jackbauer 2

Bonnes nouvelles du JWST (James Webb Space Telescope)

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il semblerait que les aigrettes à 6 branches vont revenir à la mode . Ça fera peut être plaisir à Jean Luc si grâce à cela Takahashi refait des araignées à 3 branches :D 

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Planetary Astronomy
Observing, imaging and studying the planets
A comprehensive book about observing, imaging, and studying planets. It has been written by seven authors, all being skillful amateur observers in their respective domains.
More information on www.planetary-astronomy.com

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Il y a 4 heures, Mehdi a dit :

il semblerait que les aigrettes à 6 branches vont revenir à la mode .

Je rebondis là-dessus car la question a plusieurs fois été évoquée. Le motif de diffraction du JWST a deux origines : la forme hexagonale du primaire, qui produit une figure en étoile à six branches régulière avec deux branches verticales, et le tripode qui supporte le secondaire, qui produit aussi une étoile à six branches, mais aplatie et tournée de 90° par rapport à la précédente. Cette configuration permet à ce que les deux paires de branches non horizontales de l'étoile aplatie se confondent avec les deux paires de branches non horizontales de la première étoile et que la figure résultante soit un truc à huit branches seulement et non 12. C'est assez malin, mais à 10 milliards le télescope, on peut imaginer que ça n'était pas le plus gros défi à relever.

 

52201717519_7117db5912_o.png

(source :  https://www.flickr.com/photos/nasawebbtelescope/52201718324/ )

 

Edited by dg2
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Il y a 3 heures, serge vieillard a dit :

L'essentiel, pour un Américain, étant que l'on puisse placer Dieu quelque part,

 

Bonjour: tu devrais savoir que l'U.S. est très  grand. NASA ni le président en ont parlé.

La diversité américaine est aussi vaste que le pays. (plus de 15 fois la France)

De plus si ton anglais est limité comment peut tu comprendre ce pays?

Si tu veux mieux comprendre ce pays il faut apprendre son histoire.

Alexis de Tocqueville t'aidera, sans oublier Montesquieu, John Lock, etc.

 

Et puis si on se met à se moquer d'autres pays et leurs coutumes--c'est vraiment petit et H.S.

Edited by VNA1
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gode blesse you

and viva los pistoleros ! amen.

J'connais vachte bien les USA >>>> j'adore le rock and roll - merdum, davantage celui des anglais.......

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Le 12/07/2022 à 10:05, Adamckiewicz a dit :
Le 12/07/2022 à 09:59, Bruno- a dit :

Le HST s'en sort pas mal du tout en comparaison

avec 45X plus de temps de pose :D 

Et moi avec mon C8, faudrait combien de temps de pose ?xD

Guy

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"...Un rappel que l'image en champ profond #JWST NIRCam de SMACS 0723 est d'environ 2,4 minutes d'arc. La Lune mesure environ 30 minutes d'arc dans notre ciel, c'est donc l'espace d'un peu plus de 1/12e de la taille de la pleine Lune..."

 

 

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Il y a 9 heures, Meade45 a dit :

Et moi avec mon C8, faudrait combien de temps de pose ?

 

Le nouveau télescope spatial fait 6m50 de diamètre, contre 0m20 pour le C8. Le rapport des surfaces est de (6,5²/0,2²) = 1056,25. Il faut poser 1056,25 fois plus que les 12h qui ont servi à faire l'image, soit 12.675 h. Du moins si le C8 est dans l'espace (sinon aucune chance, à cause de la luminosité du fond du ciel due à l'atmosphère). OK, supposons qu'il est dans l'espace. Mettons qu'on fasse en moyenne 6 h de pose chaque nuit, il faudrait 2112 nuits 1/2. Mettons que toutes les nuits soient exploitables, ça fait un peu moins de 6 ans (mais si on ne peut faire de l'imagerie que le week-end, on passe à 20 ans). Patience...

Edited by Bruno-
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il y a 25 minutes, Bruno- a dit :

OK, supposons qu'il est dans l'espace. Mettons qu'on fasse en moyenne 6 h de pose chaque nuit, il faudrait 2112 nuits 1/2. Mettons que toutes les nuits soient exploitables, ça fait un peu moins de 6 ans (mais si on ne peut faire de l'imagerie que le week-end, on passe à 20 ans). 

hum... s'il est dans l'espace il observe 24h/24 ! ;)

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Bonjour,


Principalement à partir d'informations données sur UMSF, un petit laïus sur TRAPPIST-1 qui reste en l'état, à mon avis, la cible préférentielle pour les études relatives aux atmosphères des exoplanètes.


