de doigt), des textures de silice noueuses observées sur Mars par Spirit avec celles, en bas à gauche, trouvées dans le désert de l’Atacama, sur le site d’El Tatio. © Nasa, JPL-Caltech, School of Earth and Space Exploration, Arizona State University, Elizabeth Mahon 

 

5f5141aeae812_Silicedigite.jpg.f4897b94ec1e3dc0734dc72490bda4b1.jpg

 

 

Elles regorgent de vie microbienne emprisonnée dans la silice. La silice est transportée dissoute dans les eaux thermales jusqu'à ce qu'elles sortent sous forme de sources chaudes à la surface du sol, sur lesquelles un minéral opale se dépose autour de la zone de sortie de l'évent de la source en raison du refroidissement et de l'évaporation des eaux. Ce processus naturel ensevelit efficacement les microbes "extrémophiles" adaptés dans un mausolée minéral pouvant résister à l'épreuve du temps et qui peut préserver les  fossiles jusqu'à aujourd'hui.

 À "Home Plate", la silice était probablement recouverte de cendres volcaniques qui se sont plus récemment érodées pour révéler les caractéristiques apparemment intactes que Spirit a découvert avant de se retrouver coincé dans une épaisse couche de sulfate.

 

L'image ci-dessous prise par Spirit est celle celle de "Pioneer Mound" qui est probablement un monticule d'évent de source fossilisé (la source thermale elle-même) :

 

5f513aaae93e3_PioneerMound.png.4b4bb30fc00b7ddb3f74bcb964237c2a.png

 

 

Pendant qu'une source chaude est active, la silice issue de la source et les microbes interagissent pour former des dépôts organiques-sédimentaires finement stratifiés appelés stromatolites. Les stromatolites sur la Terre primitive ont contribué à l'accumulation précoce d'oxygène dans l'atmosphère, ce qui a mis la planète sur son chemin pour l'évolution des cellules eucaryotes. Des caractéristiques fossiles similaires sur Terre, en particulier dans les roches de l'Australie occidentale, remontent à environ 3,5 milliards d'années - à peu près au même moment sur Mars lorsque les conditions étaient propices à la formation de sources chaudes à la surface du sol.

 

Peut-être que les étapes de la transition de la chimie prébiotique à l'origine de la vie se sont produites dans des sources chaudes sur terre il y a environ 4 milliards d'années - le "petit étang chaud" de Darwin - et sont toujours enregistrées sur Mars, alors que sur Terre elles ont été effacées par des milliards d'années d'altération active, d'érosion et de tectonique des plaques. 

 

 

 

Le 2 septembre Curiosity a donc foré avec succès dans la cible rocheuse nommée "Mary Anning 3", produisant un nouveau trou de forage (le 28ème) et les résidus de forage associés : 

 

index.php?act=attach&type=post&id=46112

 

 

Au cours des prochains jours, l'équipe commandera les manœuvres du bras robotique pour livrer une part d'échantillon dans les deux labos à bord du rover pour les analyses, dont celle tant attendue à SAM par" voie humide à basse température".

Le rover poursuivra également ses investigations sur les cibles rocheuses proches qui ont montré une variabilité chimique intéressante sur des distances relativement courtes. La variabilité chimique au sein des cibles rocheuses a été précédemment identifiée par Curiosity et peut indiquer différentes quantités d'eau ou d'oxygène disponibles, par exemple, pendant la formation ou la modification ultérieure des matériaux géologiques.

 

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Il y a 7 heures, Kaptain a dit :

Excellent texte, Daniel, comme d'habitude ! Grand merci pour toutes ces précieuses analyses et infos.

 

Un avis que je partage, merci Vaufrèges.

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Il y a 2 heures, vaufrègesI3 a dit :

 les méthodes de décodage génétique permettent d'identifier formellement un organisme d'origine terrestre, et la probabilité qu'un ADN martien soit identique est totalement nulle.

 

En dehors de la problématique de l'origine de la "conscience" (ou de "l'âme"), d'un point de vue purement biologique, ce qui caractérise tout ce qu'on qualifie de "vivant" est lié à la présence d'ADN. Si la vie, telle qu'ainsi définie, a pu exister sur Mars, c'est donc des traces d'ADN qu'il faut trouver. Parmi tous les "ingrédients nécessaires à la vie", celui-ci me semble primordial.

 

Curiosity n'est pas équipé pour pouvoir détecter des traces d'ADN (s'il peut en rester encore après des milliards d'années), et encore moins le décoder, mais trouver des molécules "organiques" complexes se rapprochant de celles constituants par ailleurs le vivant (avec leur chiralité) serait déjà une découverte passionnante.

 

Et dire qu'il y a quelques années, on se demandait si ce rover allait pouvoir continuer sa mission bien longtemps (problèmes informatiques, de roues, de foreuse), mais si ! Tout à l'air de marcher. Bravo à la Nasa, même si sa stratégie d'exploration semble parfois nébuleuse.

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Il y a 10 heures, Géo le curieux a dit :

ce qui caractérise tout ce qu'on qualifie de "vivant" est lié à la présence d'ADN

Non, l'ARN, car certains organismes n'ont pas d'ADN sur terre.

