jean dijon

Nouveau telescope "APO Killer" concept

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Il y a 1 heure, lyl a dit :

A l'époque de l'argentique, la photo c'était plus pour immortaliser vu le pb de diffusion dans la gélatine elle-même.

et donc la limite citée des instruments ci-dessus n'est plus d'actualité. Avec la CCD/CMOS la barre serait montée vers 500mm comme diamètre maximal. Au-delà , la vocation c'est CP principalement. On peut être d'accord la dessus?

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Non, la limite a été définie en visuel pour la moyenne des nuits en France dans les années 60-70. Le r0 courant est de 10cm avec des bons jours à 22cm.

Sur des sites exceptionnels on peut monter plus haut. (genre Pic du Midi, Causses, St Michel de Provence ...)

 

Chez moi derrière Grenoble, je dépasse 15cm souvent quand je vise la zone de montagne vers le Sud-Est.

----------------------

Note : vu que j'ai 15 cm en diamètre maximal : je peux pas dire si j'atteins au-dessus. Mais Jean Dijon me disait ce week-end qu'il fait de l'équivalent à du 300mm en Namibie avec son 500 de l'autre côté de Grenoble. (photo CCD/CMOS à l'appui). Le Sud chez lui c'est aussi la montagne.

Edited by lyl
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Bonjour,

 

Il y a 4 heures, STF8LZOS6 a dit :

Avec la CCD/CMOS la barre serait montée vers 500mm comme diamètre maximal. Au-delà , la vocation c'est CP principalement. On peut être d'accord la dessus?

j'avoue que je ne comprends pas trop les discussions sur le diametre maximal pour moi cela n'a pas grand sens Christopher Go dit " the bigger the aperture, the higher the resolution" je pense que cela reste vrais meme au dela de 500mm aprés on rajoute soit un critere économique soit un critere du style je veux que mon telescope fournisse sa résolution théorique le plus souvent possible.

Pour la haute résolution ce qui gouverne avant tout c'est la qualité du site et la qualité optique du télescope.

Aujourd'hui on veut des telescopes transportables d'ou des Dobson à faible F/D pour les gros diametres il en résulte que ce sont des newtons court donc avec une coma importante et des optiques trés peux tolérantes sur la collimation, difficiles à faires et avec une obstruction non négligeable. Ce ne sont pas des telescopes pour faire de la HR.

L'etalement de l'image w s'ecrit [R.Racine ]    w^5/3=wn^5/3 secZ +wopt^5/3+ alpha^5/3 DT^2

ou wn est l'etalement du au seeing wopt est l'etalement du à la qualité optique  alpha est l'etalement du a l'ecart de temperature du miroir on a interet a minimiser les deux derniers  pour obtenir le meilleur résultat pour un seeing donné.

D'ou ma proposition hors standard ce post d'un télescope optimisé planétaire. Aprés c'est le site qui gouverne et ce que disait Dragesco reste valable 400 ou 500mm chez soi c'est un peu un maximum par contre les meilleurs images amateur ont bien été réalisées avec des 1m au  Pic au  Chili... meme par Dragesco

Les meilleurs sites sont tropicaux (voir les images de D Parker (floride) , I Miyazaki (okinawa),  A Wesley (australie), C. Go ( Philippine), D. Peach (Barbade)...)  en France en plaine il faut attendre le moment miraculeux

 

Il y a 3 heures, lyl a dit :

Note : vu que j'ai 15 cm en diamètre maximal : je peux pas dire si j'atteins au-dessus. Mais Jean Dijon me disait ce week-end qu'il fait de l'équivalent à du 300mm en Namibie avec son 500 de l'autre côté de Grenoble. (photo CCD/CMOS à l'appui). Le Sud chez lui c'est aussi la montagne

 

Bonjour Myriam,

dans mon cas entre la Namibie et mon jardin il s'agit de ciel profond pas de haute résolution.

 

jean

 

 

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il y a 16 minutes, STF8LZOS6 a dit :

On y voit plus clair avec ta dernière réponse, Jean. Si je devais faire un choix, ce serait Maksutov Cassegrain 275mm F/D 14 à L/8 en poste fixe.

La monture serait différente, mais ce n'est pas à moi d'en parler.

il y a 16 minutes, STF8LZOS6 a dit :

Je pense que c'est connu, mais je remets, même si moi-même je découvre:

http://www.astrosurf.com/cavadore/optique/turbulence/

La flemmarde que je suis avec mes 150-300 images sur les posts lunaires avec le 152 parfaitement justifié : je n'ai jeté que de 40 à 70% pour la meilleure compilation.