Le JWST a déjà débuté les observations de ce système et les poursuivra dans les jours prochains et les semaines suivantes.

 

Pendant le cycle 1 (la première année d'exploitation) 17 observations sont déjà programmées couvrant l'ensemble des 7 exoplanètes de ce système. Il serait envisageable que les premiers résultats soient publiés début 2023, mais l'on peut être assuré que le JWST continuera d'étudier ce système de tout au long de son exploitation.


Le Soleil pouvant faire obstacle, TRAPPIST-1 n'est observable qu'à certaines périodes de l'année, en juin, juillet, octobre, novembre et décembre.

 
Liste d'observations programmées pour 2022 et 2023 :


GTO 1177 Pas prêt pour la planification à long terme
GTO 1201 juil. 2022, oct. 2022, nov. 2022, déc. 2022, juin 2023, nov. 2023, déc. 2023, + ?
GTO 1279 nov. 2022, oct. 2023
GTO 1331 juin 2023, oct. 2023
CO 1981 juil. 2023, nov. 2023, déc. 2023
CO 2304 nov. 2022
CO 2420 juil. 2022, oct. 2023, nov. 2023
GO 2589 juil. 2022
CO 2590 ? ou (CO 2589) Observation se terminant dans qq jours et résultats pouvant (éventuellement) être disponibles à très brefs délais ! Cependant cela ne concernera pas les planètes d, e et f qui seraient les plus proches des conditions thermiques terrestres.


Les instruments MIRI et NIRSpec dans différents modes seront mis à contribution et chaque observation comprend de 2 à 5 transits.


Afin de mieux appréhender la difficulté à obtenir des données fiables et précises sur les atmosphères exoplanétaires, je m'autorise à vous donner à lire un extrait de mes messages posté sur Futura ou je citais un scientifique impliqué dans ces recherches :


_"  Le point clé est peut-être qu'avec les rapports signal/bruit donnés, il peut être possible de dériver des spectres avec une fidélité et une résolution spectrale remarquables, mais le signal faible dans la plupart ou tous les cas possibles signifie que le nombre d'observations requises, pour construire le signal, sera trop élevé compte tenu de la durée de vie limitée du JWST et du grand nombre de systèmes que l'on voudra observer. Plutôt que des campagnes qui produisent des spectres détaillés de nombreuses planètes « terrestres » candidates, nous verrons le temps d'observation partagé entre de nombreuses exoplanètes avec des détails spectraux modérés, mais quand même susceptibles de détecter la présence, ou non, de molécules clés. Cela dépendra toujours, bien sûr, des exoplanètes elles-mêmes, dont les atmosphères, les surfaces et les nuages peuvent rendre le signal plus faible ou plus fort selon les cas.


Pour ajouter une précision un peu décourageante à cela, nous avons calculé que pour certaines mesures souhaitées, le nombre de transits observés devraient être supérieur à 100 ou même à 1000, ce qui sera complètement impossible. Si le JWST se consacrait à l'observation d'une seule exoplanète particulièrement spéciale et que l'on souhaitait ignorer tous les autres usages du télescope, ce seuil serait encore impossible, et évidemment, les cibles prioritaires pour le télescope ne manquent pas.
Parmi certaines molécules d'intérêt élevé, la facilité de détection sera, par ordre décroissant, CH4, CO2, H2O, O2, et pour les planètes du système TRAPPIST-1, le nombre d'observations nécessaires pour fournir un signal utile pour O2 sera être de l'ordre de 40.


Il semble probable que ce que nous verrons, ce sont des campagnes pour obtenir des données spectrales pour environ 15 à 25 transits (c'est mon sens, pas un total définitif) des planètes candidates "terrestres" au cours d'environ les trois premières années du JWST, puis des campagnes plus soutenues pour suivre les planètes qui semblent les plus prometteuses après les premiers relevés. Dans l'ensemble, l'utilisation du JWST pour ce type d'observation nécessitera une estimation stratégique du temps d'observation global, nous donnant un peu de données sur un grand nombre de candidats, et, espérons-le, de bien meilleures données sur les quelques cas les plus intéressants. Le résultat final dépendra de chose qu'il est difficile d'imaginer pour l'instant. "_
 

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Le dernier n° de la revue Epsilon consacre plusieurs pages au système Trappist-1

Ses planètes ont déjà été observées en transit par Hubble, et la conclusion est qu'elles n'ont pas d'atmosphères étendues type hydrogène

Webb pourra déterminer si elles ont ou non une atmosphère : si oui ce sera un coup de tonnerre, ce sera la preuve que des planètes de même rayon que la Terre peuvent retenir une atmosphère dans la ZH d'une naine rouge...