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Bonjour,

 

C'est vrai que sauf à ne chercher comme vie extra-terrestre que des formes et des fonctionnements calqués sur la vie terrestre, il convient d'abord de s'interroger sur la nature de la vie, afin de ne pas passer à côté de ''choses'' très inattendues à priori

 

A cet égard, David Louapre publie en ce moment sur son excellente chaîne vidéo une série consacrée à l'exobilogie en commençant par ce questionnement : qu'est-ce que la vie ?

https://scienceetonnante.com/2020/09/04/qu-est-ce-que-la-vie/

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Il y a 10 heures, Géo le curieux a dit :

Curiosity n'est pas équipé pour pouvoir détecter des traces d'ADN

 

Ben si Géo :|... Je ne comprend pas ta remarque..

Les molécules d'intérêt pour "SAM" sont les molécules complexes, comme les produits de dégradation de toute forme de vieSachant que l'ADN se dégrade en bases nucléiques ou nucléotides, et qu'un nucléotide est une molécule organique complexe qui est l'élément de base d'un acide nucléique tel que l'ADN ou l'ARN.

Noter par ailleurs que les acides gras (lipides) vont se décomposer en acides carboxyliques, et les protéines en acides aminés, et que toutes ces molécules complexes sont détectables par SAM.

Mais il faut bien reconnaître qu'à la profondeur atteinte par le foret de Curiosity (5 à 7 cm) , trouver ces types de molécules serait assez mirac...,  chanceux -_-.  

 

Noter aussi que SAM est susceptible de pouvoir fournir la composition chimique (moléculaire, élémentaire et isotopique) du sol et de l'atmosphère. Ce labo constitue la moitié de la charge utile de la mission, c'est pourquoi je me suis souvent étonné de sa sous-utilisation tout au long de ces huit dernières années.

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Merci pour tes interventions toujours aussi passionnantes Daniel, j’ai cru un instant sur d’autres fils que la vie intelligente, à peine ébauchée, avait déjà disparu de cette planète ! 😁

Et merci jmco pour ton lien vers cette chaîne remarquable que je ne connaissais pas.

Edited by Alain MOREAU
Complément
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Il y a 14 heures, Alain MOREAU a dit :

r ton lien vers cette chaîne remarquable que je ne connaissais pas.

 

Je te conseille tous les épisodes "crétin de cerveau" du même auteur... toujours sur tutube

Edited by Pascal C03
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Incroyable ce labo :) merci Daniel !

Bonne soirée,

AG

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De PaulH51 sur UMSF, un GIF du forage de Mary Anning 3 :

 

index.php?act=attach&type=post&id=46112

 

@ Daniel : Je m'apprêtais à te questionner sur les différences de résultats attendus par le MTBSTFA et le TMAH !!! 

Merci beaucoup pour ce post d'une grande clarté sur un sujet aussi ardu. :)

 

 

 

 

 

image.png

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Le 06/09/2020 à 11:04, vaufrègesI3 a dit :

Je ne comprend pas ta remarque..

Une remarque pour relancer le débat et tenter d'en savoir plus (comment caractériser la vie ? quelles sont les possibilités offertes par les analyses de Curiosity ?...). Les choses sont maintenant plus claires, merci pour toutes ces précisions.

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Supers messages de Vaufrèges!

J'ai une question mais pas sûr qu'il y ait la réponse et je n'ai pas trop de temps de chercher dans les données de la Nasa ces jours-ci. Au cas ou donc...

 

La détection d'acides aminés peut être d'origine non-biotique, pré-biotique, procaryotes ou eucaryotes. On supposera que même sur Mars on aura peut-être des indices, une fois trouvés, indiquant s'ils sont non-biotique, pré-biotique ou biotique. Par analogie avec la vie sur Terre (en type d'acide aminés, ou une distribution particulière, ...). Perso je préfèrerais le 'biotique' de très loin mais on prend de toutes façons!

Le TMAH permet donc d'identifier des acides gras, ce que l'on espère. Mais là il s'agirait d'Eucaryotes.

Hors les eucaryotes sont déjà un niveau très au-dessus des procaryotes dans la Vie. On a aujourd'hui des hypothèses crédibles pour ce qui nous concerne sur Terre mais en fait on ne sait absolument pas comment cela s'est passé exactement, mais aucun doute que ce n'est pas simple du tout pour dire le moins. A vrai dire depuis 30 ans on n'a pour ainsi dire pas véritablement avancé sur le sujet.

 

Alors je me demandais s'il y avait une raison pour ne pas avoir opté pour l'identification d'acides nucléiques. Là normalement, en reprenant le schéma Terrestre ont peu savoir s'il y a eu des procaryotes OU des eucaryotes. Et augmenter les chances de trouver de la vie.

A ce stade trouver l'un ou l'autre est déjà une victoire pour l'humanité, et ensuite on pourra affiner.

Je pourrais supposer que les techno d'amplification PCR voir RT-PCR (pas évident) n'étaient pas prêtes au moment de la préparation des investigations (c'est vraiment loin?), ou non transportables?

Si vous avez des éléments, merci...

Edited by Mercure
Ortho

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