Edited by lyl

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il y a 12 minutes, lyl a dit :

La flemmarde que je suis avec mes 150-300 images

Je suis monté à 3000 images, et rejet 80% pour la compilation lors de mes dernières images pour 150mm de diamètre (F/D16). Je n'aurai du en rejeter que 50% selon la courbe AS3!. J'ai aussi fait 5000 et 10000 images mais c’était trop pour le PC i3, et finalement complètement inutile car le seing était bon. Comme quoi, on fait n’importe quoi quand on ne maitrise pas son sujet.

 

PS: Tu devrais en mettre un peu plus quand même.

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Le 14/10/2019 à 17:49, jean dijon a dit :

L'etalement de l'image w s'ecrit [R.Racine ]    w^5/3=wn^5/3 secZ +wopt^5/3+ alpha^5/3 DT^2

 

Ca m'intéresse, je connaissais le premier facteur (le seeing) mais ne faudrait-il pas plutôt mettre un w^-5/3 à gauche ?

http://albedo38.free.fr/uploads/Exposes/turbulence_et_seeing-part3-JLMainardi.pdf

Edited by jgricourt
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Bonjour,

 

Il y a 14 heures, jgricourt a dit :

Ca m'intéresse, je connaissais le premier facteur (le seeing) mais ne faudrait-il pas plutôt mettre un w^-5/3 à gauche ?

Non

c'est comme la somme quadratique des ecarts types sigma^2=sigma1^2+sigma2^2+...

la puissance 5/3 pas trés loin de 6/3=2, provient des théories moderne de la turbulence.

Le dernier terme provient de l'écart de température entre le miroir primaire et l'exterieur. Si cet ecart est negatif (miroir plus froid) il n'a pratiquement pas d'impact contrairement au cas positif d'ou le refroidissement du primaire dans la journée dans le cas des grands telescopes modernes.

 

jean

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Il y a 1 heure, jean dijon a dit :

Le dernier terme provient de l'écart de température entre le miroir primaire et l'exterieur. Si cet ecart est negatif (miroir plus froid) il n'a pratiquement pas d'impact contrairement au cas positif d'ou le refroidissement du primaire dans la journée dans le cas des grands telescopes modernes.

Merci Jean. A partir de quelle taille de miroir est-il utile de vérifier le delta T°C entre le miroir et l’extérieur/intérieur du tube. Je penses que sa masse joue bien sûr, mais à la louche? Pour 200mm et un tube fermé, je pense qu'il faudrait déjà le faire car ce n'est pas toujours simple de voir d'où vient la turbulence, même si dans le mak fermé je la vois parfois comme onde ascendante qui part du bord supérieur du miroir.

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bonjour,

 

Il y a 22 heures, STF8LZOS6 a dit :

Merci Jean. A partir de quelle taille de miroir est-il utile de vérifier le delta T°C entre le miroir et l’extérieur/intérieur du tube. Je penses que sa masse joue bien sûr, mais à la louche? Pour 200mm et un tube fermé, je pense qu'il faudrait déjà le faire car ce n'est pas toujours simple de voir d'où vient la turbulence, même si dans le mak fermé je la vois parfois comme onde ascendante qui part du bord supérieur du miroir.

 

je ne sais pas s'il y a une taille minimum, comme tu le dit avec un petit miroir la mise en temperature sera plus rapide c'est tout, Il faut ventiller le miroir tangentiellement à la surface avec des ventillateurs latéraux pour chasser la couche turbulente à la surface du miroir . Ce n'est pas trés facile à mettre en oeuvre sur un telescope du commerce. C'est ce que je prevois sur mon futur tube et c'est ce que j'ai sur mon télescope actuellement. Une fois en temperature je voudrais savoir si on peut se passer des ventilateurs avec un tube fermé ou non.

 

jean

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Il y a 23 heures, STF8LZOS6 a dit :

même si dans le mak fermé je la vois parfois comme onde ascendante qui part du bord supérieur du miroir.

 

A mon avis, c'est plutôt comme sur un SC ; c'est le baffle qui joue le rôle de goutte "froide" à l'intérieur du tube et cela a pour effet de perturber l'équilibre thermique dans le tube. C'est sans doute pour cela que tu ne vois la perturbation que sur un rayon (et pas un diamètre).

Je me suis toujours étonné que les fabricants n'aient jamais pensé à rompre ce pont thermique, car finalement l'instrument se refroidit par son tube (en alu préférablement, car en carbone c'est pas terrible), par la lame et par son barillet. Le pire étant la lame bien sur, pour le reste cela reste assez discret. Par contre cet épanchement au milieu du tube c'est la plaie.

 

Marc

 

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Je n'y avait pas pensé . Le bafle dans mon mak est en metal et sert de guide au miroir pour la mise au point grossière.  Le faire en carbone serait bien mais il ne pourrait plus servir de guide.

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Non, il faut faire 2 pièces et que le barillet ne soit pas en contact direct avec le baffle. Alors que souvent, c'est une unique pièce de fonderie pas du tout terrible pour le transfert thermique.