 

 

TRAPPIST-1_Habitable_Zone.jpg

Edited by jackbauer 2
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On connait tous les processus d'érosions atmosphériques que pourraient engendrer les intenses activités éruptives des naines rouges, mais, tout espoir ne serait pas perdu...


https://academic.oup.com/mnras/article-abstract/507/2/1723/6339287?login=false

 

Il convient naturellement de rester prudent en raison du très faible échantillon de cette étude...
 

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Il y a 3 heures, jackbauer 2 a dit :

hum... s'il est dans l'espace il observe 24h/24 ! 

C'est le C8 de Meade45, il est pas obligé de s'en occuper en permanence.

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Bonsoir,


Composition du gaz autour du trou noir actif (NIRSpec IFU)


https://esawebb.org/images/weic2208d/


Le Quintette de Stephan est un regroupement visuel de cinq galaxies situées dans la constellation de Pégase. Ensemble, ils sont également connus sous le nom de Hickson Compact Group 92 (HCG 92). Bien qu'appelées «quintette», seules quatre des galaxies sont vraiment proches les unes des autres et prises dans une danse cosmique. La cinquième galaxie, la plus à gauche, appelée NGC 7320, est bien au premier plan par rapport aux quatre autres.


Des groupes serrés comme celui-ci étaient peut-être plus courants dans l'univers primitif lorsque leur matériau surchauffé et influant pouvait avoir alimenté des trous noirs très énergétiques appelés quasars. Aujourd'hui encore, la galaxie la plus haute du groupe - NGC 7319 - abrite un noyau galactique actif, un trou noir supermassif de 24 millions de fois la masse du Soleil. Il aspire activement de la matière et émet une énergie lumineuse équivalente à 40 milliards de soleils.


weic2208d.jpg


Le télescope spatial NASA/ESA/CSA James Webb a étudié le noyau galactique actif en détail avec le spectrographe proche infrarouge ( NIRSpec ). Les unités de champ intégrales (IFU) de l'instrument - une combinaison d'une caméra et d'un spectrographe - ont fourni à l'équipe Webb un "cube de données", ou une collection d'images des caractéristiques spectrales du noyau galactique. À l'aide des IFU, les scientifiques peuvent mesurer les structures spatiales, déterminer la vitesse de ces structures et obtenir une gamme complète de données spectrales. Tout comme l'imagerie par résonance magnétique (IRM) médicale, les IFU permettent aux scientifiques de « trancher et découper » les informations en plusieurs images pour une étude détaillée.


Les IFU de NIRSpec ont percé le voile de poussière pour mesurer l'émission brillante des écoulements de gaz chaud près du trou noir actif. L'instrument a observé le gaz près du trou noir supermassif dans des longueurs d'onde jamais détectées auparavant, et il a pu déterminer sa composition.


Certaines des lignes d'émission clés vues par NIRSpec sont montrées dans cette image et représentent différentes phases de gaz. L'hydrogène atomique, en bleu et jaune, permet aux scientifiques de découvrir la structure de l'écoulement. Les ions de fer, en bleu, tracent les endroits où se trouvent les gaz chauds. L'hydrogène moléculaire, en rouge, est très froid et dense, et image à la fois le gaz ejecté et le disque de matière alimentant le trou noir. Le noyau brillant et actif lui-même a été supprimé de ces images pour mieux montrer la structure du gaz environnant.


En utilisant NIRSpec, les scientifiques ont obtenu des informations sans précédent sur le trou noir et de sa dynamique. L'étude de ces galaxies relativement proches aide les scientifiques à mieux comprendre l'évolution des galaxies dans l'univers beaucoup plus lointain.


NIRSpec a été construit pour l'Agence spatiale européenne (ESA) par un consortium de sociétés européennes dirigé par Airbus Defence and Space (ADS) avec le Goddard Space Flight Center de la NASA fournissant ses sous-systèmes de détection et de micro-obturateur.


Pour une gamme complète des premières images et spectres de Webb, y compris des fichiers téléchargeables, veuillez visiter : https://esawebb.org/initiatives/webbs-first-images/


Le crédit: NASA, ESA, ASC et STScI


weic2208c.jpg


weic2208e.jpg


Les scientifiques utilisant le télescope spatial NASA/ESA/CSA James Webb ont étudié en détail le noyau galactique actif avec le spectromètre à moyenne résolution (MRS), qui fait partie de l'instrument à infrarouge moyen ( MIRI ). Le spectromètre comporte des unités de champ intégrales (IFU) - une combinaison d'une caméra et d'un spectrographe . 
À l'aide des IFU, les scientifiques peuvent mesurer les structures spatiales, déterminer la vitesse de ces structures et obtenir une gamme complète de données spectrales. 


Le MRS de MIRI a  pu mesurer l'émission lumineuse du gaz chaud ionisé par les vents puissants et le rayonnement du trou noir. L'instrument a vu le gaz près du trou noir supermassif dans des longueurs d'onde jamais étudiées auparavant avec autant de détails, et il a pu déterminer sa vitesse.


Certaines de ces principales caractéristiques d'émission sont illustrées dans cette image. Dans chaque cas, les régions de couleur bleue indiquent un mouvement vers l'observateur et les régions de couleur orange représentent un mouvement s'en éloignant. Les lignes d'argon et de néon proviennent de points chauds de gaz surchauffé hautement ionisés par le puissant rayonnement et les vents du trou noir supermassif. La ligne d'hydrogène moléculaire provient d'un gaz dense plus froid dans les régions centrales de la galaxie. Les vitesses sont mesurées par des décalages dans les longueurs d'onde d'une caractéristique de ligne d'émission donnée.
 

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Déjà tant d'encre et de messages déversés pour quelques images et un spectre. A chaque fois quelqu'un remarque un petit détail en plus, et à chaque fois ça on dirait de la science fiction tellement c'est incroyable. ça promet !!!!

 

Rien qu'en lisant la page wiki du télescope Hubble, je me rends compte à quel point il y a eu des problème après son lancement et sans les interventions  des astronautes il n'y aurait jamais eu de HST en fait... Peut être qu'on comprend mieux  dès lors le cout exorbitant du JWST, pour lequel on ne pouvait pas tolérer la moindre défaillance, pour une machine bien plus complexe...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hubble_(télescope_spatial)

 

 

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https://esawebb.org/images/weic2209e/


Un spectre obtenu par le JWST informe sur  la composition d'une Galaxie (spectre d'émission NIRSpec)


weic2209e.jpg


Cette galaxie a émis sa lumière il y a 13,1 milliards d'années.


Ce spectre a été capturé par le réseau de micro-obturateurs du Webb, qui fait partie de son spectrographe proche infrarouge (NIRSpec). Cet instrument est si sensible qu'il peut observer la lumière de galaxies individuelles qui existaient au tout début de l'univers. Cela se révélera révolutionnaire pour la recherche. Les capacités du Webb ont permis aux scientifiques d'observer pour la première fois des spectres de galaxies aussi éloignées.


Lorsque les chercheurs dispersent la lumière d'une galaxie individuelle dans un spectre, comme dans le graphique ci-dessus, ils peuvent en apprendre davantage sur la composition chimique, la température et la densité du gaz ionisé de la galaxie. Par exemple, le spectre de cette galaxie révélera les propriétés de son gaz, ce qui indiquera comment ses étoiles se forment et la quantité de poussière qu' il contient. Ces données sont captivantes  et n'ont jamais été détectées aussi loin avec cette qualité.


Alors que les astronomes commencent à analyser les données du Webb, nous en apprendrons énormément sur les galaxies qui ont existé tout au long de l'histoire de l'Univers et, en quoi elles pourraient différer des galaxies spirales et elliptiques dans nos environs intergalactiques.


Les spectres du Webb permettent des analyses des galaxies de l'Univers primitif (spectres d'émission NIRSpec MSA)


weic2209d.jpg


Le télescope spatial NASA/ESA/CSA James Webb a encore un autre instrument de découverte à bord, son réseau de micro-obturateurs du spectrographe proche infrarouge (NIRSpec). Cet instrument possède plus de 248 000 minuscules portes qui peuvent être ouvertes individuellement pour recueillir simultanément les spectres d'environ 150 objets individuels.