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    • By Gabm12
      Salut à tous.
      Suite à mon poste sur M42 à la ASI224 et vue le mauvais temps.
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      A première vue, je trouve le résultat pas trop mauvais, mais j'aimerai bien avoir votre point de vue ou même peut être lancer un comparatif ou chacun posterai ces résultats

      test réalisé sur un 200/1000 Skywatcher avec une asi224mc avec une étoile articiel (fait maison donc pas de Dimensions) placée à 20 mètres  
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      Bonjour, 
      j’ai depuis maintenant 1 an un skywatcher 150/1200 f8 dont je suis extrêmement satisfait pour le prix. Cependant d’ici quelques mois j’aimerais changer de matériel et passer sur du plus gros. (Je souhaite rester chez skywatcher) 
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      le 254/ 1200: 735€
      - f:4,7  
      - pouvoir collecteur de lumière: 1317 
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      - grossissement utile: 508
       
      le 305/1500: 1185€
      - f4,9 
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      - magnitude Max: 14,2 
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    • By Haltea
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      2) un epsilon 130 edTakahashi a f/d 3 et toujours en poses relativement courtes,  pour le grand champs.
      J'ai vu sur le forum des utilisateurs de ce tube qui sortent de très belles images.
      Je pense qu'il n y a aucun doute sur la qualité optique et mécanique mais j'ai lu des articles sur cloudy night qui parlent de difficultés avec la collimation (critique à f/d 3) qui tiendrait difficilement,  alors que sur les forum français on parle  d'une collimation relativement aisée (même si elle doit être très soignée) et tenant très bien, certains indiquant que de ce point de vue,  l'epsilon est un vrai tank, qu'en pensez vous?
       
      Ces tubes iraient sur mon azeq6, avec une 385mc pour le planetaire et les petites cibles, que je completerai avec une 533mc (qui correspond pile au champs corrigé du night owl) , ou par une 294 MC (et donc rognage avec le c11 mais plus grand champs avec l'epsilon). Tout ça sous un ciel de campagne , pondéré par 2 ou 3 lampadaires du village.
       
    • By Meade45
      Bonjour à toutes et tous en ce beau premier dimanche pluvieux de Décembre !
          Etant l'heureux détenteur d'un C8 Edge tant attendu et acquis via une  PA, je me pose des questions sur la manière d'organiser le train optique.
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      Mais le visuel m'interpelle. De mémoire, le tirage optimal de ce tube passe à 140 mm . Exit le réducteur, et posons un porte-oculaires Crayford avec tirage : 100mm minimum et une course de focalisation de 30mm. Soit ! il reste  40 mm, un PO 2" devrait passer...
      La question maintenant qui va déterminer si l'usage d'un PO Crayford est possible sans sortir du foyer:
      En  cas d'ajout d'une barlow 2X, que devient le tirage? est-il modifié?  la barlow est-elle transparente dans l'ensemble du train optique ou bien est-ce carrément pas possible?
      Il est vrai que rien n'est dit sur les barlow concernant leur positionnement.
      La question peut sembler béotienne mais un proverbe chinois dit  « Celui qui pose une question risque  d’avoir l’air bête 5 mn, celui qui ne la pose pas, le restera  toute sa vie »."
      Merci pour vos retours d'expérience..
      Cordialement
      Guy
    • By BobSaintClar
      Après la merveilleuse nuit de la star-party d'Aichi du WE dernier, j'avais quelques appréhensions à l'idée d'employer mes jumelles géantes sous le ciel médiocre de ma campagne urbanisée. C'est donc avec un enthousiasme modéré, surtout motivé par l'idée de réaliser un comparatif (c'est excitant), que j'ai installé tranquillement mon engin dans le jardin ce Samedi.
       
      Le ciel a été dégagé toute la journée et ce soir, il affiche un bleu profond qui promet une transparence nocturne correcte et peut-être, un halo de pollution relativement contenu. Une heure plus tard, lorsque la nuit astronomique est bien installée, je dois déchanter : le fond de ciel est crémeux jusqu'au zénith. Il n'a pas la "qualité hivernale" attendue : pas de voie lactée, alors que le Cygne est encore assez haut. A l’œil nu, je ne vois pas le double amas de Persée. Je cherche les Pléiades et quand je les trouve, on ne peut pas dire qu'elles me sautent aux yeux ! Si l'équipement n'était pas déjà prêt, franchement, je ne le sortirais pas. Mais bon, après tout, la séance sera instructive : voir quelque chose de sympathique, dans ces conditions, serait une excellente nouvelle ! Je m'attends au pire, qu'est-ce que je risque ?
       