Sur les milliers de galaxies lointaines derrière l'amas de galaxies SMACS 0723, NIRpec en a observé 48 individuellement et simultanément dans un champ qui a approximativement la taille d'un grain de sable tenu à bout de bras. Une analyse rapide a immédiatement montré que plusieurs de ces galaxies ont été observées telles qu'elles existaient à des périodes très anciennes de l'histoire de l'univers, dont l'âge est estimé à 13,8 milliards d'années.


Recherche de la même caractéristique mise en évidence dans chaque spectre. Trois lignes apparaissent dans le même ordre à chaque fois, une ligne d'hydrogène suivie de deux lignes d'oxygène ionisé. L'endroit où cette signature apparait dans chaque spectre indique aux chercheurs le décalage vers le rouge des galaxies individuelles, révélant depuis combien de temps leur lumière a été émise.


La lumière de la galaxie la plus éloignée dans cette image a parcouru 13,1 milliards d'années avant que les miroirs du Webb ne la capturent. Ces observations indiquent pour la première fois que ces raies d'émission particulières ont été vues à des distances aussi immenses, et ce ne sont que les premières observations du Webb. Il pourrait y avoir des galaxies encore plus éloignées dans cette image !


Dans ces spectres,  le Webb nous a également montré pour la première fois la composition chimique des galaxies au tout début de l'univers. Cela a été rendu possible par la position du télescope dans l'espace, loin de l'atmosphère terrestre, qui filtre une partie de la lumière infrarouge, et sa spécialisation dans la collecte de lumière proche infrarouge à haute résolution.
Et comme des spectres similaires de galaxies à des distances plus proches ont longtemps été étudiés par d'autres observatoires spatiaux et terrestres, les astronomes en savent déjà beaucoup sur les propriétés des galaxies proches. Désormais, les astronomes pourront étudier et comparer les spectres du Webb pour déterminer comment les galaxies ont évolué au cours de milliards d'années, depuis l'origine.


Grâce aux données du Webb, les chercheurs peuvent désormais mesurer la distance, la température, la densité de gaz et la composition chimique de chaque galaxie. Nous en apprendrons incroyablement sur les galaxies qui ont existé tout au long des temps cosmique !
 

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Grande excitation dans la communauté, une énorme masse de données acquises par Webb depuis le début de la mise au point des instruments est maintenant en accès libre !!

 

"...Près de 7 To de données disponibles pour vous tous à récupérer dans le cloud à partir de #JWST Commissioning ! Celles-ci sont identifiées par les équipes comme pouvant être utiles, mais rappelez-vous qu'il s'agit de données de CALIBRATION, et non de données scientifiques. Lisez la documentation !..."

 

 

 

https://blogs.nasa.gov/webb/2022/07/14/webb-images-of-jupiter-and-more-now-available-in-commissioning-data/


Les images Webb de Jupiter et plus encore sont maintenant disponibles dans les données de mise en service

 

Dans la foulée de la publication mardi des premières images du télescope spatial James Webb de la NASA, les données de la période de mise en service du télescope sont maintenant disponibles sur les archives Mikulski pour les télescopes spatiaux du Space Telescope Science Institute. Les données comprennent des images de Jupiter et des images et spectres de plusieurs astéroïdes, capturés pour tester les instruments du télescope avant le début officiel des opérations scientifiques le 12 juillet. Les données démontrent que Webb suit les cibles du système solaire et produit des images et des spectres avec des détails sans précédent.


(...)


« Je ne pouvais pas croire que nous voyions tout si clairement, et à quel point ils étaient brillants », a déclaré Stefanie Milam, scientifique adjointe du projet Webb pour la science planétaire basé au Goddard Space Flight Center de la NASA à Greenbelt, Maryland. « C’est vraiment excitant de penser à la capacité et à l’opportunité que nous avons d’observer ce genre d’objets dans notre système solaire. »

Les scientifiques étaient particulièrement impatients de voir ces images car elles sont la preuve que Webb peut observer les satellites et les anneaux près d’objets brillants du système solaire tels que Jupiter, Saturne et Mars. Les scientifiques utiliseront Webb pour explorer la question alléchante de savoir si nous pouvons voir des panaches de matière jaillir de lunes comme Europe et la lune de Saturne, Encelade. Webb peut être en mesure de voir les signatures des panaches déposant de la matière à la surface sur Europe. « Je pense que c’est l’une des choses les plus cool que nous pourrons faire avec ce télescope dans le système solaire », a déclaré Milam.
De plus, Webb a facilement capturé certains des anneaux de Jupiter, qui se distinguent particulièrement dans l’image du filtre à longue longueur d’onde NIRcam. Que les anneaux soient apparus dans l’une des premières images du système solaire de Webb est « absolument étonnant et étonnant », a déclaré Milam.

« Les images de Jupiter dans les filtres à bande étroite ont été conçues pour fournir de belles images de l’ensemble du disque de la planète, mais la richesse d’informations supplémentaires sur des objets très faibles (Métis, Thèbe, l’anneau principal, les brumes) dans ces images avec des expositions d’environ une minute était absolument une très agréable surprise », a déclaré John Stansberry, scientifique de l’observatoire et responsable de la mise en service NIRCam au Space Telescope Science Institute.
Webb a également obtenu ces images de Jupiter et d’Europe se déplaçant à travers le champ de vision du télescope dans trois observations distinctes. Ce test a démontré la capacité de l’observatoire à trouver et à suivre les étoiles guides à proximité de la brillante Jupiter.
Mais à quelle vitesse un objet peut-il se déplacer et être suivi par Webb ? C’était une question importante pour les scientifiques qui étudient les astéroïdes et les comètes. Lors de la mise en service, Webb a utilisé un astéroïde appelé 6481 Tenzing, situé dans la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter, pour commencer les tests de « limite de vitesse » de suivi de cible mobile.

Webb a été conçu avec l’exigence de suivre les objets qui se déplacent aussi vite que Mars, qui a une vitesse maximale de 30 milliarcsecondes par seconde. Au cours de la mise en service, l’équipe Webb a effectué des observations de divers astéroïdes, qui sont tous apparus comme un point parce qu’ils étaient tous petits. L’équipe a prouvé que Webb obtiendra toujours des données précieuses avec tous les instruments scientifiques pour les objets se déplaçant jusqu’à 67 milliarcsecondes par seconde, ce qui est plus de deux fois la ligne de base attendue – similaire à la photographie d’une tortue rampant lorsque vous vous tenez à un kilomètre de distance. « Tout a fonctionné brillamment », a déclaré Milam.

 

–Elizabeth Landau, siège de la NASA

Edited by jackbauer 2
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Qui veut des nouvelles images ? :)

 

 

 

FXp7J6pVEAAimjx.jpg

FXp7b4cUcAE_Kyj.jpg

FXp8cA6UYAMO-am.jpg

Edited by jackbauer 2
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Il y a 10 heures, jackbauer 2 a dit :

Qui veut des nouvelles images ? 

 

Ce sont des images de calibration, n'est-ce pas ? Parce qu'elles ne soutiennent pas la comparaison avec celles du HST.

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13 hours ago, Pepit0 said:

Peut être qu'on comprend mieux  dès lors le cout exorbitant du JWST

On ne rappellera jamais assez que cet incroyable performance a un coût incroyablement élevé. A la louche un JWST est équivalent à 8 à 10 ELT, de la même manière qu'un Hubble coûte 8-10 VLT (4x8m).

 

Moi ce qui me fascine aussi c'est que lorsqu'on regarde l'instrumentation, les systèmes embarqués, le télescope, son opto-mecanique, c'est que la complexité du télescope en lui même est bien moindre qu'un grand télescope au sol mais que son prix est bien plus important.

C'est mon impression (de connaisseur) dans tous les cas.

Et bien sur je n'affirme pas là que le Webb ne vaut pas le coût, qu'il n'est pas complexe etc... C'est juste que le prix d'une telle performance vient surtout du fait qu'on envoie un machin dans l'espace pour une longue période, qui doit fonctionner sans intervention et sans réparation.

 

On peut se demander combien un télescope de la complexité de Webb coûterait s'il devait fonctionner sur terre: probablement 100-200 million d'Euro max. Ça c'est aussi fascinant.

 

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il y a 8 minutes, Bingocrepuscule a dit :

On peut se demander combien un télescope de la complexité de Webb coûterait s'il devait fonctionner sur terre: probablement 100-200 million d'Euro max. Ça c'est aussi fascinant.

 

Ben on le sait, non ? Les télescopes de type "Keck" de 10 mètres à 36 miroirs, coûtent, à la louche, entre 300 ou 400 millions, non ?

 

Mais ton post fait réfléchir, en effet : vaut-il mieux un JWST dans l'espace ou cinq ELT sur Terre ?

 

Perso, j'aurais pris les ELT, leur rendement scientifique serait probablement 100 fois meilleur...

 

 

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