      Je m'installe, c'est parti ! J'équipe les jumelles de leurs filtres Fujinon et commence par le Cygne, avant qu'il ne s'esquive. Ayant bien en tête la récente et superbe observation menée sur North America, je navigue autour de Deneb. Le fond de ciel est atténué par les filtres, mais... les nébuleuses sont invisibles. C'est une blague ? Qu'elles soient ténues ou moches, passe encore, mais rien ? Je prends mon temps, peine perdue. Oh purée, ça commence mal !
       
      Douché, je pars vers les Dentelles. Même constat : je ne les vois pas. Au contact de l'étoile brillante de l'arc le plus fin, je note une vague excroissance... et encore, j'ai un doute ! L'arc le plus étendu, celui qui m'évoquait une grande plume festonnée quelques jours plus tôt, est noyé dans la fadeur ambiante. Cette misère !
       
      Poursuivons le jeu de massacre. Je retire les filtres et retourne l'instrument vers le sud-est, direction les Pléiades. Je les trouve, c'est déjà ça ! La réalité n'a pas grand-chose à voir avec mon souvenir : il n'y a pas de luminosité globale tranchée, qui distingue l'amas de son environnement plus sombre. Ce n'est qu'une collection d'étoiles individuellement lumineuses, pas vraiment un objet en soi. Plus grave : il n'y a pas de gaz ! Même en vision indirecte, il n'y a strictement rien à voir aux alentours de Merope (les autres, n'en parlons pas). Dans le quadrilatère, je compte neuf étoiles (14 en montagne), mais peu importe : ce n'est pas moche, c'est pire que ça... c'est triste.
       
      Je pointe le double amas de Persée : finalement, c'est l'objet le moins décevant du moment. Il perd beaucoup en contraste et donc, en beauté, mais la foultitude d'étoiles - même moins serrées - détourne l'attention du fond de ciel blafard. Les couleurs sont perceptibles mais l'effet 3D est très atténué, au détriment du plaisir d'observation.
       
      Puisque je traîne dans le coin, allons voir Andromède. Elle est très haute, c'est plutôt bon signe, la voil... doux Jésus ! Ce n'est qu'une tache asymétrique, un nuage pâle sans forme ni structure qui se perd dans le fond de ciel ! M110 est loin (!) et misérable... quant à M32, je la cherche encore...
       
      Il est 20h30, je décide de rentrer au chaud (température extérieure 2°) et de m'occuper une paire d'heures, le temps qu'Orion émerge de la vase. Ce serait dommage de ne pas conclure sur l'albatros (je n'ai pas pointé la Rosette, vous ne m'en voudrez pas)...
       
      A 23h, je ressors. Le ciel s'est amélioré : plus sombre, avec une zone zénithale presque propre. Du coup, je revisite les Pléiades, maintenant à ma verticale : c'est mieux ! La patate globale de l'amas est perceptible (mais sans plus), la nébulosité près de Merope est devinée en vision indirecte. Je compte désormais 11 étoiles dans le quadrilatère principal. Si je n'avais pas récemment vu le même amas sous un ciel de rêve, j'aurais trouvé l'image jolie...
       
      Je remets les filtres et vise enfin M42, la reine des nuits d'hiver. Houuu là là, elle a pris cher, Sa Majesté ! Au sud-sud est, elle est assez haute - 10° de plus qu'en France métropolitaine - mais ne s'extraie pas du halo lumineux de l'agglomération tokyoïte et de ses extensions ferroviaires : elle étend peu ses ailes, sa tête d'oiseau n'est vue qu'en vision indirecte, aucune boucle ne vient la refermer, "l'homme qui court" est à la limite de la perception... ça craint ! Autour du trapèze, les nodosités complexes du cœur se laissent voir, quand même. Avec les filtres, la nébuleuse s'étend un peu plus mais paradoxalement, je perds en détails dans la partie centrale ; au final, c'est décevant ! Quand je repense au même objet, vu d'Aichi...
       
      Je ne reste dehors qu'une grosse demi-heure : le ciel ne s'améliorera plus et j'ai vu ce que je voulais voir (ou pas). La rosée de début de nuit se change progressivement en givre... Il est temps de venir témoigner, ici même
       
      Le bilan est déprimant, mais je tire quelques enseignements de cette demi-nuit d'observation :
       
      - Ma monture me donne satisfaction : je l'ai améliorée en dotant l'axe de la bascule d'un frein. La visée est confortable, surtout au-delà de 60° d'élévation.
      - Avec mon instrument, sous un ciel médiocre à moyen, les amas ouverts sont la cible à privilégier. Les galaxies, on oublie (cette M31 de cauchemar...) et les nébuleuses gazeuses, on les filtre à bande étroite : mes Fujinon à bande large, ça va bien sous un bon ciel... sinon, ils sont trop permissifs.
      - En-dessous de 70-75° d'élévation, la pollution lumineuse ruine tout !
       
      Sur ce, bonne nuit !
       
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